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Communiqué de presse du 19 Décembre 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Secrétariat Politique du RTA-S (SP) s’est réuni en sa séance hebdomadaire le 17 décembre 2016 à son siège pour examiner, entre autres questions, la situation interne du parti et la situation politique nationale et internationale.

I- Concernant la situation nationale

Le Secrétariat Politique a suivi le lancement des travaux du Train Express Régional (TER), et pense que ce projet contribuera à l’amélioration de la mobilité dans Dakar et sa banlieue. En outre, selon les statistiques fournies, il créera une dizaine des milliers d’emplois nouveaux et procurera à de nombreuses familles des points de commerce avec la construction de 14 gares sur le parcours Dakar-AIBD. Le SEP du Rta-S salue un tel projet, félicite le Président de la République pour sa vision et l’encourage à aller résolument vers la renaissance du chemin de fer dans ses lignes Dakar-St-Louis et Dakar-Bamako, selon les standards internationaux, tel qu’il l’a indiqué, afin de ressusciter les gares qui jalonnaient ces lignes pour que revivent les villes-gares que l’arrêt du trafic ferroviaire avait condamné durant des décennies à la désolation totale.

C’est l’occasion pour le SP de revenir sur l’ouverture du tronçon de l’autoroute à péage DiamniadioAéroport de Diass et la baisse du tarif initial pour féliciter l’État et l’inviter à renégocier les tarifs avec SENAC, au regard de leur caractère encore exorbitant : 6000 Fcfa pour le voyage aller-Retour (Diamniadio-Sindia).

II- S’agissant de la situation internationale

A propos de la Gambie,

Le Secrétariat Politique a appris avec stupeur et désolation le revirement du Président Yahya Jammeh qui, après avoir accepté le verdict des urnes et félicité son adversaire Adama Barrow, est revenu sur sa position pour rejeter les résultats. L’histoire retiendra cette volte face qui nous révèle encore une facette de ce personnage qui nous habitué à ses frasques. Mais il faut saluer la condamnation presque unanime de la communauté internationale qui a dénoncé cette tentative de coup de force qui risque d’avoir des conséquences désastreuses sur la stabilité politique de la Gambie. Le Secrétariat Politique recommande la négociation mais dans la fermeté avec le Président Jammeh pour sortir la Gambie de cette impasse, cette situation qui, faut-il le souligner, constitue aussi une menace pour notre pays. Il souhaite que la CEDEAO puisse trouver un accord pour une transmission pacifique du pouvoir au Président élu, A.Barrow et l’instauration d’une paix durable dans ce pays frère.

A propos de Castro

Le Secrétariat Politique s’incline devant la mémoire du leader Maximo Fidel Castro décédé le 25 novembre dernier après une longue maladie. Il exprime ses condoléances attristées au peuple de Cuba et à tous peuples épris de liberté, de justice et de paix. Car, Fidel a été un éminent combattant pour la cause des opprimés de son pays, de l’Amérique latine et du Monde. Les peuples d‘Afrique n’oublieront jamais la contribution inestimable du peuple cubain sous la direction de F.Castro pour sa libération du colonialisme et de l’apartheid. Le Rta-S s’associe à l’hommage que le peuple cubain lui a rendu.

 

Réew dañ koy Péncoo, Ken du ko pàccoo !

Fait à Dakar, le 19 décembre 2016                                                                                    Le Secrétariat Politique

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Communiqué RTAS 26 MARS 2012

Le Secrétariat Politique du Rta-S/Péncoo Réew s’est réuni en sa session hebdomadaire le 26 mars 2013 pour examiner entre autres questions la situation nationale.

  • Sur les élections locales de 2014

Les élections locales constituent aujourd’hui un point de focalisation dans l’espace politique suscitant toutes sortes de passions particulièrement au niveau de la coalition BBY que dans tout l’espace politique. A tel point que beaucoup d’observateurs prédisent l’éclatement de la coalition Présidentielle.

Pour le Rta-S/Péncoo Réew la question des collectivités locales est l’affaire des populations dans chaque localité pour une gestion démocratique du développement de celle-ci. Ainsi les élections locales devraient être considérées pour ce qu’elles sont réellement et la confection des listes dans le cadre des alliances ne doit obéir qu’à la logique d’une démocratie participative mobilisant et responsabilisant les populations de la localité considérée.

Il doit donc être hors de question pour les partis de la coalition BBY d’en faire un enjeu national, une question de vie ou de mort pour chaque partie prenante de la coalition. Pour le Rta-S/Péncoo Réew, les positions partisanes étroites doivent céder le pas aux intérêts et à la volonté des populations concernées à qui revient la liberté de porter à la tête de leur collectivité l’homme ou la femme de leur choix quelle que soit leur affiliation politique.

Dans cet ordre d’idée, le sens des responsabilités voudrait que l’on préserve l’unité de la coalition BBY afin qu’elle puisse s’occuper de manière satisfaisante des questions fondamentales d’envergure nationale dont la prise en charge nécessite la mobilisation optimale et unitaire de toutes les forces politiques et sociales de progrès dans tous les secteurs.

Par rapport à l’idée de report des élections locales brandie ici ou là, le Secrétariat Politique exprime son opposition à cette proposition. Il estime qu’on ne peut pas prétexter des difficultés qu’aurait telle ou telle coalition pour justifier d’un report des élections. Cela serait un reniement de tous les engagements antérieurs forgés dans le combat acharné contre le régime de Wade pour le respect du calendrier républicain. Pour le Rta-S/Péncoo Réew, la rupture politique appelée de tous ses vœux par le peuple doit commencer par le respect du calendrier électoral.

Sur un autre registre, le Secrétariat Politique estime aussi que l’élection des Maires, Présidents de Conseils ruraux ou régionaux au suffrage universel direct est beaucoup plus démocratique. Car, il est plus conforme au principe de transparence que les populations sachent dès le départ qui sera leur Maire, Président de Conseil rural ou régional et qu’elles lui accordent leurs suffrages en toute connaissance de cause. C’est dans cette mesure qu’on pourrait réellement parler d’expression libre de la volonté populaire.

Une telle option, en cohérence avec la recommandation des Assises Nationales dans ce domaine précis, serait à même d’éviter les combinaisons politiciennes et la corruption au sein des élus locaux pour élire le Maire, le Président du Conseil rural ou régional, sur le dos des électeurs, en violation de la volonté de ceux-ci.

Dans une telle perspective, le Secrétariat Politique considère qu’il faudrait, procéder à la révision du code des collectivités locales afin de mieux responsabiliser les membres des bureaux des collectivités locales en rééquilibrant les pouvoirs en leur sein de sorte que les décisions soient collégiales et ne soient pas laissées à la discrétion exclusive du Maire ou du Président du Conseil rural ou régional.

  • Sur la situation de l’école publique

Le Secrétariat Politique se désole de la situation qui prévaut dans le monde scolaire pris dans la spirale d’une instabilité chronique, avec les grèves répétées qui risquent à terme d’installer le système éducatif dans une impasse irréversible.

Le Secrétariat Politique estime inadmissible que des enseignants puissent encore aller en grève du fait du non paiement de leurs salaires ou indemnités et appelle le gouvernement à prendre les mesures d’ordre structurel nécessaires pour mettre fin à de pareilles situations.

Il en est de même pour la situation des bacheliers obligés d’attendre jusqu’au mois de février ou mars pour être orientés et des étudiants dont les résultats des examens sont proclamés plus de 04 mois après le début de l’année académique.

Devant une telle situation, des plus sombres pour l’école sénégalaise, constitutive pour l’essentiel du lourd héritage légué par le régime défunt du Pds, le Rta-S/Péncoo Réew  estime qu’il faut rompre la spirale d’instabilité, pacifier l’espace scolaire et permettre un déroulement normal des enseignements.

Voilà pourquoi, le Secrétariat politique demande au gouvernement d’engager les concertations nationales sur le système éducatif, selon une vision articulant ses différents paliers, de l’élémentaire au supérieur, dans une démarche inclusive impliquant les acteurs et partenaires de l’école pour poser tous les problèmes et leur trouver des solutions consensuelles. Ce sera ainsi l’occasion de décrire type de sénégalais à bâtir articulé au projet de société à construire afin d’élaborer des programmes adaptés aux besoins de développement du pays.

Dans cette optique, le Secrétariat politique lance un appel aux enseignants afin qu’ils réfléchissent sur des formes de lutte autres que la grève à même de préserver la scolarité des élèves et étudiants et de contribuer à sauver l’enseignement public du naufrage. Car, outre la défense légitime de leurs intérêts corporatistes, les enseignants ont eu toujours à cœur la défense de l’école publique.

  • Sur la traque des biens mal acquis

Le Secrétariat Politique encourage le gouvernement à poursuivre sans faiblesse aucune cette option de faire rendre  gorge aux délinquants financiers à col blanc. Que ceux qui ont détourné les deniers publics les rendent jusqu’au dernier centime sans bénéficier d’aucune concession.

Par conséquent, le Secrétariat Politique rejette ce qui est appelé « médiation pénale » avec les pilleurs de la république au moment où les populations exigent la restitution de leurs biens. Il est immoral d’envisager un marchandage dans lequel un pourcentage des sommes détournées pourrait être cédé aux voleurs de la République.

Ce serait ni plus ni moins une légitimation du détournement et un signe d’encouragement donné à tout gestionnaire des biens publics à piller sans retenue le patrimoine national. L’option du pouvoir doit être, par des mesures répressives exceptionnelles à l’encontre des criminels économiques, de dissuader tous ceux qui pourraient être tentés, aujourd’hui et demain, de faire main basse sur les deniers publics, fruit du labour des masses ouvrières et populaires de ce pays.

 

Fait à Dakar le 26 mars 2013                                                                      Le Secrétariat Politique 

 

Communiqué du Secrétariat du 8 septembre 2012

Réuni le 08 septembre, le Secrétariat du Rta-S a abordé entre autres questions, celles relatives à la situation nationale dans le contexte des pluies diluviennes qui ont marqué la vie des populations sur l’ensemble du territoire.


Concernant les inondations
Le Secrétariat du Rta-S s’est incliné devant la mémoire des citoyens qui ont perdu leur vie du fait des conséquences des pluies diluviennes. Il a exprimé toute sa compassion et sa solidarité aux victimes des inondations et magnifié la solidarité agissante et exemplaire que les différentes couches de la nation ont développée dans cette période en directions des populations sinistrées.

Le Secrétariat politique tout en approuvant le déclenchement du plan ORSEC par le gouvernement, en vue de soulager les populations touchées, appelle l’attention de celui-ci sur la nécessité de considérer cette question comme un phénomène révélateur de mauvaises politiques structurelles en matière d’aménagement du territoire, d’urbanisation et d’assainissement mises en œuvre par les régimes précédents, afin d’envisager l’élaborations de politiques alternatives en rupture avec celles là. Celles-ci devraient nécessairement être construites en relation avec la lutte intransigeante contre les comportements anti-républicains qui ont noms : spoliation et spéculation foncières, corruption et détournements d’objectifs, indiscipline, anarchie et enrichissement sans cause à partir du patrimoine national transformé en biens privés par les fossoyeurs de la nation qui la gestion personnelle ou clanique  et partisane à l’exemple des autorités de la gouvernance Wadienne.

Concernant la suppression du Sénat et du poste de vice-président

Le Secrétariat politique se félicite de la mesure courageuse prise par le Président Maky Sall, en ce qu’elle rencontre la préoccupation de la plupart du peuple sénégalais.

En effet cette institution a toujours constitué aux yeux de l’opinion, un organe politiquement superfétatoire et inutile et économiquement dispendieux pour un pays dont la rareté des ressources constitue une contrainte majeure dans la prise en charge des besoins élémentaires de ses populations (eau, électricité, santé, éducation, etc.). Au surplus ce qu’en a fait Wade avait fini de le discréditer comme une sorte de chambre de recasement de sa clientèle politique.

Cependant le Secrétariat politique considère que le Sénat comme le poste de vice-président ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt et attire l’attention du Président de la République et du gouvernement de BBY sur la nécessité de traiter cette question dans le cadre global de la refondation des institutions telle que recommandée par les conclusions des Assises de manière à répondre au besoin de démocratisation approfondie, de séparation et d’équilibre des pouvoir en rupture avec le monstre légué par Wade.

Concernant la Gambie

Le Secrétariat politique salue la réaction légitime  et ferme du Président Macky Sall suite à l’exécution de sénégalais condamnés à mort en Gambie. Cet acte est en parfaite harmonie avec ce que l’on est en droit d’attendre d’un Président de la République vis-à-vis de ses compatriotes à l’étranger. Il doit constituer le début d’une rupture dans la gestion de notre politique extérieure largement corrompue sous le régime de Wade.

Cette rupture doit aller dans le sens d’une revalorisation du Sénégal à l’extérieur et la défense des sénégalais dans l’émigration.
En effet, la même préoccupation doit être de mise dans la défense des sénégalais dans les autres pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique où certains de nos compatriotes sont confrontés à des politiques xnéphobes occasionnant leur assassinat ou leur rapatriement inhumain, s’ils n sont simplement mis en détention prolongée.

Cependant, il ne faudrait pas que le règlement de cette question fasse oublier la nécessité de poursuivre la mise en place de conditions de pacification de nos relations avec les pays voisins parmi lesquels la Gambie et de résolution de la question Casamançaise.

L’héritage du régime crapuleux de Wade est lourd et le désastre est profond. C’est pourquoi il est une nécessité impérieuse de procéder à un assainissement et un redressement dans tous les domaines de la vie nationale, dans une démarche de Péncoo capable de mobiliser les forces populaires, afin que chacun joue sa partition dans ce vaste chantier de lavage à grande eau des écuries de Wade.

RÉEW DAÑ KOY PÉNCOO, KEN DU KO PÀCCOO !


Dakar, le 09 septembre 2012                                                                                                                                       Le Secrétariat Politique