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Le RTAS et les élections locale de 2014 « Une affaire des populations et non de parti »

«Les positions partisanes étroites doivent céder le pas aux intérêts et à la volonté des populations concernées à qui revient la liberté de porter à la tête de leur collectivité l’homme ou la femme de leur choix quelle que soit leur affiliation politique ». C’est la position défendue par le Rassemblement des travailleurs africains (Rta-s) d’El Hadj Momar Samb au sujet des élections locales prochaines et estime «qu’il doit donc être hors de question pour les partis de la coalition BBY d’en faire un enjeu national, une question de vie ou de mort pour chaque partie prenante de la coalition».

Ainsi les élections locales «devraient être considérées pour ce qu’elles sont réellement et la confection des listes dans le cadre des alliances ne doit obéir qu’à la logique d’une démocratie participative mobilisant et responsabilisant les populations de la localité considérée». Pour le Rta-S, «il doit donc être hors de question pour les partis de la coalition BBY d’en faire un enjeu national, une question de vie ou de mort pour chaque partie prenante de la coalition ». Et de soutenir que «les positions partisanes étroites doivent céder le pas aux intérêts et à la volonté des populations concernées à qui revient la liberté de porter à la tête de leur collectivité l’homme ou la femme de leur choix quelle que soit leur affiliation politique»

Préserver l’unité de Bennoo

Dans cet ordre d’idée, «le sens des responsabilités voudrait que l’on préserve l’unité de la coalition BBY afin qu’elle puisse s’occuper de manière satisfaisante des questions fondamentales d’envergure nationale dont la prise en charge nécessite la mobilisation optimale et unitaire de toutes les forces politiques et sociales de progrès dans tous les secteurs»

Par rapport à l’idée de report des élections locales brandie ici ou là, le Secrétariat Politique «exprime son opposition à cette proposition». Il estime «qu’on ne peut pas prétexter des difficultés qu’aurait telle ou telle coalition pour justifier d’un report des élections. Cela serait un reniement de tous les engagements antérieurs forgés dans le combat acharné contre le régime de Wade pour le respect du calendrier républicain»
Pour le Rta-S/Péncoo Réew, «la rupture politique appelée de tous ses vœux par le peuple doit commencer par le respect du calendrier électoral»

 Elire au suffrage universel direct

Sur un autre registre, le Secrétariat Politique estime aussi que «l’élection des Maires, Présidents de Conseils ruraux ou régionaux au suffrage universel direct est beaucoup plus démocratique». Car, «il est plus conforme au principe de transparence que les populations sachent dès le départ qui sera leur Maire, Président de Conseil rural ou régional et qu’elles lui accordent leurs suffrages en toute connaissance de cause». Et de soutenir que «C’est dans cette mesure qu’on pourrait réellement parler d’expression libre de la volonté populaire». D’ajouter qu’une telle « option, en cohérence avec la recommandation des Assises Nationales dans ce domaine précis, serait à même d’éviter les combinaisons politiciennes et la corruption au sein des élus locaux pour élire le Maire, le Président du Conseil rural ou régional, sur le dos des électeurs, en violation de la volonté de ceux-ci».

Dans une telle perspective, le Secrétariat Politique considère «qu’il faudrait, procéder à la révision du code des collectivités locales afin de mieux responsabiliser les membres des bureaux des collectivités locales en rééquilibrant les pouvoirs en leur sein de sorte que les décisions soient collégiales et ne soient pas laissées à la discrétion exclusive du Maire ou du Président du Conseil rural ou régional»

 L’école publique dans la tourmente

Par ailleurs, le Secrétariat Politique «se désole de la situation qui prévaut dans le monde scolaire pris dans la spirale d’une instabilité chronique, avec les grèves répétées qui risquent à terme d’installer le système éducatif dans une impasse irréversible». El Hadj Momar Samb et ses camarades estiment «inadmissible que des enseignants puissent encore aller en grève du fait du non paiement de leurs salaires ou indemnités et appelle le gouvernement à prendre les mesures d’ordre structurel nécessaires pour mettre fin à de pareilles situations»

Il en est de même «pour la situation des bacheliers obligés d’attendre jusqu’au mois de février ou mars pour être orientés et des étudiants dont les résultats des examens sont proclamés plus de 04 mois après le début de l’année académique».

Devant une telle situation, «des plus sombres pour l’école sénégalaise, constitutive pour l’essentiel du lourd héritage légué par le régime défunt du Pds», le Rta-S/Péncoo Réew  estime «qu’il faut rompre la spirale d’instabilité, pacifier l’espace scolaire et permettre un déroulement normal des enseignements»

C’est pourquoi, le Secrétariat politique demande au gouvernement «d’engager les concertations nationales sur le système éducatif, selon une vision articulant ses différents paliers, de l’élémentaire au supérieur, dans une démarche inclusive impliquant les acteurs et partenaires de l’école pour poser tous les problèmes et leur trouver des solutions consensuelles». Dans cette optique, le Secrétariat politique lance un appel aux enseignants afin «qu’ils réfléchissent sur des formes de lutte autres que la grève à même de préserver la scolarité des élèves et étudiants et de contribuer à sauver l’enseignement public du naufrage. Car, outre la défense légitime de leurs intérêts corporatistes, les enseignants ont eu toujours à cœur la défense de l’école publique»

 Aller jusqu’au bout…

Concernant la traque des biens mal acquis, le  Secrétariat Politique «encourage le gouvernement à poursuivre sans faiblesse aucune cette option de faire rendre  gorge aux délinquants financiers à col blanc ». Et d’ajouter que «ceux qui ont détourné les deniers publics les rendent jusqu’au dernier centime sans bénéficier d’aucune concession».

Par conséquent, le Secrétariat Politique «rejette  la «médiation pénale » avec les pilleurs de la République au moment où les populations exigent la restitution de leurs biens». Il trouve «immoral d’envisager un marchandage dans lequel un pourcentage des sommes détournées pourrait être cédé aux voleurs de la République». Et d’ajouter que «ce serait ni plus ni moins une légitimation du détournement et un signe d’encouragement donné à tout gestionnaire des biens publics à piller sans retenue le patrimoine national». Pour El Hadj Momar Samb et ses camarades, «l’option du pouvoir doit être, par des mesures répressives exceptionnelles à l’encontre des criminels économiques, de dissuader tous ceux qui pourraient être tentés, aujourd’hui et demain, de faire main basse sur les deniers publics, fruit du labour des masses ouvrières et populaires de ce pays».

Source: SudOnline