TIDIANE

Hommage à Tidjane

Amath Amadou Ly plus connu sous le nom de TIJANE LY est né le 10 février 1963 à Dakar. Il a débuté ses études primaires à Grand Yoff pour les terminer auprès son oncle et homonyme  Amadou Tidiane Gadio, gendarme de son Etat, car TIJANE était un enfant « terrible ».

Il a interrompu ses études en classe de 5° secondaire, pour intégrer l’armée en 1983 comme soldat, engagé dans le bataillon confédéral en  Gambie, en 1985. Par la suite, il a  été mobilisé dans beaucoup de zones d’opérations militaires en Casamance comme en Guinée Bissau. Il faut préciser que la mort de son oncle (premier officier de gendarmerie tué, dans le confit Casamançais, à Diabir) qu’il aimait tant l’a beaucoup affecté. Malade, il a dû quitter l’armée.

TIJANE a travaillé à Senchim comme journalier mais n’en a jamais accepté les conditions de travail inhumaines. Par la suite, il a été engagé à Pridoux, aux Almadies, avant de se faire « ambulant », dans une grande discrétion.

Tidiane Ly était incapable de réclamer son dû à ceux qui prenaient ses marchandises à crédit. Ainsi son commerce a périclité Il se donnait corps et âme pour les autres et s’oubliait lui-même. Il aimait souvent dire : « je veux voir les gens heureux !».

Son engagement dans le parti était un prolongement de cette générosité qu’il affichait partout. TIJANE était connu comme un grand propagandiste des idéaux du Rta-S partout où il passait de Dakar à Saldé (Podor). Il sortait régulièrement d’anciens tracts et déclarations pour rafraîchir la mémoire des populations.

D’une disponibilité remarquable, TIJANE était partout présent dans les luttes populaires (manifestations des travailleurs, manifestations des populations spoliées de leurs terres, M23, etc .), et les missions d’organisation du parti.

D’un courage remarquable, frisant la témérité, il était prêt à affronter les nervis du pouvoir anti-démocratique de Wade, pour défendre les affiches du parti, comme lors des élections législatives de 2001.

C’est dire que la disparition du camarade TIJANE, le 14 août 2012, constitue pour le parti une perte énorme. Mais, la meilleure manière de lui rendre hommage et de perpétuer sa mémoire est de poursuivre le combat qu’il a mené jusqu’à son dernier souffle pour la libération nationale et la libération sociale.


Le Secrétariat Politique