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Communiqué RTAS 26 MARS 2012

Le Secrétariat Politique du Rta-S/Péncoo Réew s’est réuni en sa session hebdomadaire le 26 mars 2013 pour examiner entre autres questions la situation nationale.

  • Sur les élections locales de 2014

Les élections locales constituent aujourd’hui un point de focalisation dans l’espace politique suscitant toutes sortes de passions particulièrement au niveau de la coalition BBY que dans tout l’espace politique. A tel point que beaucoup d’observateurs prédisent l’éclatement de la coalition Présidentielle.

Pour le Rta-S/Péncoo Réew la question des collectivités locales est l’affaire des populations dans chaque localité pour une gestion démocratique du développement de celle-ci. Ainsi les élections locales devraient être considérées pour ce qu’elles sont réellement et la confection des listes dans le cadre des alliances ne doit obéir qu’à la logique d’une démocratie participative mobilisant et responsabilisant les populations de la localité considérée.

Il doit donc être hors de question pour les partis de la coalition BBY d’en faire un enjeu national, une question de vie ou de mort pour chaque partie prenante de la coalition. Pour le Rta-S/Péncoo Réew, les positions partisanes étroites doivent céder le pas aux intérêts et à la volonté des populations concernées à qui revient la liberté de porter à la tête de leur collectivité l’homme ou la femme de leur choix quelle que soit leur affiliation politique.

Dans cet ordre d’idée, le sens des responsabilités voudrait que l’on préserve l’unité de la coalition BBY afin qu’elle puisse s’occuper de manière satisfaisante des questions fondamentales d’envergure nationale dont la prise en charge nécessite la mobilisation optimale et unitaire de toutes les forces politiques et sociales de progrès dans tous les secteurs.

Par rapport à l’idée de report des élections locales brandie ici ou là, le Secrétariat Politique exprime son opposition à cette proposition. Il estime qu’on ne peut pas prétexter des difficultés qu’aurait telle ou telle coalition pour justifier d’un report des élections. Cela serait un reniement de tous les engagements antérieurs forgés dans le combat acharné contre le régime de Wade pour le respect du calendrier républicain. Pour le Rta-S/Péncoo Réew, la rupture politique appelée de tous ses vœux par le peuple doit commencer par le respect du calendrier électoral.

Sur un autre registre, le Secrétariat Politique estime aussi que l’élection des Maires, Présidents de Conseils ruraux ou régionaux au suffrage universel direct est beaucoup plus démocratique. Car, il est plus conforme au principe de transparence que les populations sachent dès le départ qui sera leur Maire, Président de Conseil rural ou régional et qu’elles lui accordent leurs suffrages en toute connaissance de cause. C’est dans cette mesure qu’on pourrait réellement parler d’expression libre de la volonté populaire.

Une telle option, en cohérence avec la recommandation des Assises Nationales dans ce domaine précis, serait à même d’éviter les combinaisons politiciennes et la corruption au sein des élus locaux pour élire le Maire, le Président du Conseil rural ou régional, sur le dos des électeurs, en violation de la volonté de ceux-ci.

Dans une telle perspective, le Secrétariat Politique considère qu’il faudrait, procéder à la révision du code des collectivités locales afin de mieux responsabiliser les membres des bureaux des collectivités locales en rééquilibrant les pouvoirs en leur sein de sorte que les décisions soient collégiales et ne soient pas laissées à la discrétion exclusive du Maire ou du Président du Conseil rural ou régional.

  • Sur la situation de l’école publique

Le Secrétariat Politique se désole de la situation qui prévaut dans le monde scolaire pris dans la spirale d’une instabilité chronique, avec les grèves répétées qui risquent à terme d’installer le système éducatif dans une impasse irréversible.

Le Secrétariat Politique estime inadmissible que des enseignants puissent encore aller en grève du fait du non paiement de leurs salaires ou indemnités et appelle le gouvernement à prendre les mesures d’ordre structurel nécessaires pour mettre fin à de pareilles situations.

Il en est de même pour la situation des bacheliers obligés d’attendre jusqu’au mois de février ou mars pour être orientés et des étudiants dont les résultats des examens sont proclamés plus de 04 mois après le début de l’année académique.

Devant une telle situation, des plus sombres pour l’école sénégalaise, constitutive pour l’essentiel du lourd héritage légué par le régime défunt du Pds, le Rta-S/Péncoo Réew  estime qu’il faut rompre la spirale d’instabilité, pacifier l’espace scolaire et permettre un déroulement normal des enseignements.

Voilà pourquoi, le Secrétariat politique demande au gouvernement d’engager les concertations nationales sur le système éducatif, selon une vision articulant ses différents paliers, de l’élémentaire au supérieur, dans une démarche inclusive impliquant les acteurs et partenaires de l’école pour poser tous les problèmes et leur trouver des solutions consensuelles. Ce sera ainsi l’occasion de décrire type de sénégalais à bâtir articulé au projet de société à construire afin d’élaborer des programmes adaptés aux besoins de développement du pays.

Dans cette optique, le Secrétariat politique lance un appel aux enseignants afin qu’ils réfléchissent sur des formes de lutte autres que la grève à même de préserver la scolarité des élèves et étudiants et de contribuer à sauver l’enseignement public du naufrage. Car, outre la défense légitime de leurs intérêts corporatistes, les enseignants ont eu toujours à cœur la défense de l’école publique.

  • Sur la traque des biens mal acquis

Le Secrétariat Politique encourage le gouvernement à poursuivre sans faiblesse aucune cette option de faire rendre  gorge aux délinquants financiers à col blanc. Que ceux qui ont détourné les deniers publics les rendent jusqu’au dernier centime sans bénéficier d’aucune concession.

Par conséquent, le Secrétariat Politique rejette ce qui est appelé « médiation pénale » avec les pilleurs de la république au moment où les populations exigent la restitution de leurs biens. Il est immoral d’envisager un marchandage dans lequel un pourcentage des sommes détournées pourrait être cédé aux voleurs de la République.

Ce serait ni plus ni moins une légitimation du détournement et un signe d’encouragement donné à tout gestionnaire des biens publics à piller sans retenue le patrimoine national. L’option du pouvoir doit être, par des mesures répressives exceptionnelles à l’encontre des criminels économiques, de dissuader tous ceux qui pourraient être tentés, aujourd’hui et demain, de faire main basse sur les deniers publics, fruit du labour des masses ouvrières et populaires de ce pays.

 

Fait à Dakar le 26 mars 2013                                                                      Le Secrétariat Politique