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Conférence publique du RTA-S 30 Juillet 2016

PÉNCUM RTA-S 2° ÉDITION

Conférence publique DU RTA-S 30 JUILLET 2016

Dans le cadre de ses activités d’animation, de mobilisation des militants et de sensibilisation de l’opinion sur l’actualité politique et les positions de lutte du parti, le Rtas/ Pencoo Reew a tenu sa conférence publique, le samedi 30 juillet de 15h à 19h, au Centre Socio-culturel de Grand Yoff, sis à la Scat-Urbam à Dakar.

Le thème qui portait sur “La traque des biens mal acquis” a été introduit d’abord, à travers la projection d’un film documentaire sur “L’ANOCI” (Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique)dont le Conseil de Surveillance était présidé par Karim Wade,suivi des communications du représentant du Forum Civil, M.Daouda DIOP, et de celui du Collectif initiateur d’une pétition pour la poursuite de la traque des biens mal acquis, M.Ousmane Ndiaye, membre de la Direction du M23.

Ils sont, tous les deux, allés dans le même sens de faire constater le travail effectué par la CREI (Cour de répression de l’enrichissement illicite) et les résultats acquis dans le cadre de la traque des biens mal acquis, avant de s’interroger sur le manque de clarté et de conséquence dans la poursuite des délinquants économiques dont la liste était longue de vingt personnes dont certains, aujourd’hui, sont libres parce qu’ils ont rejoint le parti au pouvoir ou sont protégés par leurs marabouts, etc.

Ces faiblesses notées du côté du pouvoir politique n’épargnent pas non plus les partis politiques, surtout de gauche, les organisations de la société civile, la presse, etc. qui ont laissé faire, etn’ont développé aucune pression de leur part pour obliger le pouvoir à faire aboutir cette lutte contre la mal gouvernance qui était une demande sociale forte en 2012.

Plusieurs questions ont été soulevées, parmi lesquelles, le fait que, jusqu’à ce jour, personne ne sait officiellement le montant de la somme qui a été recouvrée, ce qui a été dépensé, pourquoi Karim Wade a été gracié et transporté hors du pays? Pourquoi Nafi Ngom Keita, Présidente de l’OFNAC (Office national de la lutte contre la fraude et la corruption) a été remplacée ? La réponse à ces questions est-elle simplement que la traque contre les biens mal acquis est finie et retour à la case départ ?

En tout cas l’assistance, venue nombreuse à cette conférence et les interventions passionnées des uns et des autres traduisent une ferme volonté de voir continuer le combat de la traque. Le “Collectif pour la poursuite de la traque des biens mal acquis” a informé de son initiative de faire circuler une pétition dans ce sens qui a été largement signée. Le collectif a également accepté la proposition du Rta-S/Péncoo Réew appuyée par le coordonateur de la CDS (Confédération pour la Démocratie et le Socialisme), Pape Demba Sy, de produire une résolution commune pour élargir cette initiative à toutes les forces progressistes acquises à cette nécessité impérieuse de lutter pour que la bonne gouvernance soit une réalité dans notre pays.

Le modérateur du jour,Bocar Ly, SGA (Secrétaire General adjoint) du Rta-S, a bien campé les échanges pour les conduire à cette belle conclusion pratique qui engage plusieurs forces progressistes et politiques.

Pour finir, le Secrétaire Général du parti, Momar Sambe, a remercié toutes celles et tous ceux qui ont fait le déplacement pour répondre à l’invitation du parti, malgré les nombreux événements de ce jour et la pluie. Un remerciement a spécial été fait à l’endroit des ex-travailleurs spoliés qui sont intervenus en la personne de leur coordonnateur Moustapha Gueye pour rendre hommage au SG qui ne ménage aucun effort pour les guider et les accompagner dans leur combat pour le recouvrement de leurs droits spoliés, des biens, “bien acquis”.

Notons aussi, pour la saluer, la belle prestation culturelle des étudiants du parti qui, sous la direction du camarade Sidi Cissé, ont déclamé des poèmes militants qui ont ravi le public.

Fallou Gueye, Président de séance

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Communiqué de presse du 13 juillet 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Secrétariat Politique du RTA-S s’est réuni en sa séance hebdomadaire le 12 juillet 2016 à son siège pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale.

A- Concernant la libération de Karim Wade
La mesure de grâce présidentielle, diversement perçue au sein de l’opinion, prise par le Chef de l’État appelle de notre part du Rta-S quatre considérations qui nous paraissent plus décisives dans l’analyse objective de la question.
1- La mesure de grâce est une prérogative présidentielle tout à fait légale et conforme à la constitution, se situant en dehors du processus judiciaire qui est allé jusqu’à son terme. Autrement dit, il n’y a pas eu, sur ce cas précis, l’intervention de l’exécutif pour arrêter le judiciaire, assurant ainsi l’indépendance de la justice, contrairement aux actes répétés et intempestifs connus sous l’ancien régime.
2- Les autres termes de l‘arrêt condamnant Karim Wade, outre l’emprisonnement ferme de 6 ans dont seuls les 3 ans ont été effectués, demeurent maintenus et doivent connaitre une réalisation effective. Il s’agit, pour le condamné, de payer une amende de 138 milliards 239 millions 086 mille 396 FCFA, en plus des dommages et intérêts évalués à 10 milliards de FCFA ; il s’y ajoute que l’État doit mettre la main sur les avoirs relevant de sa propriété. L’État doit donc veiller, pour le respect de la chose jugée, que ces mesures soient effectives.
3- L’arrêt de Karim Wade, son inculpation et sa condamnation ferme confirmée par la Cour Suprême constituent un exemple d’un symbolisme très fort qui restera marqué dans l’histoire politique de notre pays. Il n’y a pas de précédent au Sénégal et même en Afrique, que le fils d’un Président de la République, ancien ministre, ait été contraint de rendre compte devant la justice et de subir la sanction de celle-ci.
4- De la liste de 25 personnes dont on nous avait parlé, seules deux (Karim Wade et Cie et Tahibou Ndiaye), à notre connaissance, ont fait l’objet d’un traitement ayant abouti à des condamnations. Dès lors, le Rta-S demande que la lutte contre l’enrichissement illicite soit poursuivie jusqu’à son terme, sans exclusive ni faiblesse, dans le respect de l’indépendance de la justice. Comme doit l’être également la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics. C’est de cette manière que l’État de droit pourrait être préservé, dans le cadre de l’égalité de tous les citoyens devant la justice.
B- Sur la mesure de retrait des enfants en situation de rue
Le Sep du Rta-S salue la mesure volontariste et courageuse prise par le Président de la République et lui exprime ses vives félicitations pour avoir décidé du RETRAIT IMMEDIAT des enfants jetés dans la rue, au mépris de leurs droits élémentaires à la protection, à la sauvegarde, à l’éducation, à la santé, etc. Une telle mesure rencontre notre totale adhésion. Certes, l’État doit assurer et renforcer les mesures d’accompagnement. Celles-ci doivent suivre mais ne sauraient précéder la sauvegarde urgente et immédiate des enfants dont la vie, l’intégrité physique et morale sont quotidiennement mises en péril dans cette situation de rue dans laquelle les confinent de soi-disant maîtres coraniques ou des tuteurs mus simplement par l’appât du gain facile.
Du reste, pour le Rta-S, une telle mesure salutaire ne saurait prospérer, si les patriotes et démocrates de ce pays, de quelque bord qu’ils puissent se situer, n’unissent pas leurs efforts pour accompagner le chef de l’État dans ce combat pour l’intérêt supérieur des enfants, ceux-là qui constituent l’avenir de ce pays. C’est pourquoi, le Rta-S lance un appel solennel à toutes les forces vives de la nation pour créer les conditions, par une mobilisation et une organisation citoyennes de protection et de prise en charge des droits de l’enfant, dans les villages, les quartiers, etc., permettant de rendre irréversible une telle mesure de retrait immédiat et définitif des enfants de la jungle que constitue la rue. Car, les réseaux de traite des enfants ne reculeront devant rien pour préserver leurs intérêts égoïstes.
Fait à Dakar, le 13 juillet 2016

Le Secrétariat Politique

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Confèrence publique “PÉNCUM RTA-S” sur le combat contre la spoliation foncière à Tàanka

Dans le cadre des activités de notre parti, le Rta-S, le Secrétariat a organisé une conférence publique, sous le concept “PÉNCUM RTA-S”, le samedi 18 juin 2016, 10h-14h, sur le thème  “COMBAT CONTRE LA SPOLIATION FONCIÈRE”, le cas de Tàanka (NGOR-OUAKAM-YOFF).

INVITÉ PRÉSENTATEUR  : les jeunes de Tàanka qui mènent depuis des années un combat contre la spoliation foncière dont les populations de la zone sont victimes, leur permettre de faire connaître au public les raisons de leur lutte, les arguments qui la justifient.

EXPERT INTERVENANT : ABDOULAYE DIEYE, professeur de droit à l’UCAD dont l’expertise sur les questions foncières est reconnue a donné aux présentateurs et au public l’éclairage de l’homme de l’art.
LIEU : Centre socio-culturel de Scta-Urbam, près de la Mairie de Gd-Yoff

Cliquez ici pour lire la resolution Generale de la conference

 

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Le RTAS vote OUI au REFERENDUM du 20 Mars 2016

RÉSOLUTION DU BUREAU POLITIQUE DU 06 MARS 2016

Le Bureau Politique extraordinaire du Rta-S s’est réuni le dimanche 06 mars 2016 à Dakar afin de procéder à l’examen du projet de Référendum proposé par le Président de la République, Macky SALL.
Après avoir entendu le rapport introductif du Secrétariat en direction du Bureau politique, il s’est engagé un échange fructueux et fécond, à l’issue duquel, le Bureau Politique a adopté la résolution avec les conclusions suivantes.

1 – Concernant l’acte posé par le Président de la République,

Le Rta-S, considérant la décision du PR consistant à revenir sur son engagement à réduire son mandant de 7 à 5 ans, exprime sa déception par rapport à la forte attente du parti et de larges couches de la population et marque son désaccord avec le Président de la République sur ce point. Le Rta-S estime que l’engagement devant le peuple souverain doit prévaloir sur toute autre considération ; le BP regrette, par ailleurs, le manque de concertation aboutie avec les alliés et les autres forces vives de la nation qui peut être préjudiciable à une bonne appropriation et une réalisation efficace des réformes arrivées à maturité, tant aux plans institutionnel, économique que social et culturel.

2 – Concernant les quinze points de réformes constitutionnelles soumis à référendum,

Le Rta-S, considérant que les propositions contenues dans le projet de réforme constitutionnelle sont pour l’essentiel issues des conclusions de la CNRI et s’accordent avec les conclusions des Assises, les retient comme positifs et susceptibles de faire faire des pas à notre démocratie et de stabiliser nos institutions, malgré ses insuffisances notées au niveau du cumul des fonctions de chef d’État et de chef de parti, la séparation et l’équilibre des pouvoirs, notamment l’indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir exécutif ; des questions pour leur survenue desquelles il faut continuer la lutte.

3- Concernant la position pour le référendum

Le Rta-S, considérant ce qui précède, considérant qu’il faut conforter la démocratie et l’Etat de droit et renforcer le régime de Bby dans la dynamique de la poursuite du combat pour la traque des biens mal acquis contre ceux là même qui ont pillé ce pays et ont mis en lambeaux sa constitution, des réformes administratives, économiques et sociales pour des victoires toujours plus accrues des masses populaires, pour l’équité territoriale et l’accès des populations les plus déshéritées aux infrastructures primaires ;
Le Rta-S décide de voter OUI au référendum du 20 mars 2016 et engage tout le parti à se mobiliser avec ses alliés dans BBY et en dehors pour mobiliser les populations à aller voter massivement pour le triomphe du OUI, au soir du 20 mars 2016.
Dakar, le 06 mars 2016 Le Bureau Politique
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Contribution de Elhadji Momar Samb parue dans le journal Le Quotidien du 12 février 2016

Primauté de l’engagement sur le serment versus «Primauté du serment sur l’engagement»

J’ai pu lire avec beaucoup d’intérêt la contribution de notre ami Abdou Fall intitulée : «Primauté du serment sur l’engagement» parue dans «Le Soleil» du 16-17 janvier et dans «Libération» du 22 janvier et je voudrais y apporter quelques observations.

Il est tout à fait juste de ne pas se focaliser sur la réduction du mandat.

Du reste, pour tous ceux qui ont suivi et comprennent l’enjeu qui s’attache à la réforme institutionnelle, la question du mandat est une question vraiment mineure parmi toutes cel­les qui ont mobilisé le Peuple des Assi­ses nationales pour demander la refondation de notre République. En effet, pour ces acteurs, il s’agissait, sur la base d’un bilan de cinquante années de vie politique, d’aller vers l’adoption d’une nouvelle Cons­ti­tution construite par nous-mêmes, Sénégalais, bâtie à partir de nos valeurs propres, rom­pant avec le mimétisme atavique de la France qui se fait jour dans l’élaboration de nos Constitu­tions, depuis les indépendances, au Sénégal com­me dans nombre de pays afri­cains. Exercice de refondation dont le résultat serait de doter le Peuple sénégalais d’une Cons­titution consensuelle, stable, appropriée du Peuple et sacralisée.
C’est pourquoi, je marque mon accord total sur la nécessité d’un débat serein et sérieux où la rigueur des arguments l’emporte sur la vigueur des condamnations et des critiques faciles.
1- De la Primauté de l’engagement sur le serment
Si nous évacuons l’argument technico-juridique de ce que l’avis du Conseil constitutionnel (Cc) lie ou non le président de la République (Pr), nous pouvons examiner la pertinence de l’argument politique avancé par Abdou. Il dit : «Aucune analyse un peu sérieuse du sujet ne peut évacuer la contrainte majeure du débat sur la Primauté du serment du Président sur l’engagement du candidat. Dès lors que le Président Macky Sall a prêté serment sur la base d’une Constitution qu’il a la responsabilité de respecter et qui lui confère un mandat de 7 ans, nous sommes objectivement devant une impasse politico-juridique sur le sujet du mandat présidentiel en cours.»
Tous ces arguments tendent à accréditer une seule idée «le serment du Président prime sur l’engagement du candidat». Ne prêtons pas attention à la subtilité qu’introduit Abdou dans la différence sémantique entre «can­didat» et «Président». Il convie à rester dans le paradigme selon lequel «les promes­ses électorales d’un candidat n’enga­gent à rien».
Revenons plutôt au débat sur la problématique posée : le rapport entre le serment et l’engagement, pour avancer deux considérations :
a- la Primauté du serment fait devant le Cc induit que la légalité constitutionnelle prime sur la légitimité populaire. Cela pose problème quand on admet que le souverain c’est le Peuple ; plus encore quand on estime que même le Cc décide, en dernier ressort, au nom du Peuple,
b – ensuite, si tant est que la Constitution sur laquelle le Président a prêté serment dispose sur toutes les autres questions portées par les réformes envisagées, pourquoi devrait-il s’y engager et procéder au changement de celles-ci ? Pourquoi faire porter le choix uniquement sur la réduction ou non du mandat ?
Si un tel argument était fondé, le Président n’aurait pas pu supprimer le Sénat existant pourtant dans la Constitution sur laquelle il a prêté serment (art.60-1), au vu et au su du Cc. Nous avons là un problème de cohérence à rétablir.
Or, il nous paraît évident, dès lors que le candidat s’engage à changer une ou des dispositions modifiables de la Constitution, que le Président qu’il est devenu devrait pouvoir le faire si aucune disposition de ladite Constitu­tion ne s’y oppose. Et en l’occurrence, aucune disposition de celle-ci n’empêche le Président de procéder à la révision de la durée du mandat ni de se l’appliquer. D’ailleurs, l’article 27 de la Constitution, en disposant que «la durée du mandat du président de la République est de sept ans. Le mandat est renouvelable une seule fois. Cette disposition ne peut être révisée que par une loi réfé­ren­daire», indique clairement que la durée et le nombre du mandat confondus dans un même alinéa peuvent faire l’objet d’une révision, tout en soulignant par ailleurs qu’une telle révision doit obligatoirement se réaliser par voie référendaire.
2 – De la rupture d’avec une certaine pratique politique
Plus loin, Abdou dit : «Et au cas où la Cour constitutionnelle venait à objecter sur le sujet de la réduction du mandat présidentiel… Il (le Président –a.n) aurait tort à mon sens et nous aurions tort tout autant avec lui d’ignorer l’avis du Conseil sous prétexte de respect aveugle d’un engagement électoral dans un contexte où d’autres priorités interpellent aujourd’hui notre nation.»
Subodorant que le Cc s’opposerait à la volonté de Macky de réduire son mandat, Abdou péjore le «respect de l’engagement» appelé par les tenants de cette option, en la qualifiant de «prétexte de respect aveugle d’un engagement électoral». Ce faisant, Abdou tombe dans le même travers que les contempteurs de ceux qui demandent à Macky de respecter son engagement, accusés à tout va de «faire de la morale». Ceux-là développent deux arguments qui me paraissent tous infondés :
a – qu’un engagement fait par un candidat à une élection ne vaut absolument rien et n’engage que ceux qui y croient. On revient au jeu de dupes dont nous parlait souvent A. Wade. C’est d’une légèreté regrettable et d’un mépris tout aussi inadmissible qu’un politique peut avoir vis-à-vis de ses électeurs, de son Peuple. Si l’on n’est pas élu sur ses engagements, en tant que candidat, sur quoi peut-on l’être ? Si la confiance demandée par un candidat à ses concitoyens, ses compatriotes (‘’di gor ni ñoom’’), ne peut être fondée sur les engagements de celui-là, sur quoi peut-elle être bâtie ? C’est avec cela que l’on veut rompre, c’est avec cela que nous voulons que Macky rompe.
b – que la politique ne s’accommode pas de morale. Il est vrai que pour les disciples de Machiavel, parler de morale dans l’espace politique équivaut à faire dans l’hérésie. Et le régime de Wade nous en a montré toutes les facettes. Mais que vaut la pratique humaine tout court quand elle est dénuée de toute morale. Que vaut la pratique de la gestion de la cité des hommes quand elle évacue toutes valeurs morales ? A mon avis, rien !
Je pense, sans entrer dans un débat philosophique, qu’il n’y a aucun avenir dans la politique politicienne, celle faite de mensonges, de reniements, de calculs mesquins et étroits. Car elle traduit, quand bien même l’on en tente d’y poser un masque, une faillite à la fois intellectuelle et morale que l’on projette, que l’on prête aux autres, au Peuple de manière générale. On peut y réussir le temps d’un mandat, de deux voire trois ou «N» mandats. Mais il arrivera toujours un moment où, sans que l’on s’y attende, l’histoire vous rattrape et par une chiquenaude vous renvoie dans la poubelle de l’histoire des menteurs du Peuple. C’est aussi avec cela que l’on veut rompre, c’est avec cela que nous voulons que Macky rompe.
Et sous ce rapport, le texte qui est proposé à notre esprit critique, au débat citoyen, nous réconforte au moins dans le fait que Macky reste droit dans son engagement et continue d’entretenir encore l’espoir partagé (‘’bokk yaakaar’’) placé en lui, quelles que soient par ailleurs les limites des réformes proposées et sur lesquelles nous reviendrons nécessairement.
3 – Les enjeux réels du débat sur l’option référendaire.
«Notre sens des responsabilités politiques nous interdit, sous ce rapport, de faire l’économie de la réflexion sur les conséquences de l’option réfé­ren­daire en vue de faire abréger le mandat du président de la République de sept à cinq ans. Effectuer ce choix aura pour conséquence immédiate de faire des années 2016 et 2017 deux années de fièvre électoraliste au cours desquelles les logiques de pouvoir vont nécessairement relé­guer les logiques de développement au second plan», affirme Abdou.
Je ne vois pas au juste les conséquences négatives qui pourraient découler de l’option réfé­rendaire. Celle-ci est dictée, en ce qui concerne la réduction du mandat de 7 à 5 ans, par la rigueur de l’article 27 de la Constitution en vigueur (cité plus haut).
Nous comprenons bien la préo­c­cupation de Abdou Fall concernant la proximité des deux consultations, même si elles n’ont pas le même objet. Mais les exigences de l’une et l’autre sont posées par les règles républicaines auxquelles l’on est obligé de se soumettre par respect pour celles-ci, par esprit de responsabilité, d’une part.
D’autre part, soumettre au Peuple une révision constitutionnelle de cette nature, c’est respecter la souveraineté de celui-là sur celle-ci et lui conférer toute la sacralité qu’elle mérite.
Du reste, faut-il le rappeler, la proposition d’un programme de transition du Bss originel, en direction des élections de 2012, fortement attaquée à l’époque par une frange de la Société civile et certains de nos amis dont l’Apr, entre autres, consistait à procéder à une réforme des institutions, pour se donner dans une durée de 3 ans de nouvelles règles constitutionnelles sur lesquelles nous devrions bâtir un Sénégal nouveau.
La réalité en a décidé autrement, quand les alliés portés au pouvoir, en désaccord avec ce schéma, en ont adopté un autre dont nous nous sommes accommodés, faute de mieux dans le cadre de l’alliance. Et c’est avec celui-ci qu’il faut engager le processus de reconstruire de notre pays, pour tenter de le recoudre de part en part du fait des différentes lacérations commises sur le tissu constitutionnel par les régimes précédents, notamment celui Wade.
Et cela doit se réaliser, non pas sur le terrain du désengagement, mais sur celui du respect du Peuple devant lequel on s’est librement engagé. C’est cela qui peut conforter, solidifier la confiance des populations des auto­rités qui les dirigent. Le véritable enjeu est là. Celui-là qui permet de réaliser les changements d’en haut et d’en bas dans le même élan, dans des rapports plus démocratiques et une participation citoyenne plus durable.
Il est important de noter que les valeurs constituent l’âme des changements à opérer, un mo­teur important à allumer pour le développement de notre pays en rétablissant la confiance entre gouvernants et gouvernés, en permettant au Peuple de porter de manière décisive tous les changements nécessaires.
4 – De la responsabilité du camp majoritaire (la coalition Bokk yaakaar)
Abdou a tout à fait raison d’appeler la coalition à son devoir. En effet, au-delà du Président, c’est également sa majorité politique qui est aussi interpellée. Car, c’est cette majorité plurielle dans sa diversité qui s’est enga­gée à porter sa candidature devant le Peuple sénégalais pour persuader et convaincre les populations de voter pour lui et non pour Wade. Et dans cette campagne, elle a engagé sa crédibilité, forte de l’espoir qu’elle pla­çait dans le candidat Macky Sall ; un espoir bâti sur la conviction que cet homme était adossé à des valeurs partagées d’intégrité, de respect et de loyauté envers son Peuple.
Espoir fondé sur une pratique commune de lutte contre l’adversaire Abdoulaye Wade dont il a été victime du fait justement de pratiques politiques ignorant toute éthique et fondée uniquement sur des intérêts personnels et de clan, pour ne pas dire de famille ; écrasant au nom de ceux-ci tout ce qui pouvait se dresser sur son passage, piétinant toutes nos valeurs positives pour atteindre ses objectifs.
Espoir fondé sur des actes concrets forts en symboles pour quiconque veut considérer la réalité objectivement : l’adoption de la Charte de gouvernance démocratiques issue des Assises nationales et la signature de celle-ci, l’engagement devant le Comité national de pilotage des Assises nationales réuni en plénière à matérialiser les conclusions issues de leurs travaux.
Et contrairement à certains esprits étroits, il n’y avait pas que deux choix : voter Wade ou voter Macky. Non, il était un autre choix, s’il était avéré que le deuxième était identique au premier en termes de filouterie politique, de non intégrité et de non-respect vis-à-vis du Peuple. Cette voie, celle du boycottage actif, de l’abstention massive, avait déjà dressé le Peuple, lors des élections législatives de 2007, portée par un Front siggil senegaal déterminé et debout ; voie qui avait ouvert les possibles d’alors transformées en réalités par la suite : les Assises nationales, l’édification d’un large rassemblement politique à travers Benno siggil senegaal et les victoires aux Locales de 2009 et à la Présidentielle de 2012.
Restons sur cette voie de l’espoir partagé (‘’Bokk yaakaar’’) fondé sur le respect sacré voué au Peuple qui nous a fait et dont nous devons être les servi­teurs fidèles.

El Hadji Momar SAMBE
Secrétaire général du 
Rta-S/Péncoo Réew

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Communiqué de presse du 6 février 2016

COMMUNIQUÉ

Le Secrétariat Politique (Sep) du RTA-S s’est réuni, le 04 février 2016, en sa séance ordinaire, pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale et dégager les positions qui suivent.

  • Sur les collectivités locales: Le Sep est très préoccupé par le calvaire des travailleurs des collectivités locales qui vivent des mois sans salaire. Il demande au gouvernement d’ouvrir des négociations sérieuses avec ces derniers pour apporter des solutions à leurs légitimes revendications. En attendant la mise en application des conclusions tirées de l’évaluation de la première phase de l’Acte III de la Décentralisation, le gouvernement doit trouver avec les exécutifs locaux les modalités de la prise en charge régulière des salaires des travailleurs et des services dédiés aux populations.
  • Sur l’Education: Devant les dépôts successifs de préavis de grève par les syndicats, le Sep exhorte l’État à accélérer le rythme de l’application des engagements souscrits, à anticiper et à engager avec les syndicats d’enseignants des concertations permanentes sur la gestion de ce processus, afin d’éviter à notre système éducatif des perturbations dont il n’a nullement besoin. Dans le même ordre d’idées, le Rta-S appelle les enseignants à toujours prendre en compte, dans leur conflit avec l’Etat, l’acteur central du système éducatif : l’élève et l’étudiant. Il encourage les médiateurs à persévérer dans leur œuvre salutaire de rapprochement des positions pour assurer aux élèves et étudiants une année apaisée, studieuse et de succès. Par ailleurs, le SEP invite les autorités à examiner, avec bienveillance, le cas désespéré des sortants de la filière privée de la Fastef qui ont engagé une grève de la faim pour exiger leur insertion dans le système éducatif afin de trouver avec eux des solutions possibles et réalisables à leurs préoccupations.
  • Sur la traque des biens mal acquis: Le Sep estime que la décision du groupe de travail de l’ONU sur la condamnation de Karim Wade est nulle et de nul effet sur cette affaire définitivement jugée et rappelle à la mémoire de tous que la traque des biens mal acquis est une demande populaire. Quel sort doit on faire à quelqu’un qui, profitant de sa position de pouvoir, s’est «… enrichi d’un patrimoine estimé provisoirement à la somme de cent dix sept milliards trente sept millions neuf cent quatre vingt treize mille cent soixante quinze francs (037.993.175) francs CFA, sous réserve des biens et sociétés qui n’ont pas encore été évalués ou qui sont en cours de l’être et, d’avoir été dans l’impossibilité d’en justifier l’origine licite… » (Cf. Arrêt de la Crei) ? Pour le Sep, non seulement la condamnation de ces actes sont légitimes, mais la Crei doit poursuivre la traque des biens mal acquis, sans faiblesse aucune et sans parti pris, en jugeant les autres cas dont elle s’était saisie.
  • Sur les réformes institutionnelles : Le Sep salue la décision du Président de la République de réformer nos institutions pour renforcer notre démocratie à travers un référendum. Parmi ces réformes, figure la réduction de la durée du mandat présidentiel de 07 à 05 ans en se l’appliquant à lui-même. Pour le Sep, le respect par le Président de la République de la parole donnée est un acte de haute portée politique conforme à l’éthique qui s’attache à une politique au service exclusif du peuple. Globalement, les réformes préconisées sont progressistes et méritent d’être soutenues. Cependant, nous jugeons qu’elles sont encore en deçà de ce qui est nécessaire pour une véritable indépendance de la justice, une séparation et un bon équilibre des pouvoirs, pour une administration neutre, se situant au-dessus des considérations partisanes, et qui, surtout dans ses plus hautes fonctions, ne reconnait que les compétences et mérites des citoyens pour mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Par conséquent, nous encourageons le Président de la République à ouvrir de larges concertations pour aboutir à des réformes consensuelles stabilisant durablement notre constitution.
  • Sur la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) : Le Sep salue la bonne tenue de la Conférence Nationale des Femmes de la CDS après celle des cadres. C’est là un pas important dans le processus de réunification de la Gauche au Sénégal, processus qui transcende les périodes électorales. Le Secrétariat Politique appelle la CDS à marcher patiemment, sereinement et sûrement pour qu’enfin la gauche sénégalaise puisse réaliser son unité organique, gage du triomphe de son projet social dans ce pays.

Fait à Dakar le 06 février 2016                                                           Le Secrétariat Politique

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DÉCLARATION DE LA CDS SUR LES REFORMES INSTITUTIONNELLES

DÉCLARATION SUR LES REFORMES INSTITUTIONNELLES ANNONCÉES PAR LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

En 2009, le Président de l’Alliance Pour la République (APR) a signé la Charte de gouvernance démocratique et en 2012, le candidat Macky Sall a pris l’engagement  d’appliquer les conclusions des Assises Nationales s’il était élu Président de la République. Et il rappelait la grande importance d’être « attentif aux aspirations des citoyens qui veulent des institutions fortes qui garantissent l’Etat de droit ».

Une fois élu, le Président Macky Sall institua une Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI) chargée de faire des propositions qui « devraient notamment prendre en charge les problématiques suivantes :

  • La consolidation de l’Etat de droit
  • L’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire
  • Le renforcement de l’indépendance de la justice
  • L’approfondissement de la démocratie représentative et participative
  • Le renforcement de la protection des libertés publiques
  • Le renforcement de la décentralisation et de la déconcentration
  • La territorialisation des politiques publiques
  • La protection des valeurs positives de notre société
  • La promotion de la bonne gouvernance, de la transparence et de l’éthique dans la gestion des affaires publiques ainsi que la culture de l’imputabilité
  • La stabilité institutionnelle »

La CNRI a déposé son rapport et ses recommandations en Février 2014. Récemment, le Président de la République, dans son discours du 31 décembre 2015, a annoncé quinze (15) propositions pour mettre en œuvre les réformes institutionnelles promises.

La CDS prend acte de la volonté affichée de Monsieur le Président de la République de mettre en pratique les engagements pris antérieurement. Elle se félicite du fait que les quinze points annoncés sont pour l’essentiel issus du rapport de la CNRI, y compris la proposition de réduire le mandat présidentiel de 7 à 5 ans, de l’appliquer au mandat en cours et de passer par le référendum en utilisant l’article 51 de la Constitution.

Cependant, la CDS constate  que les propositions énoncées ne sont qu’une déclinaison de points généraux de réformes à entreprendre et que, par conséquent, elle attend le projet de loi de révision pour être davantage édifiée sur les options réelles du Chef de l’Etat.

Sous l’éclairage des orientations  de son séminaire du 20 Décembre 2015 sur les réformes institutionnelles et forte de sa plateforme minimale tournant autour a) de la confirmation de l’adhésion à la Charte de gouvernance démocratique des Assises nationales, b) de la bataille pour l’application effective des conclusions des Assises nationales, c) de l’application des recommandations de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) et d) de l’adoption par référendum de l’avant-projet de Constitution proposé par la CNRI, la CDS note d’abord que le Président de la République a choisi la voie de la révision alors que la CNRI recommandait l’adoption d’une nouvelle constitution et souligne ensuite l’absence de certaines propositions essentielles à nos yeux, notamment le silence sur le cumul des fonctions de Président de la République et de chef de parti, la modification de la composition du Conseil supérieur de la Magistrature faisant sortir le président de la République et le ministre de la Justice (ce qui renforcerait l’indépendance de la justice), la création d’une cour constitutionnelle aux prérogatives renforcées à la place du conseil constitutionnel actuel, la désignation des membres de la Cour par des personnalités non politiques ; silence aussi sur des éléments de démocratie directe comme l’ initiative populaire législative, le droit de pétition et la saisine directe de la juridiction constitutionnelle, la constitutionnalisation de l’administration, etc.

Au vu de ces éléments et sous réserve de prendre connaissance du texte de révision, nous pouvons dire que les propositions, telles que déclinées dans leur forme actuelle, ne prennent visiblement pas en charge les préoccupations majeures des citoyen(ne)s sénégalais(es) en matière de réformes institutionnelles. En effet, celles-ci, pour être viables et durables,  devraient régler les problèmes identifiés qui entravent la bonne marche des institutions et, par conséquent, du pays tout entier. Elles apparaissent plutôt insuffisantes, en ne s’inscrivant pas dans l’optique de la refondation de la République dans notre pays, pour réaliser la séparation  et l’équilibre effectifs des pouvoirs, la réduction des pouvoirs exorbitants concentrés entre les mains du président de la république, le renforcement des pouvoirs de l’Assemblée nationale, l’indépendance plus affirmée de la justice, la promotion à tous les niveaux des droits et libertés des citoyens ainsi que de la gouvernance démocratique et participative.

Voilà pourquoi aux yeux de la CDS, il s’avère judicieux de demander à Monsieur le Président de la République d’organiser des concertations avec tous les acteurs, toutes les forces politiques, sociales et citoyennes, afin d’aboutir, le plus largement possible, à des réformes consensuelles, fortes et durables, portées par un débat public national diversifié et inclusif.

 

Fait à Dakar le 13 Janvier 2016

 

LA CONFERENCE DES LEADERS DE LA CDS

 

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Hommage à feue NDeye Konté

Notre Présidente du Mouvement des Femmes du RTA-S est partie, Vendredi (7/8/2015) sans crier gare. Tout le parti est abasourdi par la nouvelle et accablé par la douleur !

Elle a gravi les échelons pour arriver rapidement à la direction du Parti, à cause de son engagement, de son dynamisme, de sa disponibilité et surtout de son sens de l’humain.

Ndèye avait toujours le mot ou les propos justes pour résoudre les problèmes, aplanir les difficultés et donner de bons conseils pour toutes les actions du parti et surtout pour le Social.

Femme pieuse, elle ne ratait aucune prière, même en pleine séance, en plein débat, elle se levait pour accomplir son devoir de musulmane.

Son beau sourire et ses yeux pétillants d’intelligence vont nous manquer ! Le vide qu’elle laisse dans le parti sera impossible à combler car elle est irremplaçable parce qu’elle était unique.

Mercredi, on prenait RV au téléphone pour discuter des femmes et de BBY, je n’aurais jamais pensé que ce serait notre dernière conversation.

Repose en Paix, ma camarade et amie, que Dieu garde tes enfants et ton mari et leur donne la force et le courage de supporter cette terrible épreuve.

Tu vas me manquer, Ndèye ! Tu vas nous manquer !

 

Rose SARR,

Secrétaire Chargée de l’organisation du RTA-S

leaders RTAS 3

Inauguration du nouveau siège du RTA-S, un bon départ !

La cérémonie d’ouverture du siège du Rassemblement des Travailleurs-Africains/Sénégal, RTA-S/Péncoo Réew a eu lieu, le samedi 18 janvier 2014 de 10h à 13h. Une cinquantaine de militants et sympathisants ont répondu à l’invitation du Secrétariat du parti en plus de la présence fort appréciée des chefs de partis de la Gauche sénégalaise comme Magatte Thiam, SG du PIT, Mamadou Ndoye, SG de la LD accompagné de son épouseet de Yoro D­é, Papa Demba Sy, SG de l’UDF/MM, Babacar Sall, représentant de YAW et de Ousseynou Seck, SG de l’UDES, parti écologiste.

Après le mot de bienvenue du SG du Rta-S, Momar Sambe,un film documentaire sur l’ANOCI a été visionné, suivi de l’intervention de  M. Christian Thiam, réalisateur dufilm. Ensuite, sont intervenus les leaders et représentants des partis présents et la responsable de la commission des femmes, Ndeye Konté.

femmes du rtas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tous ont félicité le parti de l’initiative, exprimé leur satisfaction pour avoir été associés à cette manifestation, affirmé leur attachement à l’unité de la Gauche, avant d’encourager M. Christian Thiam pour le travail important accompli, à travers la réalisation de ce film documentaire. Ce qui nous conforte dans la pertinence et l’actualité du film choisi : une manière de réaffirmer notre engagement à soutenir le gouvernement de Bennoo Bokk Yaakaar dans sa politique de lutte implacable contre l’enrichissement illicite et de traque des pilleurs des biens publics.

public rtas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malamine Seye, membre du Rta-S et responsable de l’organisation de cette cérémonie a mené avec brio le travail de modérateur eta fait clôturer la manifestation par la lecture de poèmes en langue nationale wolof,sous les applaudissements de l’assistance qui a pris rendez-vous dans un mois pour l’organisation d’un forum sur l’Acte III de la décentralisation.

 

Galas Faal

 

bureau politique

Le Rta-S pour l’application des conclusions

Le Bureau politique du Rassemblement des travailleurs africains-Sénégal (Rta-S), dans  perspective d’assainissement de la gestion des deniers publics, a lancé, dans un communiqué de presse, un appel à la justice «pour que les conclusions de la Cour des comptes, de l’ARMP et de la CENTIF soient traitées avec la rigueur qui sied afin que les règles de bonne gouvernance soient respectées de manière durable dans ce pays et que soit tournée définitivement la page de la gestion maffieuse des ressources publiques ».

Dans ce cadre, et pour assurer la rupture dans la gestion des deniers du pays, il «nécessaire que les mêmes règles de gestion s’appliquent à toutes les institutions du pays, sans exception aucune, qu’il s’agisse de l’Assemblée nationale ou du Conseil économique, social et environnemental», soulignent El Hadji Momar Samb et ses camarades.

Concernant la traque des bien mal acquis, le BP a constaté pour la dénoncer « toute l’agitation qu’entretiennent les libéraux du Parti démocratique sénégalais (Pds) et leurs alliés, depuis leur chute en mars 2012, menant sans cesse une campagne insidieuse de diversion dans l’opinion pour tenter de faire oublier les politiques anti-nationales et antisociales qu’ils ont fait subir au peuple pendant 12 ans». Pour le Rtas, « l’hystérie dont ils font preuve devant la traque des biens mal acquis enclenchée par le gouvernement, est un signe du désarroi qui les submerge». Il estime que «cette traque des délinquants financiers, qui hante le sommeil des libéraux, est une exigence populaire à satisfaire ». Et «qu’elle doit être poursuivie sans faiblesse aucune en dépit des pressions de toute sorte et en dehors de toute compromission».

Les libéraux du PDS et leurs alliés, selon le Rtas, «devraient avoir la décence de se taire car ayant conduit ce pays dans une situation de déchéance jamais imaginée avec la destruction du tissu social et économique et la perversion des valeurs avec, en règle générale, l’impunité pour les dignitaires». Cela s’est traduit, dit-il, aujourd’hui par une «baisse de la corruption et du détournement dans notre pays selon même les organisations des droits de l’homme qu’on ne peut pas suspecter d’être à la solde du pouvoir»

Par ailleurs, l’option du pouvoir «consistant à lutter contre l’impunité, à mettre tous les citoyens à égalité devant la loi et à laisser la justice faire son travail en toute indépendance doit être encouragée par tous les démocrates. Cependant pour rendre cette optique irréversible, le pouvoir doit aller résolument vers la réforme de la justice, selon les orientations consensuelles des Assises nationales ne la matière»

Mais le Rtas, cette politique de lutte contre l’impunité doit s’articuler aussi avec «la prise en compte effective de la demande sociale, de justice sociale et de pacification du climat social». C’est pourquoi le gouvernement doit «instaurer une concertation large avec tous les acteurs de l’école pour qu’une solution durable soit trouvée aux problèmes qui gangrènent le système éducatif».

Concernant la mort de Mandela, pour le Rta-S/Péncoo Réew, «le seul hommage qu’on peut rendre à un tel homme et à son engagement est de continuer son combat pour la justice, pour la libération nationale et sociale des peuples et des classes sociales opprimées et exploitées par les puissances impérialistes et capitalistes du monde».

Source: Sudonline