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Communiqué de presse

Réuni en séance ordinaire, le 23 octobre 2012, le Secrétariat du RTA-S/Péncoo Réew a examiné entre autres questions la situation politique nationale marquée par les violences de la journée du lundi 22 octobre.

 

Plus de cent trente (130) véhicules saccagés, quatre (04) bus calcinés, plus d’une dizaines de blessés dont des femmes violentées. Voilà le bilan provisoire de la folle journée du 22 octobre du fait des actes de vandalisme commis par des groupes de personnes, réclamant la libération de leur guide religieux, Cheikh BéthioThioune. Le vendredi 19 octobre déjà, des manifestations avaient eu lieu et on avait dénombré quelques 06 cars saccagés, prélude à ce qui allait se passer le 22 octobre.

 

Le plus révoltant dans ces actes réside dans les attaques contre des personnes sans défense, l’exercice sur celles-ci d’une violence gratuite qui attente à leur intégrité physique, détruit ou subtilise leurs biens gagnés à la sueur de leur front.

 

Le Secrétariat politique du RTA-S/Péncoo Réew, choqué et indigné par ces actes de violence gratuite et aveugle, les condamne avec la dernière énergie et appelle toutes les forces démocratiques politiques ou de la société civile à en faire de même. Il est inadmissible dans une république démocratique qui se respecte que de tels actes soient perpétrés à l’encontre des populations. Rien, absolument rien ne le justifie !

 

Il est tout aussi inadmissible de faire dans l’amalgame, comme s’y essaie le PDS, en tentant de faire croire à l’opinion que l’arrestation et la détention du Sérigne Béthio Thioune relèveraient d’un complot politique. Or tout le monde sait que cette arrestation est liée au double meurtre commis sur des citoyens sénégalais, pères de famille. Il est important dans cette affaire de dire avec force qu’il faut laisser à la justice faire son travail et qu’il ne faut en aucun cas céder au chantage de la terreur et de l’intimidation. Force doit rester à la loi !

 

Mais on le sait, le PDS est entré dans une passe difficile, depuis qu’il a été sanctionné par le peuple sénégalais. Il doit faire face aux multiples turpitudes de sa gouvernance calamiteuse, désastreuse pour le peuple et pour laquelle, il doit rendre compte. De ce point de vue, le combat contre ce parti doit se poursuivre pour annihiler toutes ses capacités de nuisances.

 

Il n’empêche cependant que le gouvernement doit prendre toute la mesure de ses faiblesses et défaillances dans la gestion sécuritaire de ces évènement dramatiques du 22 octobre pour se rendre compte de l’écart qu’il y a eu entre l’ampleur des dégâts et la sécurisation effective des personnes et des biens par les forces de l’ordre. Il lui faut corriger pour prendre en charge de manière effective et pleine sa mission régalienne de protection des personnes et de leurs biens.

 

C’est là un défi essentiel à relever, si l’on veut réellement œuvrer dans le sens du redressement économique et social. Il faut que la dynamique de rupture permette dessoucher l’impunité dans notre société afin de rétablir le droit et la justice comme référentiels incontournables dans notre pays.

 

Le Secrétariat politique du RTA-S/Péncoo Réew lance un appel aux composantes de BBY de prendre toute leur part dans ce combat qui doit être celui de toutes les forces de l’alternance mais surtout des citoyens et citoyennes de ce pays assoiffés de justice.

 

RÉEW DAÑ KOY PÉNCOO, KEN DU KO PÀCCOO !

 

Fait à Dakar, le 24 octobre 2012                                                                                 Le Secrétariat Politique

Communiqué du Secrétariat du 8 septembre 2012

Réuni le 08 septembre, le Secrétariat du Rta-S a abordé entre autres questions, celles relatives à la situation nationale dans le contexte des pluies diluviennes qui ont marqué la vie des populations sur l’ensemble du territoire.


Concernant les inondations
Le Secrétariat du Rta-S s’est incliné devant la mémoire des citoyens qui ont perdu leur vie du fait des conséquences des pluies diluviennes. Il a exprimé toute sa compassion et sa solidarité aux victimes des inondations et magnifié la solidarité agissante et exemplaire que les différentes couches de la nation ont développée dans cette période en directions des populations sinistrées.

Le Secrétariat politique tout en approuvant le déclenchement du plan ORSEC par le gouvernement, en vue de soulager les populations touchées, appelle l’attention de celui-ci sur la nécessité de considérer cette question comme un phénomène révélateur de mauvaises politiques structurelles en matière d’aménagement du territoire, d’urbanisation et d’assainissement mises en œuvre par les régimes précédents, afin d’envisager l’élaborations de politiques alternatives en rupture avec celles là. Celles-ci devraient nécessairement être construites en relation avec la lutte intransigeante contre les comportements anti-républicains qui ont noms : spoliation et spéculation foncières, corruption et détournements d’objectifs, indiscipline, anarchie et enrichissement sans cause à partir du patrimoine national transformé en biens privés par les fossoyeurs de la nation qui la gestion personnelle ou clanique  et partisane à l’exemple des autorités de la gouvernance Wadienne.

Concernant la suppression du Sénat et du poste de vice-président

Le Secrétariat politique se félicite de la mesure courageuse prise par le Président Maky Sall, en ce qu’elle rencontre la préoccupation de la plupart du peuple sénégalais.

En effet cette institution a toujours constitué aux yeux de l’opinion, un organe politiquement superfétatoire et inutile et économiquement dispendieux pour un pays dont la rareté des ressources constitue une contrainte majeure dans la prise en charge des besoins élémentaires de ses populations (eau, électricité, santé, éducation, etc.). Au surplus ce qu’en a fait Wade avait fini de le discréditer comme une sorte de chambre de recasement de sa clientèle politique.

Cependant le Secrétariat politique considère que le Sénat comme le poste de vice-président ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt et attire l’attention du Président de la République et du gouvernement de BBY sur la nécessité de traiter cette question dans le cadre global de la refondation des institutions telle que recommandée par les conclusions des Assises de manière à répondre au besoin de démocratisation approfondie, de séparation et d’équilibre des pouvoir en rupture avec le monstre légué par Wade.

Concernant la Gambie

Le Secrétariat politique salue la réaction légitime  et ferme du Président Macky Sall suite à l’exécution de sénégalais condamnés à mort en Gambie. Cet acte est en parfaite harmonie avec ce que l’on est en droit d’attendre d’un Président de la République vis-à-vis de ses compatriotes à l’étranger. Il doit constituer le début d’une rupture dans la gestion de notre politique extérieure largement corrompue sous le régime de Wade.

Cette rupture doit aller dans le sens d’une revalorisation du Sénégal à l’extérieur et la défense des sénégalais dans l’émigration.
En effet, la même préoccupation doit être de mise dans la défense des sénégalais dans les autres pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique où certains de nos compatriotes sont confrontés à des politiques xnéphobes occasionnant leur assassinat ou leur rapatriement inhumain, s’ils n sont simplement mis en détention prolongée.

Cependant, il ne faudrait pas que le règlement de cette question fasse oublier la nécessité de poursuivre la mise en place de conditions de pacification de nos relations avec les pays voisins parmi lesquels la Gambie et de résolution de la question Casamançaise.

L’héritage du régime crapuleux de Wade est lourd et le désastre est profond. C’est pourquoi il est une nécessité impérieuse de procéder à un assainissement et un redressement dans tous les domaines de la vie nationale, dans une démarche de Péncoo capable de mobiliser les forces populaires, afin que chacun joue sa partition dans ce vaste chantier de lavage à grande eau des écuries de Wade.

RÉEW DAÑ KOY PÉNCOO, KEN DU KO PÀCCOO !


Dakar, le 09 septembre 2012                                                                                                                                       Le Secrétariat Politique

COMMUNIQUE DU 8 AOÛT 2011

Le Secrétariat Politique du Rta-S s’est réuni en sa séance hebdomadaire le 06 juillet 2011 à son siège pour examiner entre autres questions la situation politique nationale.

Au plan social

Les populations vivent toujours le calvaire des coupures d’électricité malgré les promesses pompeuses et démagogiques du Président Wade et de son fils, ministre de l’Energie. La promesse de Wade de régler définitivement la question des coupures d’électricité en septembre au plus tard a été revue car estimant impossible « l’opération délestage zéro à court terme » cf L’Observateur n° 2363 des 6 et 7 août 2011 avec comme explication la vétusté des installations de la Senelec. Le problème de vétusté était connu depuis longtemps. Quelle alternative à cette situation Karim Wade apporte t-il ? Quelle politique réaliste de sortie de la tyrannie du pétrole apporte-t-il ? Quel assainissement de la gestion de la Senelec ? Voilà les différentes questions qui attendent des réponses précises. Tous les artisans et travailleurs des PME et PMI veulent des alternatives immédiates et non des chimères. Les populations qui vivent l’insécurité au quotidien sans compter les multiples désagréments produits par une telle situation veulent des solutions immédiates et durables, non des promesses démagogiques.

Le pouvoir libéral vient de montrer encore son incapacité à régler cette épineuse question d’électricité et ne veut pas dire la vérité aux populations. D’ailleurs l’homme du « wax waxeet » a dit que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Quel crédit accorder alors à tout ce qu’ils peuvent nous dire ?

Comment peut-on prétendre créer des emplois alors qu’au même moment on liquide des milliers d’emploi, on asphyxie des centaines de moyens de production ?

Sur un autre registre les populations des banlieues ont renoué avec le calvaire des inondations avec ces quelques millimètres de pluies à Dakar. A Kaolack, c’est la désolation pour plusieurs familles prises en otage par les eaux de pluies. A la Médina, un grand risque d’épidémie guette les populations avec des maisons envahies par les eaux usées alors que le ciel n’a pas encore grandement ouvert ses vannes.

Il n’y a aucune politique préventive de l’Etat du Sénégal pour résorber les problèmes récurrents chaque année d’inondation. Ce qui n’a pas pu être réglé pendant 9 mois ne peut l’être en quelques semaines. Il faut rompre avec cette politique du tape-à-l’œil pour des actions sérieuses à long terme avec comme seul souci la résolution des problèmes des populations et non des actions d’éclat de politique politicienne. Or c’est cela le fort du pouvoir libéral qui n’a que du mépris pour les populations.

Les travailleurs de la Santé sont toujours obligés de poursuivre leur mouvement de grève pour faire aboutir leurs revendications. Pendant ce temps, le pouvoir joue à l’usure pour attendre certainement à quelques mois des élections pour lâcher du lest dans l’optique de monter sa bonne foi aux populations. Le Rta-S dénonce avec la dernière énergie cette attitude irresponsable du pouvoir libéral qui joue avec la vie des populations au moment où il s’amuse avec des centaines de milliards. Le pouvoir doit obligatoirement rencontrer les travailleurs de la santé en vue de trouver des solutions concertées avec eux dans l’intérêt des populations.

Les travailleurs de la justice viennent de subir la foudre du ministre de la justice avec l’appui de son mentor Wade avec des affectations sanctions de ce qu’on appelle les « têtes brûlées » qui étaient le plus en vue dans les actions de l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS). C’est une manière de dire aux magistrats : « Attention, vous obéissez ou vous payez votre indépendance ». Voilà pourquoi il faut une justice déconnectée de l’Exécutif. Le Conseil Supérieur de la Magistrature doit être déconnecté de l’Exécutif afin que la carrière des magistrats soit gérée par les magistrats eux-mêmes. C’est cela qui peut assurer la séparation effective et non fictive des pouvoirs. C’est cette proposition que porte le projet de Constitution de Bennoo assises sur les conclusions des Assises nationales.

Au plan politique

Le 23 Juin a été un grand déclic chez le peuple pour dire « les violations de la constitution, ça suffit maintenant !». Un rejet traduit par le slogan : « Touche pas à ma constitution ». Un pouvoir intelligent qui sait anticiper sur les évènements en aurait clairement tiré les conclusions. L’inconstitutionnalité de la candidature de Wade ne fait aucun doute. Mais Wade fait du forcing avec ses souteneurs. Il continue de saucissonner des collectivités locales au mépris de l’opinion des populations concernées. Son attitude frise même la provocation. Ce qui est inadmissible ! Son déplacement à Touba fait partie de cette vaste campagne de mystification et d’autoglorification car il ne s’est pas encore remis de sa déconvenue du 23 juin avec le rejet de son projet de ticket monarchique. Wade n’a pas démordu de son projet. C’est contraint qu’il a reculé. Il reste sur les mêmes positions quant à candidature à la Présidentielle de 2012. Et il ne lâchera prise que devant une forte pression populaire. Cette bataille démocratique n’est pas la seule affaire des partis politiques et des organisations de la société civile. Elle est celle de tout le peuple pour dire NON au « maa tey » de Wade. Et dans cette optique, les jeunes doivent y jouer un rôle décisif.

Le Rta-S engage Bennoo à ne pas se laisser divertir par les gesticulations du pouvoir à travers ses réaménagements gouvernementaux fallacieux. Celui-ci doit maintenir son agenda de manière sereine dérouler de manière méthodique le processus de construction concertée et collective de la candidature de l’unité et du rassemblement dans le cadre d’une jonction des forces politiques et de la société civile sur la base du programme transitoire de refondation des institutions conformément aux conclusions des Assises nationales. Par ailleurs, Bennoo doit sauvegarder son unité d’action la plus vaste possible pour gérer ensemble le processus électoral et contrer les tentatives de fraude de Wade.

La CENA doit être mise devant ses responsabilités pour superviser tout le processus électoral et l’amener à s’opposer à l’insertion dans le fichier de toutes les données non fiables. Elle a le devoir de se saisir des cas de Touba, Nguéniène et de la zone frontalière où des inscriptions douteuses se font à grande échelle. De même, la CENA a le devoir de clarifier le différentiel de 01 million 600 électeurs existant entre le fichier de la CENA et celui du Ministère de l’Intérieur depuis 2007. Elle doit également intervenir ouvertement sur la question du découpage administratif qui bouleverse la carte électorale et débloquer toutes les entraves faites aux jeunes pour l’obtention de la carte d’identité et de la carte d’électeur et en conséquence exiger du gouvernement le prolongement de l’inscription sur les listes électorales.

La bataille sur le terrain pour le contrôle du processus électoral est un impératif pour Bennoo et toutes les forces démocratiques pour contrer la machine de fraude du pouvoir libéral. Cette bataille doit être articulée aux exigences d’un ministre de l’intérieur et d’un ministre de la justice neutres telles que stipulées dans la plateforme du M23.

 

Dakar le 08 Août 2011 Le Secrétariat Politique