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Communiqué de presse du 25 Janvier 2017

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Dictateur Yahya Jammeh s’est finalement décidé à rendre le pouvoir et à quitter la Gambie pour se réfugier en Guinée équatoriale, une délivrance pour les peuples de Gambie, du Sénégal et de toute la communauté internationale, en particulier celle de la CEDEAO. Y.Jammeh n’a pas accepté le verdict populaire des urnes mais a capitulé devant la menace militaire de la CDEAO dont l’engagement à faire respecter la volonté du peuple gambien, au besoin par la force était ferme et déterminé. Ainsi, les forces armées de la communauté ouest africaine dépêchées aux frontières de la Gambie étaient prêtes à intervenir pour déloger par les armes l’ancien président déchu.

Y.Jammeh s’en va, emportant avec lui les angoisses nées de la terreur à laquelle il avait soumis tout le peuple de Gambie. La presse était muselée, les libertés individuelles et les droits de réunion et d’opposition supprimés. La seule loi régissant la vie des gambiens était dictée par la volonté du président Dictateur. Le Sénégal lui-même a souffert des multiples volte-faces de Jammeh, de ses accords et désaccords concernant le pont qui devrait rapprocher davantage les deux peuples, du tarif de passage du bac fixé unilatéralement et imposé aux transporteurs sénégalais, du non respect de la justice sénégalaise et surtout de son assistance aux forces rebelles du MFDC.

L’espoir qui renait aujourd’hui avec l’arrivée au pouvoir de A. Barrow devrait signifier rupture d’avec le passé, ouverture à la démocratie et satisfaction des besoins fondamentaux des populations qui ont pour noms : nourriture, logement décent, emplois, accès aux soins de santé et à l’éducation, etc. Ce peuple qui a longtemps souffert et résisté continuera à s’organiser pour refuser un retour en arrière et faire des pas décisifs pour entrer dans le concert des  nations citées en exemple en Afrique comme modéle de démocratie et de développement  économique et politique réel.

Le Rta-S se félicite de cette victoire et salue la maturité des chefs d’Etat de la CEDEAO, en particulier le Président Macky Sall, pour l’art avec lequel ont été articulés les mécanismes complexes de la stratégie mise en œuvre (prestation de serment de Adama Barrow à Dakar, portage de la résolution à l’ONU et déploiement militaire sur le terrain) pour aboutir fort heureusement au départ de Yahya Jammeh, sans qu’un seul coup de feu ne soit tiré, et qu’une seule goutte de sang ne soit versée. En effet, privilégiant le dialogue et mettant en avant le souci de préserver la paix en Gambie et la sécurité de son peuple, la CEDEAO s’est saisi de l’offre de médiation de bonnes volontés comme les Présidents Alpha Condé de Guinée et Abdel Aziz de Mauritanie pour, dans une ultime tentative, essayer de faire entendre raison à Jammeh, donnant ainsi une chance à une sortie de crise pacifique.

La fuite des populations gambiennes vers le Sénégal et l’hébergement de celles-ci par des familles sénégalaises confirment encore que les relations multidimensionnelles des deux peuples sont restées intactes, malgré les frontières de division coloniales, les différences de langues officielles (Anglais et Français) qui n’ont pas effacé l’unité culturelle des deux pays qui fonde l’aspiration profonde d’union entre les deux peuples. C’est pourquoi le Rta-S salue l’élan de solidarité spontanée avec lequel le peuple sénégalais a accueilli les frères et sœurs gambiens et espère que le nouveau Président de Gambie saura trouver avec son équipe les ressources nécessaires pour la réconciliation du peuple avec lui-même en vue d’écrire de nouvelles pages de l’histoire de la Gambie dans une fraternité retrouvée avec le peuple du Sénégal afin que se réalise le rêve de l’Union des deux peuples et de tous les peuples africains.

 

Dakar, le 25 janvier 2017                                                               Le Secrétariat politique

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Communiqué de presse du 19 Décembre 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Secrétariat Politique du RTA-S (SP) s’est réuni en sa séance hebdomadaire le 17 décembre 2016 à son siège pour examiner, entre autres questions, la situation interne du parti et la situation politique nationale et internationale.

I- Concernant la situation nationale

Le Secrétariat Politique a suivi le lancement des travaux du Train Express Régional (TER), et pense que ce projet contribuera à l’amélioration de la mobilité dans Dakar et sa banlieue. En outre, selon les statistiques fournies, il créera une dizaine des milliers d’emplois nouveaux et procurera à de nombreuses familles des points de commerce avec la construction de 14 gares sur le parcours Dakar-AIBD. Le SEP du Rta-S salue un tel projet, félicite le Président de la République pour sa vision et l’encourage à aller résolument vers la renaissance du chemin de fer dans ses lignes Dakar-St-Louis et Dakar-Bamako, selon les standards internationaux, tel qu’il l’a indiqué, afin de ressusciter les gares qui jalonnaient ces lignes pour que revivent les villes-gares que l’arrêt du trafic ferroviaire avait condamné durant des décennies à la désolation totale.

C’est l’occasion pour le SP de revenir sur l’ouverture du tronçon de l’autoroute à péage DiamniadioAéroport de Diass et la baisse du tarif initial pour féliciter l’État et l’inviter à renégocier les tarifs avec SENAC, au regard de leur caractère encore exorbitant : 6000 Fcfa pour le voyage aller-Retour (Diamniadio-Sindia).

II- S’agissant de la situation internationale

A propos de la Gambie,

Le Secrétariat Politique a appris avec stupeur et désolation le revirement du Président Yahya Jammeh qui, après avoir accepté le verdict des urnes et félicité son adversaire Adama Barrow, est revenu sur sa position pour rejeter les résultats. L’histoire retiendra cette volte face qui nous révèle encore une facette de ce personnage qui nous habitué à ses frasques. Mais il faut saluer la condamnation presque unanime de la communauté internationale qui a dénoncé cette tentative de coup de force qui risque d’avoir des conséquences désastreuses sur la stabilité politique de la Gambie. Le Secrétariat Politique recommande la négociation mais dans la fermeté avec le Président Jammeh pour sortir la Gambie de cette impasse, cette situation qui, faut-il le souligner, constitue aussi une menace pour notre pays. Il souhaite que la CEDEAO puisse trouver un accord pour une transmission pacifique du pouvoir au Président élu, A.Barrow et l’instauration d’une paix durable dans ce pays frère.

A propos de Castro

Le Secrétariat Politique s’incline devant la mémoire du leader Maximo Fidel Castro décédé le 25 novembre dernier après une longue maladie. Il exprime ses condoléances attristées au peuple de Cuba et à tous peuples épris de liberté, de justice et de paix. Car, Fidel a été un éminent combattant pour la cause des opprimés de son pays, de l’Amérique latine et du Monde. Les peuples d‘Afrique n’oublieront jamais la contribution inestimable du peuple cubain sous la direction de F.Castro pour sa libération du colonialisme et de l’apartheid. Le Rta-S s’associe à l’hommage que le peuple cubain lui a rendu.

 

Réew dañ koy Péncoo, Ken du ko pàccoo !

Fait à Dakar, le 19 décembre 2016                                                                                    Le Secrétariat Politique

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Communiqué de presse du 13 juillet 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Secrétariat Politique du RTA-S s’est réuni en sa séance hebdomadaire le 12 juillet 2016 à son siège pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale.

A- Concernant la libération de Karim Wade
La mesure de grâce présidentielle, diversement perçue au sein de l’opinion, prise par le Chef de l’État appelle de notre part du Rta-S quatre considérations qui nous paraissent plus décisives dans l’analyse objective de la question.
1- La mesure de grâce est une prérogative présidentielle tout à fait légale et conforme à la constitution, se situant en dehors du processus judiciaire qui est allé jusqu’à son terme. Autrement dit, il n’y a pas eu, sur ce cas précis, l’intervention de l’exécutif pour arrêter le judiciaire, assurant ainsi l’indépendance de la justice, contrairement aux actes répétés et intempestifs connus sous l’ancien régime.
2- Les autres termes de l‘arrêt condamnant Karim Wade, outre l’emprisonnement ferme de 6 ans dont seuls les 3 ans ont été effectués, demeurent maintenus et doivent connaitre une réalisation effective. Il s’agit, pour le condamné, de payer une amende de 138 milliards 239 millions 086 mille 396 FCFA, en plus des dommages et intérêts évalués à 10 milliards de FCFA ; il s’y ajoute que l’État doit mettre la main sur les avoirs relevant de sa propriété. L’État doit donc veiller, pour le respect de la chose jugée, que ces mesures soient effectives.
3- L’arrêt de Karim Wade, son inculpation et sa condamnation ferme confirmée par la Cour Suprême constituent un exemple d’un symbolisme très fort qui restera marqué dans l’histoire politique de notre pays. Il n’y a pas de précédent au Sénégal et même en Afrique, que le fils d’un Président de la République, ancien ministre, ait été contraint de rendre compte devant la justice et de subir la sanction de celle-ci.
4- De la liste de 25 personnes dont on nous avait parlé, seules deux (Karim Wade et Cie et Tahibou Ndiaye), à notre connaissance, ont fait l’objet d’un traitement ayant abouti à des condamnations. Dès lors, le Rta-S demande que la lutte contre l’enrichissement illicite soit poursuivie jusqu’à son terme, sans exclusive ni faiblesse, dans le respect de l’indépendance de la justice. Comme doit l’être également la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics. C’est de cette manière que l’État de droit pourrait être préservé, dans le cadre de l’égalité de tous les citoyens devant la justice.
B- Sur la mesure de retrait des enfants en situation de rue
Le Sep du Rta-S salue la mesure volontariste et courageuse prise par le Président de la République et lui exprime ses vives félicitations pour avoir décidé du RETRAIT IMMEDIAT des enfants jetés dans la rue, au mépris de leurs droits élémentaires à la protection, à la sauvegarde, à l’éducation, à la santé, etc. Une telle mesure rencontre notre totale adhésion. Certes, l’État doit assurer et renforcer les mesures d’accompagnement. Celles-ci doivent suivre mais ne sauraient précéder la sauvegarde urgente et immédiate des enfants dont la vie, l’intégrité physique et morale sont quotidiennement mises en péril dans cette situation de rue dans laquelle les confinent de soi-disant maîtres coraniques ou des tuteurs mus simplement par l’appât du gain facile.
Du reste, pour le Rta-S, une telle mesure salutaire ne saurait prospérer, si les patriotes et démocrates de ce pays, de quelque bord qu’ils puissent se situer, n’unissent pas leurs efforts pour accompagner le chef de l’État dans ce combat pour l’intérêt supérieur des enfants, ceux-là qui constituent l’avenir de ce pays. C’est pourquoi, le Rta-S lance un appel solennel à toutes les forces vives de la nation pour créer les conditions, par une mobilisation et une organisation citoyennes de protection et de prise en charge des droits de l’enfant, dans les villages, les quartiers, etc., permettant de rendre irréversible une telle mesure de retrait immédiat et définitif des enfants de la jungle que constitue la rue. Car, les réseaux de traite des enfants ne reculeront devant rien pour préserver leurs intérêts égoïstes.
Fait à Dakar, le 13 juillet 2016

Le Secrétariat Politique

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Le RTAS vote OUI au REFERENDUM du 20 Mars 2016

RÉSOLUTION DU BUREAU POLITIQUE DU 06 MARS 2016

Le Bureau Politique extraordinaire du Rta-S s’est réuni le dimanche 06 mars 2016 à Dakar afin de procéder à l’examen du projet de Référendum proposé par le Président de la République, Macky SALL.
Après avoir entendu le rapport introductif du Secrétariat en direction du Bureau politique, il s’est engagé un échange fructueux et fécond, à l’issue duquel, le Bureau Politique a adopté la résolution avec les conclusions suivantes.

1 – Concernant l’acte posé par le Président de la République,

Le Rta-S, considérant la décision du PR consistant à revenir sur son engagement à réduire son mandant de 7 à 5 ans, exprime sa déception par rapport à la forte attente du parti et de larges couches de la population et marque son désaccord avec le Président de la République sur ce point. Le Rta-S estime que l’engagement devant le peuple souverain doit prévaloir sur toute autre considération ; le BP regrette, par ailleurs, le manque de concertation aboutie avec les alliés et les autres forces vives de la nation qui peut être préjudiciable à une bonne appropriation et une réalisation efficace des réformes arrivées à maturité, tant aux plans institutionnel, économique que social et culturel.

2 – Concernant les quinze points de réformes constitutionnelles soumis à référendum,

Le Rta-S, considérant que les propositions contenues dans le projet de réforme constitutionnelle sont pour l’essentiel issues des conclusions de la CNRI et s’accordent avec les conclusions des Assises, les retient comme positifs et susceptibles de faire faire des pas à notre démocratie et de stabiliser nos institutions, malgré ses insuffisances notées au niveau du cumul des fonctions de chef d’État et de chef de parti, la séparation et l’équilibre des pouvoirs, notamment l’indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir exécutif ; des questions pour leur survenue desquelles il faut continuer la lutte.

3- Concernant la position pour le référendum

Le Rta-S, considérant ce qui précède, considérant qu’il faut conforter la démocratie et l’Etat de droit et renforcer le régime de Bby dans la dynamique de la poursuite du combat pour la traque des biens mal acquis contre ceux là même qui ont pillé ce pays et ont mis en lambeaux sa constitution, des réformes administratives, économiques et sociales pour des victoires toujours plus accrues des masses populaires, pour l’équité territoriale et l’accès des populations les plus déshéritées aux infrastructures primaires ;
Le Rta-S décide de voter OUI au référendum du 20 mars 2016 et engage tout le parti à se mobiliser avec ses alliés dans BBY et en dehors pour mobiliser les populations à aller voter massivement pour le triomphe du OUI, au soir du 20 mars 2016.
Dakar, le 06 mars 2016 Le Bureau Politique
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Communiqué de presse du 6 février 2016

COMMUNIQUÉ

Le Secrétariat Politique (Sep) du RTA-S s’est réuni, le 04 février 2016, en sa séance ordinaire, pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale et dégager les positions qui suivent.

  • Sur les collectivités locales: Le Sep est très préoccupé par le calvaire des travailleurs des collectivités locales qui vivent des mois sans salaire. Il demande au gouvernement d’ouvrir des négociations sérieuses avec ces derniers pour apporter des solutions à leurs légitimes revendications. En attendant la mise en application des conclusions tirées de l’évaluation de la première phase de l’Acte III de la Décentralisation, le gouvernement doit trouver avec les exécutifs locaux les modalités de la prise en charge régulière des salaires des travailleurs et des services dédiés aux populations.
  • Sur l’Education: Devant les dépôts successifs de préavis de grève par les syndicats, le Sep exhorte l’État à accélérer le rythme de l’application des engagements souscrits, à anticiper et à engager avec les syndicats d’enseignants des concertations permanentes sur la gestion de ce processus, afin d’éviter à notre système éducatif des perturbations dont il n’a nullement besoin. Dans le même ordre d’idées, le Rta-S appelle les enseignants à toujours prendre en compte, dans leur conflit avec l’Etat, l’acteur central du système éducatif : l’élève et l’étudiant. Il encourage les médiateurs à persévérer dans leur œuvre salutaire de rapprochement des positions pour assurer aux élèves et étudiants une année apaisée, studieuse et de succès. Par ailleurs, le SEP invite les autorités à examiner, avec bienveillance, le cas désespéré des sortants de la filière privée de la Fastef qui ont engagé une grève de la faim pour exiger leur insertion dans le système éducatif afin de trouver avec eux des solutions possibles et réalisables à leurs préoccupations.
  • Sur la traque des biens mal acquis: Le Sep estime que la décision du groupe de travail de l’ONU sur la condamnation de Karim Wade est nulle et de nul effet sur cette affaire définitivement jugée et rappelle à la mémoire de tous que la traque des biens mal acquis est une demande populaire. Quel sort doit on faire à quelqu’un qui, profitant de sa position de pouvoir, s’est «… enrichi d’un patrimoine estimé provisoirement à la somme de cent dix sept milliards trente sept millions neuf cent quatre vingt treize mille cent soixante quinze francs (037.993.175) francs CFA, sous réserve des biens et sociétés qui n’ont pas encore été évalués ou qui sont en cours de l’être et, d’avoir été dans l’impossibilité d’en justifier l’origine licite… » (Cf. Arrêt de la Crei) ? Pour le Sep, non seulement la condamnation de ces actes sont légitimes, mais la Crei doit poursuivre la traque des biens mal acquis, sans faiblesse aucune et sans parti pris, en jugeant les autres cas dont elle s’était saisie.
  • Sur les réformes institutionnelles : Le Sep salue la décision du Président de la République de réformer nos institutions pour renforcer notre démocratie à travers un référendum. Parmi ces réformes, figure la réduction de la durée du mandat présidentiel de 07 à 05 ans en se l’appliquant à lui-même. Pour le Sep, le respect par le Président de la République de la parole donnée est un acte de haute portée politique conforme à l’éthique qui s’attache à une politique au service exclusif du peuple. Globalement, les réformes préconisées sont progressistes et méritent d’être soutenues. Cependant, nous jugeons qu’elles sont encore en deçà de ce qui est nécessaire pour une véritable indépendance de la justice, une séparation et un bon équilibre des pouvoirs, pour une administration neutre, se situant au-dessus des considérations partisanes, et qui, surtout dans ses plus hautes fonctions, ne reconnait que les compétences et mérites des citoyens pour mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Par conséquent, nous encourageons le Président de la République à ouvrir de larges concertations pour aboutir à des réformes consensuelles stabilisant durablement notre constitution.
  • Sur la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) : Le Sep salue la bonne tenue de la Conférence Nationale des Femmes de la CDS après celle des cadres. C’est là un pas important dans le processus de réunification de la Gauche au Sénégal, processus qui transcende les périodes électorales. Le Secrétariat Politique appelle la CDS à marcher patiemment, sereinement et sûrement pour qu’enfin la gauche sénégalaise puisse réaliser son unité organique, gage du triomphe de son projet social dans ce pays.

Fait à Dakar le 06 février 2016                                                           Le Secrétariat Politique

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DÉCLARATION DE LA CDS SUR LES REFORMES INSTITUTIONNELLES

DÉCLARATION SUR LES REFORMES INSTITUTIONNELLES ANNONCÉES PAR LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

En 2009, le Président de l’Alliance Pour la République (APR) a signé la Charte de gouvernance démocratique et en 2012, le candidat Macky Sall a pris l’engagement  d’appliquer les conclusions des Assises Nationales s’il était élu Président de la République. Et il rappelait la grande importance d’être « attentif aux aspirations des citoyens qui veulent des institutions fortes qui garantissent l’Etat de droit ».

Une fois élu, le Président Macky Sall institua une Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI) chargée de faire des propositions qui « devraient notamment prendre en charge les problématiques suivantes :

  • La consolidation de l’Etat de droit
  • L’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire
  • Le renforcement de l’indépendance de la justice
  • L’approfondissement de la démocratie représentative et participative
  • Le renforcement de la protection des libertés publiques
  • Le renforcement de la décentralisation et de la déconcentration
  • La territorialisation des politiques publiques
  • La protection des valeurs positives de notre société
  • La promotion de la bonne gouvernance, de la transparence et de l’éthique dans la gestion des affaires publiques ainsi que la culture de l’imputabilité
  • La stabilité institutionnelle »

La CNRI a déposé son rapport et ses recommandations en Février 2014. Récemment, le Président de la République, dans son discours du 31 décembre 2015, a annoncé quinze (15) propositions pour mettre en œuvre les réformes institutionnelles promises.

La CDS prend acte de la volonté affichée de Monsieur le Président de la République de mettre en pratique les engagements pris antérieurement. Elle se félicite du fait que les quinze points annoncés sont pour l’essentiel issus du rapport de la CNRI, y compris la proposition de réduire le mandat présidentiel de 7 à 5 ans, de l’appliquer au mandat en cours et de passer par le référendum en utilisant l’article 51 de la Constitution.

Cependant, la CDS constate  que les propositions énoncées ne sont qu’une déclinaison de points généraux de réformes à entreprendre et que, par conséquent, elle attend le projet de loi de révision pour être davantage édifiée sur les options réelles du Chef de l’Etat.

Sous l’éclairage des orientations  de son séminaire du 20 Décembre 2015 sur les réformes institutionnelles et forte de sa plateforme minimale tournant autour a) de la confirmation de l’adhésion à la Charte de gouvernance démocratique des Assises nationales, b) de la bataille pour l’application effective des conclusions des Assises nationales, c) de l’application des recommandations de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) et d) de l’adoption par référendum de l’avant-projet de Constitution proposé par la CNRI, la CDS note d’abord que le Président de la République a choisi la voie de la révision alors que la CNRI recommandait l’adoption d’une nouvelle constitution et souligne ensuite l’absence de certaines propositions essentielles à nos yeux, notamment le silence sur le cumul des fonctions de Président de la République et de chef de parti, la modification de la composition du Conseil supérieur de la Magistrature faisant sortir le président de la République et le ministre de la Justice (ce qui renforcerait l’indépendance de la justice), la création d’une cour constitutionnelle aux prérogatives renforcées à la place du conseil constitutionnel actuel, la désignation des membres de la Cour par des personnalités non politiques ; silence aussi sur des éléments de démocratie directe comme l’ initiative populaire législative, le droit de pétition et la saisine directe de la juridiction constitutionnelle, la constitutionnalisation de l’administration, etc.

Au vu de ces éléments et sous réserve de prendre connaissance du texte de révision, nous pouvons dire que les propositions, telles que déclinées dans leur forme actuelle, ne prennent visiblement pas en charge les préoccupations majeures des citoyen(ne)s sénégalais(es) en matière de réformes institutionnelles. En effet, celles-ci, pour être viables et durables,  devraient régler les problèmes identifiés qui entravent la bonne marche des institutions et, par conséquent, du pays tout entier. Elles apparaissent plutôt insuffisantes, en ne s’inscrivant pas dans l’optique de la refondation de la République dans notre pays, pour réaliser la séparation  et l’équilibre effectifs des pouvoirs, la réduction des pouvoirs exorbitants concentrés entre les mains du président de la république, le renforcement des pouvoirs de l’Assemblée nationale, l’indépendance plus affirmée de la justice, la promotion à tous les niveaux des droits et libertés des citoyens ainsi que de la gouvernance démocratique et participative.

Voilà pourquoi aux yeux de la CDS, il s’avère judicieux de demander à Monsieur le Président de la République d’organiser des concertations avec tous les acteurs, toutes les forces politiques, sociales et citoyennes, afin d’aboutir, le plus largement possible, à des réformes consensuelles, fortes et durables, portées par un débat public national diversifié et inclusif.

 

Fait à Dakar le 13 Janvier 2016

 

LA CONFERENCE DES LEADERS DE LA CDS

 

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Communiqué de presse du 17 décembre 2015

COMMUNIQUÉ

Le Secrétariat Politique du RTA-S s’est réuni, le 17 décembre 2015, en sa séance ordinaire pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale et internationale

I-Sur la situation politique nationale

  • Sur le terrorisme: Le Secrétariat politique encourage le gouvernement à prendre très au sérieux la question du terrorisme et de ne pas reculer sur des mesures préventives pour la assurer la sécurité des populations. Le Sénégal n’est pas à l’abri des attentats terroristes qui se déroulent dans les pays voisins. Si le port de la burqa crée des conditions d’insécurité, alors il est du devoir de l’Etat de l’interdire.
  • Sur l’Education: Le Secrétariat Politique exhorte l’Etat à entretenir un dialogue continu avec les partenaires du secteur pour une année scolaire apaisée et la construction d’un espace scolaire et universitaire durablement stable. A cet effet, le gouvernement doit aussi respecter les accords signés avec les syndicats et matérialiser les engagements souscrits. Dans ce cadre, il n’est pas admissible que la question non paiement intégral des indemnités liées aux examens puisse être reposée. Par ailleurs, le Secrétariat Politique estime qu’il faut rendre crédible le système éducatif en bannissant la fraude dans le recrutement des enseignants. Le Secrétariat Politique est donc en phase avec le Ministre de l’Éducation nationale pour les mesures prises à l’encontre des fraudeurs et avec le Ministre de la fonction publique qui refuse de cautionner l’enrôlement des fraudeurs dans l’administration sénégalaise.

Cependant, le gouvernement doit continuer à recruter des enseignants de qualité en nombre suffisant pour assurer un enseignement de qualité tel que préconisé dans le PAQUET/EF.

  • Sur la campagne agricole: Le Secrétariat Politique se réjouit de l’importance de la production agricole de cette année, résultat d’une bonne pluviométrie, mais aussi de l’application par les pouvoirs politiques d’une politique d’assistance au monde rural avec la dotation en semences et intrants de qualité. Il salue également les efforts consentis par le gouvernement pour une bonne commercialisation des productions et l’encourage à poursuivre dans cette direction, tout en sévissant contre les usuriers infiltrés dans les circuits de commercialisation et ceux qui détournent les dotations du monde rural à des fins personnelles.
  • Sur les collectivités locales : Le Secrétariat Politique demande à l’État d’aider les collectivités locales qui ont des problèmes de paiement de salaires de leurs employés. Puisque l’audit des collectivités a été effectué et que l’effectif des personnels est connu, le gouvernement doit prendre des mesures d’accompagnement, en attendant l’application des enseignements tirés de l’évaluation de cette première phase de mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation. Les travailleurs des collectivités locales ne peuvent pas et ne doivent pas payer le prix des disfonctionnements du système mis en place par le nouveau code des collectivités locales issu de l’Acte 3. Dans ce même ordre d’idée, le Secrétariat invite le gouvernement à porter une attention particulière à la taxation locale que les collectivités imputent aux entreprises et initier un dialogue entre les CL et les organisations patronales. C’est assurément là, une voie qui permettra d’éviter d’en arriver à ces conflits qui voient les CL et les entreprises se retrouver au tribunal pour régler des différends.
  • Sur Le Collectif des ex-Travailleurs spoliés de leurs droits: Le Secrétariat Politique exprime toute son indignation devant le sort désastreux fait aux milliers d’anciens travailleurs des sociétés comme TRANSPLAST, BCEAO, SOTRAC, SDV-SENEGAL, SAPAL, SOTIBA, SODEFITEX, SOTEXKA, ICOTAF, SOCOSAC, AIR AFRIQUE, SIAS qui ont eu gain de cause devant la justice de leur pays depuis des années mais ne peuvent, jusqu’à présent, recouvrer leurs droits. Il leur exprime son soutien militant et inconditionnel et demande au Président de la République de faire appliquer l’Etat de droit, en contraignant les ex-employeurs et l’agent judiciaire de l’Etat à payer aux travailleurs leur dû.

II-Sur la situation Politique internationale

Le Secrétariat Politique salue la bonne tenue des élections au Burkina Faso dans le calme et la sérénité et se félicite des résultats incontestés qui ont en sont issus. Il espère que la période de transition aura permis au peuple burkinabé de remettre en place ses institutions en les fortifiant, et qu’une ère nouvelle s’ouvrira avec les nouvelles autorités pour réconcilier les burkinabés avec eux-mêmes et que justice sera rendue à Thomas Sankara afin que son œuvre ne soit pas vaine.

Fait à Dakar le 17 décembre 2015                                                                      Le Secrétariat Politique

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Hommage à feue NDeye Konté

Notre Présidente du Mouvement des Femmes du RTA-S est partie, Vendredi (7/8/2015) sans crier gare. Tout le parti est abasourdi par la nouvelle et accablé par la douleur !

Elle a gravi les échelons pour arriver rapidement à la direction du Parti, à cause de son engagement, de son dynamisme, de sa disponibilité et surtout de son sens de l’humain.

Ndèye avait toujours le mot ou les propos justes pour résoudre les problèmes, aplanir les difficultés et donner de bons conseils pour toutes les actions du parti et surtout pour le Social.

Femme pieuse, elle ne ratait aucune prière, même en pleine séance, en plein débat, elle se levait pour accomplir son devoir de musulmane.

Son beau sourire et ses yeux pétillants d’intelligence vont nous manquer ! Le vide qu’elle laisse dans le parti sera impossible à combler car elle est irremplaçable parce qu’elle était unique.

Mercredi, on prenait RV au téléphone pour discuter des femmes et de BBY, je n’aurais jamais pensé que ce serait notre dernière conversation.

Repose en Paix, ma camarade et amie, que Dieu garde tes enfants et ton mari et leur donne la force et le courage de supporter cette terrible épreuve.

Tu vas me manquer, Ndèye ! Tu vas nous manquer !

 

Rose SARR,

Secrétaire Chargée de l’organisation du RTA-S

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Communiqué du RTAS du 7 août 2015

Le Secrétariat Politique du RTA-S/ Péncoo Réew a examiné la situation politique nationale marquée par la récente visite effectuée, le 31 juillet, par le chef de l’Etat à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

A cette occasion, le Président de la république a inauguré 08 nouveaux immeubles de 140 appartements destinés aux enseignants pour améliorer leurs conditions de travail et de vie. Ce faisant, le PR satisfait une vieille doléance des enseignants du supérieur.

Dans le même élan, le PR a inauguré la livraison de 03 pavillons neufs de 1044 lits pour les étudiants, participant ainsi à l’élargissement de la capacité d’hébergement de l’UCAD.

En outre, le PR a lancé le démarrage de la construction d’une trentaine de laboratoires et de salles de TP pour augmenter la capacité d’encadrement de qualité des étudiants et améliorer les conditions de travail des enseignants et d’études des étudiants.

Devant de telles réalisations qui participent toutes de l’amélioration des conditions pédagogiques et sociales des enseignants et étudiants, le Secrétariat Politique ne peut qu’exprimer ses vives félicitations au PR et à son gouvernement pour avoir répondu positivement à l’attente de la communauté universitaire, résolvant ainsi un certain nombre de revendications des acteurs du sous-secteur.

C’est pourquoi, le SP ne peut que déplorer les incidents malheureux qui sont survenus dans l’espace universitaire et condamne avec vigueur l’attitude à la fois irresponsable et antirépublicaine d’étudiants qui ont tenté, par la violence d’empêcher le bon déroulement de la visite du Président de la république.

Cette agression inadmissible rappelle les agissements tout aussi intolérables d’étudiants qui avaient au moyen de la violence empêché la tenue d’une conférence à l’UCAD à des professeurs émérites comme Souleymane Bachir DIAGNE et Paulin HOUNTOUNDJI, philosophe Béninois.

Le SP du Rta-S appelle tous les démocrates organisés ou non à dresser un vaste mouvement de rejet de toute violence exercée dans l’espace universitaire et exige que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur contre ceux qui seraient coupables de ces voies de faits.

Réew dañ koy Péncoo, Ken du ko Pàccoo !

 

Fait à  Dakar le 07 août 2015                                                                     Le Secrétariat Politique

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Rejeter la diversion et la provocation de Wade!

DÉCLARATION SUR LE RETOUR DE WADE

Rejeter la diversion et la provocation, pour se tenir dans le cap de la refondation et du redressement !

L’évènement médiatique du retour de Wade fait la « Une » des journaux depuis l’annonce par ce dernier de son voyage, après des années d’absence du Sénégal. Manifestement ce coup médiatique a été bien planifié et son escale au Maroc que rien ne justifiait édifie les plus sceptiques. En effet si WADE voulait simplement revenir dans son pays, un vol direct Paris-Dakar aurait suffit. Mais c’est vraiment méconnaître l’ancien président du Sénégal qui a plus d’un tour dans son sac (lui-même aime à le répéter souvent) que de penser qu’il rentrer au pays sans tambour ni trompette.

Un retour pour sauver les sénégalais ou pour sauver son fils ?

Une revue objective de la gestion du pays par Wade et ses gouvernements successifs douze années durant ne permet pas de faire la moindre illusion sur les capacités et la volonté de ce dernier de sortir le Sénégal de la précarité et de la pauvreté.

En effet, tous les indicateurs de développement économique et social ont dégringolé et pire, tous les équilibres macro comme micro-économiques se sont effondrés entraînant avec eux les valeurs positives de notre peuple pour céder la place à un désordre indescriptible dans tous les domaines.

Rappelons à nos mémoires souvent épuisées par le tintamarre des villes et la tyrannie du quotidien et par l’œuvre inlassable de forces rétrogrades d’effacement des faits probants quelques éléments saillants de notre histoire récente. Nous le disions dans un communiqué en date du 14 mai 2013 :

« C’est avec Wade que notre pays a atteint un niveau de corruption jamais égalé avec, cerise sur le gâteau, la tentative avortée de corruption d’un agent du FMI, Alex SEGURA, pour la somme de 85 millions de francs. Par ce geste digne d’être inscrit dans le livre Guinness des records, le nom d’Abdoulaye Wade figurera à jamais dans le top ten des records mondiaux des chefs d’Etat corrupteurs !

N’est-ce pas sous le règne de Wade que des scandales financiers les plus effarants ont été révélés ? Faut-il secouer la poussière des mémoires pour se rappeler les 432 milliards de l’ANOCI, les 91,5 de dépassement budgétaire en 2008, les 75 milliards de la Statue de la Renaissance, les 70 milliards du FESMAN,  les 46 milliards des chantiers de Thiès, les 32 milliards pour la réfection de l’avion présidentiel, les 20 milliards de commission de SUDATEL, les 12,5 milliards de location de jets privés, etc. ? »

N’est-ce pas sous son règne que WADE avait bombardé son fils ministre du ciel, de la terre et des… pour lui ouvrir tous les boulevards financiers et briser les reins à quiconque osait dire le plus petit mot sur ces pratiques malsaines ? Macky SALL et Bara TALL, entre autres, en avaient fait les frais.

Au vu de tout cela, WADE et Le Pds sont vraiment mal venus, très, très mal venus pour parler d’œuvre de redressement après avoir plongé le pays dans le désastre économique, social, culturel et moral duquel le nouveau pouvoir a tout le mal du monde à le sortir !

Il est clair, dès lors, que l’ultime combat politique que WADE a décidé de mener est celui de tirer son fils des griffes de la justice, non pas par des moyens juridiques, mais par la force de la pression politique dans la rue, quoique cela puisse coûter à l’ordre républicain, à l’état de droit ou à la paix des citoyens de ce pays clamé à tout va. Car seul compte à ses yeux le sort de son fils.

Cette attitude de Wade et du Pds est une ignoble provocation à l’encontre du peuple sénégalais. Le gouvernement ne doit pas se laisser divertir et doit poursuivre sans faiblesse aucune sa politique de traque des délinquants financiers et leur faire rendre gorge. L’opération « goxxi » (rendre gorge) doit être implacable contre ces prévaricateurs.

Quand vous aurez tout oublié, n’oubliez jamais les propos prophétiques de l’ancien porte-parole de Wade, en personne, Sérigne Mbacké NDIAYE, lorsqu’il alertait ses camarades en prédisant que beaucoup d’entre eux « iraient en prison, si le Pds ne sortait pas vainqueur des élections de 2012» !

La vigilance et la mobilisation contre Wade et le Wadisme

Nous disions, toujours dans notre communiqué du 14 mai 2013 que « Le peuple sénégalais doit comprendre que le désastre causé par le régime de Wade est si profond que ce ne sera pas en un an ou deux que le gap sera comblé. Au surplus, le Pds n’a pas encore fini son travail de déstabilisation du nouveau régime. Pour lui, c’est un combat acharné pour la survie entre l’ancien pouvoir et le nouveau pouvoir et ses agitations ne sont que pour la préservation de ses propres intérêts. Il tente de desserrer l’étau autour de lui et utilisera son arsenal financier bien gardé et son expérience « des activités de terreur » pour parvenir à ses fins.

Autant avant-hier, dans la quête du pouvoir, le Pds a usé de voitures piégées, de violences contre les policiers (meurtre de policiers aux allées du Centenaire), d’attentat (assassinat de Me Seye), autant hier, au pouvoir, le Pds a utilisé des forces de l’ordre pour perpétrer des actions violentes voire mortelles contre des manifestants (Malick BA, Mamadou Diop, etc.), recruté des nervis pour intimider et attenter à la vie de leaders politiques (Tala Sylla, Alioune Tine, Abdoulaye Bathily, Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Barthélemy Dias, etc.), autant aujourd’hui, dans l’opposition, il est prêt à faire dans la subversion, au moyen de la violence. »

Dès lors, la vigilance doit être plus soutenue que jamais. Déjà, au lendemain de l’installation du premier gouvernement du régime de Macky Sall, dans son communiqué du 10 avril 2012, notre parti conviant le peuple à cela, en indiquant :

« Une telle vigilance démocratique et citoyenne est une nécessité vitale face au nouveau pouvoir que nous avons contribué à installer et qui focalise l’espoir d’un peuple qui devient plus exigeant que jamais vis-à-vis des pouvoirs gouvernants. Ce peuple qui a refusé fermement de donner un troisième mandat à Wade vient d’inscrire à jamais, et en lettres de sang, sur les pages glorieuses de son histoire la limitation du mandat présidentiel à deux ! Ce peuple désormais debout exige de nous trois attitudes :

-défendre sa victoire contre le monstre incarné par le régime anti-démocratique de WADE dont les capacités de nuisance sont encore réelles et lui faire rendre gorge,

-œuvrer à la réalisation des ruptures nécessaires à la création des conditions de son épanouissement dans tous les domaines de se défaire et créer les conditions de son épanouissement,

-préserver sa victoire contre d’éventuels prédateurs et usurpateurs qui naîtraient de la nouvelle gouvernance. »

Le Secrétariat du Rta-S/Péncoo Réew dénonce avec la dernière énergie les actes de diversion et de provocation posés par Wade et le Pds depuis que leurs dirigeants ont été interpellés par la justice, particulièrement depuis que le fils de Wade, Karim, a été mis en prison. Il appelle toutes les forces démocratiques organisées ou non à la mobilisation la plus large, la plus profonde pour dire : « Halte à Wade et au Pds !». « Pas de concession aux détourneurs des deniers publics !»

Nous répétons ce que nous avions déjà dit par ailleurs : « Le travail politique d’hier des patriotes de tout bord consistant à faire bloc pour lutter contre Wade et son régime ne doit pas s’affaisser. Au contraire, il doit connaître un nouveau dynamisme, si tant est que le combat contre le WADISME n’est pas terminé avec la défaite de Wade. Nous devons rester mobilisés et en campagne permanente contre le Wadisme, monstre hideux encore vivant et dangereux, matériel comme immatériel, dans un contexte de vulnérabilité interne, sous-régionale et régionale face à la domination des puissances impérialistes. 

Quand l’ennemi est encore aux portes de la cité, dans la cité même, il est criminel de diriger son arme sur l’Etat-major du moment. La pointe de la lance ne doit pas se tromper de cible, sa tête chercheuse doit demeurer rivée sur l’ennemi. »

Garder le cap de la refondation et du redressement républicains

Mais la plus grande vigilance du régime de la deuxième Alternance dirigé par le Président de la république, M.Macky SALL réside dans sa capacité politique à tourner le dos définitivement au « WADISME », en se débarrassant des pratiques de ruse politicienne, de l’étroitesse partisane, sans intérêt pour le développement du pays. Et ces séquelles du Wadisme, encore présentes dans les rangs de son parti, sont totalement à l’opposé de son slogan « LA PATRIE AVANT LE PARTI ».

Elles résident dans les attitudes innommables d’attaques outrancières des ses propres militants contre son Premier Ministre, contre ses alliés qui l’ont accompagné et soutenu pour sa victoire.

Elles se cachent dans cette ruse politique qui amène à faire voter en procédure d’urgence des Lois qui ne font pas consensus et qui promeuvent une politique de la décentralisation partisane ; car rien ne justifie objectivement le traitement particulier fait aux villes  de Dakar, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Thiès, pour les locales à venir. De plus ces élections locales auraient dû se faire après la refondation des institutions proposées par la CNRI et non avant.

Elles s’insinuent dans les pratiques de clientélisme qui se font jour dans des nominations incongrues à des postes de responsabilité.

Elles se révèlent enfin dans cet évitement politique inacceptable pour ne pas faire droit aux conclusions des Assises nationales actées dans la Charte de gouvernance démocratique signée par le Président de la République, lui-même.

La meilleure réponse, la plus significative et la plus populaire aux provocations de Wade et du Pds se situe dans la capacité politique du Président de la République et son équipe à recentrer son orientation politique dans la dynamique partagée de refondation des institutions selon des valeurs de la République démocratique et de redressement national dans une démarche participative conséquente, excluant toute préoccupation partisane, avec la mobilisation du peuple prêt à consentir tous les sacrifices pour se sortir de l’effondrement hérité du régime de WADE.

Réew dañ koy péncoo, ken du ko pàccoo !

Fait à Dakar le 27 avril 2014                                                                                                                                                      Le Secrétariat Politique