DSC_0051

Le RTAS vote OUI au REFERENDUM du 20 Mars 2016

RÉSOLUTION DU BUREAU POLITIQUE DU 06 MARS 2016

Le Bureau Politique extraordinaire du Rta-S s’est réuni le dimanche 06 mars 2016 à Dakar afin de procéder à l’examen du projet de Référendum proposé par le Président de la République, Macky SALL.
Après avoir entendu le rapport introductif du Secrétariat en direction du Bureau politique, il s’est engagé un échange fructueux et fécond, à l’issue duquel, le Bureau Politique a adopté la résolution avec les conclusions suivantes.

1 – Concernant l’acte posé par le Président de la République,

Le Rta-S, considérant la décision du PR consistant à revenir sur son engagement à réduire son mandant de 7 à 5 ans, exprime sa déception par rapport à la forte attente du parti et de larges couches de la population et marque son désaccord avec le Président de la République sur ce point. Le Rta-S estime que l’engagement devant le peuple souverain doit prévaloir sur toute autre considération ; le BP regrette, par ailleurs, le manque de concertation aboutie avec les alliés et les autres forces vives de la nation qui peut être préjudiciable à une bonne appropriation et une réalisation efficace des réformes arrivées à maturité, tant aux plans institutionnel, économique que social et culturel.

2 – Concernant les quinze points de réformes constitutionnelles soumis à référendum,

Le Rta-S, considérant que les propositions contenues dans le projet de réforme constitutionnelle sont pour l’essentiel issues des conclusions de la CNRI et s’accordent avec les conclusions des Assises, les retient comme positifs et susceptibles de faire faire des pas à notre démocratie et de stabiliser nos institutions, malgré ses insuffisances notées au niveau du cumul des fonctions de chef d’État et de chef de parti, la séparation et l’équilibre des pouvoirs, notamment l’indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir exécutif ; des questions pour leur survenue desquelles il faut continuer la lutte.

3- Concernant la position pour le référendum

Le Rta-S, considérant ce qui précède, considérant qu’il faut conforter la démocratie et l’Etat de droit et renforcer le régime de Bby dans la dynamique de la poursuite du combat pour la traque des biens mal acquis contre ceux là même qui ont pillé ce pays et ont mis en lambeaux sa constitution, des réformes administratives, économiques et sociales pour des victoires toujours plus accrues des masses populaires, pour l’équité territoriale et l’accès des populations les plus déshéritées aux infrastructures primaires ;
Le Rta-S décide de voter OUI au référendum du 20 mars 2016 et engage tout le parti à se mobiliser avec ses alliés dans BBY et en dehors pour mobiliser les populations à aller voter massivement pour le triomphe du OUI, au soir du 20 mars 2016.
Dakar, le 06 mars 2016 Le Bureau Politique
elhmomarsamb

Contribution de Elhadji Momar Samb parue dans le journal Le Quotidien du 12 février 2016

Primauté de l’engagement sur le serment versus «Primauté du serment sur l’engagement»

J’ai pu lire avec beaucoup d’intérêt la contribution de notre ami Abdou Fall intitulée : «Primauté du serment sur l’engagement» parue dans «Le Soleil» du 16-17 janvier et dans «Libération» du 22 janvier et je voudrais y apporter quelques observations.

Il est tout à fait juste de ne pas se focaliser sur la réduction du mandat.

Du reste, pour tous ceux qui ont suivi et comprennent l’enjeu qui s’attache à la réforme institutionnelle, la question du mandat est une question vraiment mineure parmi toutes cel­les qui ont mobilisé le Peuple des Assi­ses nationales pour demander la refondation de notre République. En effet, pour ces acteurs, il s’agissait, sur la base d’un bilan de cinquante années de vie politique, d’aller vers l’adoption d’une nouvelle Cons­ti­tution construite par nous-mêmes, Sénégalais, bâtie à partir de nos valeurs propres, rom­pant avec le mimétisme atavique de la France qui se fait jour dans l’élaboration de nos Constitu­tions, depuis les indépendances, au Sénégal com­me dans nombre de pays afri­cains. Exercice de refondation dont le résultat serait de doter le Peuple sénégalais d’une Cons­titution consensuelle, stable, appropriée du Peuple et sacralisée.
C’est pourquoi, je marque mon accord total sur la nécessité d’un débat serein et sérieux où la rigueur des arguments l’emporte sur la vigueur des condamnations et des critiques faciles.
1- De la Primauté de l’engagement sur le serment
Si nous évacuons l’argument technico-juridique de ce que l’avis du Conseil constitutionnel (Cc) lie ou non le président de la République (Pr), nous pouvons examiner la pertinence de l’argument politique avancé par Abdou. Il dit : «Aucune analyse un peu sérieuse du sujet ne peut évacuer la contrainte majeure du débat sur la Primauté du serment du Président sur l’engagement du candidat. Dès lors que le Président Macky Sall a prêté serment sur la base d’une Constitution qu’il a la responsabilité de respecter et qui lui confère un mandat de 7 ans, nous sommes objectivement devant une impasse politico-juridique sur le sujet du mandat présidentiel en cours.»
Tous ces arguments tendent à accréditer une seule idée «le serment du Président prime sur l’engagement du candidat». Ne prêtons pas attention à la subtilité qu’introduit Abdou dans la différence sémantique entre «can­didat» et «Président». Il convie à rester dans le paradigme selon lequel «les promes­ses électorales d’un candidat n’enga­gent à rien».
Revenons plutôt au débat sur la problématique posée : le rapport entre le serment et l’engagement, pour avancer deux considérations :
a- la Primauté du serment fait devant le Cc induit que la légalité constitutionnelle prime sur la légitimité populaire. Cela pose problème quand on admet que le souverain c’est le Peuple ; plus encore quand on estime que même le Cc décide, en dernier ressort, au nom du Peuple,
b – ensuite, si tant est que la Constitution sur laquelle le Président a prêté serment dispose sur toutes les autres questions portées par les réformes envisagées, pourquoi devrait-il s’y engager et procéder au changement de celles-ci ? Pourquoi faire porter le choix uniquement sur la réduction ou non du mandat ?
Si un tel argument était fondé, le Président n’aurait pas pu supprimer le Sénat existant pourtant dans la Constitution sur laquelle il a prêté serment (art.60-1), au vu et au su du Cc. Nous avons là un problème de cohérence à rétablir.
Or, il nous paraît évident, dès lors que le candidat s’engage à changer une ou des dispositions modifiables de la Constitution, que le Président qu’il est devenu devrait pouvoir le faire si aucune disposition de ladite Constitu­tion ne s’y oppose. Et en l’occurrence, aucune disposition de celle-ci n’empêche le Président de procéder à la révision de la durée du mandat ni de se l’appliquer. D’ailleurs, l’article 27 de la Constitution, en disposant que «la durée du mandat du président de la République est de sept ans. Le mandat est renouvelable une seule fois. Cette disposition ne peut être révisée que par une loi réfé­ren­daire», indique clairement que la durée et le nombre du mandat confondus dans un même alinéa peuvent faire l’objet d’une révision, tout en soulignant par ailleurs qu’une telle révision doit obligatoirement se réaliser par voie référendaire.
2 – De la rupture d’avec une certaine pratique politique
Plus loin, Abdou dit : «Et au cas où la Cour constitutionnelle venait à objecter sur le sujet de la réduction du mandat présidentiel… Il (le Président –a.n) aurait tort à mon sens et nous aurions tort tout autant avec lui d’ignorer l’avis du Conseil sous prétexte de respect aveugle d’un engagement électoral dans un contexte où d’autres priorités interpellent aujourd’hui notre nation.»
Subodorant que le Cc s’opposerait à la volonté de Macky de réduire son mandat, Abdou péjore le «respect de l’engagement» appelé par les tenants de cette option, en la qualifiant de «prétexte de respect aveugle d’un engagement électoral». Ce faisant, Abdou tombe dans le même travers que les contempteurs de ceux qui demandent à Macky de respecter son engagement, accusés à tout va de «faire de la morale». Ceux-là développent deux arguments qui me paraissent tous infondés :
a – qu’un engagement fait par un candidat à une élection ne vaut absolument rien et n’engage que ceux qui y croient. On revient au jeu de dupes dont nous parlait souvent A. Wade. C’est d’une légèreté regrettable et d’un mépris tout aussi inadmissible qu’un politique peut avoir vis-à-vis de ses électeurs, de son Peuple. Si l’on n’est pas élu sur ses engagements, en tant que candidat, sur quoi peut-on l’être ? Si la confiance demandée par un candidat à ses concitoyens, ses compatriotes (‘’di gor ni ñoom’’), ne peut être fondée sur les engagements de celui-là, sur quoi peut-elle être bâtie ? C’est avec cela que l’on veut rompre, c’est avec cela que nous voulons que Macky rompe.
b – que la politique ne s’accommode pas de morale. Il est vrai que pour les disciples de Machiavel, parler de morale dans l’espace politique équivaut à faire dans l’hérésie. Et le régime de Wade nous en a montré toutes les facettes. Mais que vaut la pratique humaine tout court quand elle est dénuée de toute morale. Que vaut la pratique de la gestion de la cité des hommes quand elle évacue toutes valeurs morales ? A mon avis, rien !
Je pense, sans entrer dans un débat philosophique, qu’il n’y a aucun avenir dans la politique politicienne, celle faite de mensonges, de reniements, de calculs mesquins et étroits. Car elle traduit, quand bien même l’on en tente d’y poser un masque, une faillite à la fois intellectuelle et morale que l’on projette, que l’on prête aux autres, au Peuple de manière générale. On peut y réussir le temps d’un mandat, de deux voire trois ou «N» mandats. Mais il arrivera toujours un moment où, sans que l’on s’y attende, l’histoire vous rattrape et par une chiquenaude vous renvoie dans la poubelle de l’histoire des menteurs du Peuple. C’est aussi avec cela que l’on veut rompre, c’est avec cela que nous voulons que Macky rompe.
Et sous ce rapport, le texte qui est proposé à notre esprit critique, au débat citoyen, nous réconforte au moins dans le fait que Macky reste droit dans son engagement et continue d’entretenir encore l’espoir partagé (‘’bokk yaakaar’’) placé en lui, quelles que soient par ailleurs les limites des réformes proposées et sur lesquelles nous reviendrons nécessairement.
3 – Les enjeux réels du débat sur l’option référendaire.
«Notre sens des responsabilités politiques nous interdit, sous ce rapport, de faire l’économie de la réflexion sur les conséquences de l’option réfé­ren­daire en vue de faire abréger le mandat du président de la République de sept à cinq ans. Effectuer ce choix aura pour conséquence immédiate de faire des années 2016 et 2017 deux années de fièvre électoraliste au cours desquelles les logiques de pouvoir vont nécessairement relé­guer les logiques de développement au second plan», affirme Abdou.
Je ne vois pas au juste les conséquences négatives qui pourraient découler de l’option réfé­rendaire. Celle-ci est dictée, en ce qui concerne la réduction du mandat de 7 à 5 ans, par la rigueur de l’article 27 de la Constitution en vigueur (cité plus haut).
Nous comprenons bien la préo­c­cupation de Abdou Fall concernant la proximité des deux consultations, même si elles n’ont pas le même objet. Mais les exigences de l’une et l’autre sont posées par les règles républicaines auxquelles l’on est obligé de se soumettre par respect pour celles-ci, par esprit de responsabilité, d’une part.
D’autre part, soumettre au Peuple une révision constitutionnelle de cette nature, c’est respecter la souveraineté de celui-là sur celle-ci et lui conférer toute la sacralité qu’elle mérite.
Du reste, faut-il le rappeler, la proposition d’un programme de transition du Bss originel, en direction des élections de 2012, fortement attaquée à l’époque par une frange de la Société civile et certains de nos amis dont l’Apr, entre autres, consistait à procéder à une réforme des institutions, pour se donner dans une durée de 3 ans de nouvelles règles constitutionnelles sur lesquelles nous devrions bâtir un Sénégal nouveau.
La réalité en a décidé autrement, quand les alliés portés au pouvoir, en désaccord avec ce schéma, en ont adopté un autre dont nous nous sommes accommodés, faute de mieux dans le cadre de l’alliance. Et c’est avec celui-ci qu’il faut engager le processus de reconstruire de notre pays, pour tenter de le recoudre de part en part du fait des différentes lacérations commises sur le tissu constitutionnel par les régimes précédents, notamment celui Wade.
Et cela doit se réaliser, non pas sur le terrain du désengagement, mais sur celui du respect du Peuple devant lequel on s’est librement engagé. C’est cela qui peut conforter, solidifier la confiance des populations des auto­rités qui les dirigent. Le véritable enjeu est là. Celui-là qui permet de réaliser les changements d’en haut et d’en bas dans le même élan, dans des rapports plus démocratiques et une participation citoyenne plus durable.
Il est important de noter que les valeurs constituent l’âme des changements à opérer, un mo­teur important à allumer pour le développement de notre pays en rétablissant la confiance entre gouvernants et gouvernés, en permettant au Peuple de porter de manière décisive tous les changements nécessaires.
4 – De la responsabilité du camp majoritaire (la coalition Bokk yaakaar)
Abdou a tout à fait raison d’appeler la coalition à son devoir. En effet, au-delà du Président, c’est également sa majorité politique qui est aussi interpellée. Car, c’est cette majorité plurielle dans sa diversité qui s’est enga­gée à porter sa candidature devant le Peuple sénégalais pour persuader et convaincre les populations de voter pour lui et non pour Wade. Et dans cette campagne, elle a engagé sa crédibilité, forte de l’espoir qu’elle pla­çait dans le candidat Macky Sall ; un espoir bâti sur la conviction que cet homme était adossé à des valeurs partagées d’intégrité, de respect et de loyauté envers son Peuple.
Espoir fondé sur une pratique commune de lutte contre l’adversaire Abdoulaye Wade dont il a été victime du fait justement de pratiques politiques ignorant toute éthique et fondée uniquement sur des intérêts personnels et de clan, pour ne pas dire de famille ; écrasant au nom de ceux-ci tout ce qui pouvait se dresser sur son passage, piétinant toutes nos valeurs positives pour atteindre ses objectifs.
Espoir fondé sur des actes concrets forts en symboles pour quiconque veut considérer la réalité objectivement : l’adoption de la Charte de gouvernance démocratiques issue des Assises nationales et la signature de celle-ci, l’engagement devant le Comité national de pilotage des Assises nationales réuni en plénière à matérialiser les conclusions issues de leurs travaux.
Et contrairement à certains esprits étroits, il n’y avait pas que deux choix : voter Wade ou voter Macky. Non, il était un autre choix, s’il était avéré que le deuxième était identique au premier en termes de filouterie politique, de non intégrité et de non-respect vis-à-vis du Peuple. Cette voie, celle du boycottage actif, de l’abstention massive, avait déjà dressé le Peuple, lors des élections législatives de 2007, portée par un Front siggil senegaal déterminé et debout ; voie qui avait ouvert les possibles d’alors transformées en réalités par la suite : les Assises nationales, l’édification d’un large rassemblement politique à travers Benno siggil senegaal et les victoires aux Locales de 2009 et à la Présidentielle de 2012.
Restons sur cette voie de l’espoir partagé (‘’Bokk yaakaar’’) fondé sur le respect sacré voué au Peuple qui nous a fait et dont nous devons être les servi­teurs fidèles.

El Hadji Momar SAMBE
Secrétaire général du 
Rta-S/Péncoo Réew

communique2-RTAS

Communiqué de presse du 6 février 2016

COMMUNIQUÉ

Le Secrétariat Politique (Sep) du RTA-S s’est réuni, le 04 février 2016, en sa séance ordinaire, pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale et dégager les positions qui suivent.

  • Sur les collectivités locales: Le Sep est très préoccupé par le calvaire des travailleurs des collectivités locales qui vivent des mois sans salaire. Il demande au gouvernement d’ouvrir des négociations sérieuses avec ces derniers pour apporter des solutions à leurs légitimes revendications. En attendant la mise en application des conclusions tirées de l’évaluation de la première phase de l’Acte III de la Décentralisation, le gouvernement doit trouver avec les exécutifs locaux les modalités de la prise en charge régulière des salaires des travailleurs et des services dédiés aux populations.
  • Sur l’Education: Devant les dépôts successifs de préavis de grève par les syndicats, le Sep exhorte l’État à accélérer le rythme de l’application des engagements souscrits, à anticiper et à engager avec les syndicats d’enseignants des concertations permanentes sur la gestion de ce processus, afin d’éviter à notre système éducatif des perturbations dont il n’a nullement besoin. Dans le même ordre d’idées, le Rta-S appelle les enseignants à toujours prendre en compte, dans leur conflit avec l’Etat, l’acteur central du système éducatif : l’élève et l’étudiant. Il encourage les médiateurs à persévérer dans leur œuvre salutaire de rapprochement des positions pour assurer aux élèves et étudiants une année apaisée, studieuse et de succès. Par ailleurs, le SEP invite les autorités à examiner, avec bienveillance, le cas désespéré des sortants de la filière privée de la Fastef qui ont engagé une grève de la faim pour exiger leur insertion dans le système éducatif afin de trouver avec eux des solutions possibles et réalisables à leurs préoccupations.
  • Sur la traque des biens mal acquis: Le Sep estime que la décision du groupe de travail de l’ONU sur la condamnation de Karim Wade est nulle et de nul effet sur cette affaire définitivement jugée et rappelle à la mémoire de tous que la traque des biens mal acquis est une demande populaire. Quel sort doit on faire à quelqu’un qui, profitant de sa position de pouvoir, s’est «… enrichi d’un patrimoine estimé provisoirement à la somme de cent dix sept milliards trente sept millions neuf cent quatre vingt treize mille cent soixante quinze francs (037.993.175) francs CFA, sous réserve des biens et sociétés qui n’ont pas encore été évalués ou qui sont en cours de l’être et, d’avoir été dans l’impossibilité d’en justifier l’origine licite… » (Cf. Arrêt de la Crei) ? Pour le Sep, non seulement la condamnation de ces actes sont légitimes, mais la Crei doit poursuivre la traque des biens mal acquis, sans faiblesse aucune et sans parti pris, en jugeant les autres cas dont elle s’était saisie.
  • Sur les réformes institutionnelles : Le Sep salue la décision du Président de la République de réformer nos institutions pour renforcer notre démocratie à travers un référendum. Parmi ces réformes, figure la réduction de la durée du mandat présidentiel de 07 à 05 ans en se l’appliquant à lui-même. Pour le Sep, le respect par le Président de la République de la parole donnée est un acte de haute portée politique conforme à l’éthique qui s’attache à une politique au service exclusif du peuple. Globalement, les réformes préconisées sont progressistes et méritent d’être soutenues. Cependant, nous jugeons qu’elles sont encore en deçà de ce qui est nécessaire pour une véritable indépendance de la justice, une séparation et un bon équilibre des pouvoirs, pour une administration neutre, se situant au-dessus des considérations partisanes, et qui, surtout dans ses plus hautes fonctions, ne reconnait que les compétences et mérites des citoyens pour mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Par conséquent, nous encourageons le Président de la République à ouvrir de larges concertations pour aboutir à des réformes consensuelles stabilisant durablement notre constitution.
  • Sur la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) : Le Sep salue la bonne tenue de la Conférence Nationale des Femmes de la CDS après celle des cadres. C’est là un pas important dans le processus de réunification de la Gauche au Sénégal, processus qui transcende les périodes électorales. Le Secrétariat Politique appelle la CDS à marcher patiemment, sereinement et sûrement pour qu’enfin la gauche sénégalaise puisse réaliser son unité organique, gage du triomphe de son projet social dans ce pays.

Fait à Dakar le 06 février 2016                                                           Le Secrétariat Politique

communique2-RTAS

DÉCLARATION DE LA CDS SUR LES REFORMES INSTITUTIONNELLES

DÉCLARATION SUR LES REFORMES INSTITUTIONNELLES ANNONCÉES PAR LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

En 2009, le Président de l’Alliance Pour la République (APR) a signé la Charte de gouvernance démocratique et en 2012, le candidat Macky Sall a pris l’engagement  d’appliquer les conclusions des Assises Nationales s’il était élu Président de la République. Et il rappelait la grande importance d’être « attentif aux aspirations des citoyens qui veulent des institutions fortes qui garantissent l’Etat de droit ».

Une fois élu, le Président Macky Sall institua une Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI) chargée de faire des propositions qui « devraient notamment prendre en charge les problématiques suivantes :

  • La consolidation de l’Etat de droit
  • L’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire
  • Le renforcement de l’indépendance de la justice
  • L’approfondissement de la démocratie représentative et participative
  • Le renforcement de la protection des libertés publiques
  • Le renforcement de la décentralisation et de la déconcentration
  • La territorialisation des politiques publiques
  • La protection des valeurs positives de notre société
  • La promotion de la bonne gouvernance, de la transparence et de l’éthique dans la gestion des affaires publiques ainsi que la culture de l’imputabilité
  • La stabilité institutionnelle »

La CNRI a déposé son rapport et ses recommandations en Février 2014. Récemment, le Président de la République, dans son discours du 31 décembre 2015, a annoncé quinze (15) propositions pour mettre en œuvre les réformes institutionnelles promises.

La CDS prend acte de la volonté affichée de Monsieur le Président de la République de mettre en pratique les engagements pris antérieurement. Elle se félicite du fait que les quinze points annoncés sont pour l’essentiel issus du rapport de la CNRI, y compris la proposition de réduire le mandat présidentiel de 7 à 5 ans, de l’appliquer au mandat en cours et de passer par le référendum en utilisant l’article 51 de la Constitution.

Cependant, la CDS constate  que les propositions énoncées ne sont qu’une déclinaison de points généraux de réformes à entreprendre et que, par conséquent, elle attend le projet de loi de révision pour être davantage édifiée sur les options réelles du Chef de l’Etat.

Sous l’éclairage des orientations  de son séminaire du 20 Décembre 2015 sur les réformes institutionnelles et forte de sa plateforme minimale tournant autour a) de la confirmation de l’adhésion à la Charte de gouvernance démocratique des Assises nationales, b) de la bataille pour l’application effective des conclusions des Assises nationales, c) de l’application des recommandations de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) et d) de l’adoption par référendum de l’avant-projet de Constitution proposé par la CNRI, la CDS note d’abord que le Président de la République a choisi la voie de la révision alors que la CNRI recommandait l’adoption d’une nouvelle constitution et souligne ensuite l’absence de certaines propositions essentielles à nos yeux, notamment le silence sur le cumul des fonctions de Président de la République et de chef de parti, la modification de la composition du Conseil supérieur de la Magistrature faisant sortir le président de la République et le ministre de la Justice (ce qui renforcerait l’indépendance de la justice), la création d’une cour constitutionnelle aux prérogatives renforcées à la place du conseil constitutionnel actuel, la désignation des membres de la Cour par des personnalités non politiques ; silence aussi sur des éléments de démocratie directe comme l’ initiative populaire législative, le droit de pétition et la saisine directe de la juridiction constitutionnelle, la constitutionnalisation de l’administration, etc.

Au vu de ces éléments et sous réserve de prendre connaissance du texte de révision, nous pouvons dire que les propositions, telles que déclinées dans leur forme actuelle, ne prennent visiblement pas en charge les préoccupations majeures des citoyen(ne)s sénégalais(es) en matière de réformes institutionnelles. En effet, celles-ci, pour être viables et durables,  devraient régler les problèmes identifiés qui entravent la bonne marche des institutions et, par conséquent, du pays tout entier. Elles apparaissent plutôt insuffisantes, en ne s’inscrivant pas dans l’optique de la refondation de la République dans notre pays, pour réaliser la séparation  et l’équilibre effectifs des pouvoirs, la réduction des pouvoirs exorbitants concentrés entre les mains du président de la république, le renforcement des pouvoirs de l’Assemblée nationale, l’indépendance plus affirmée de la justice, la promotion à tous les niveaux des droits et libertés des citoyens ainsi que de la gouvernance démocratique et participative.

Voilà pourquoi aux yeux de la CDS, il s’avère judicieux de demander à Monsieur le Président de la République d’organiser des concertations avec tous les acteurs, toutes les forces politiques, sociales et citoyennes, afin d’aboutir, le plus largement possible, à des réformes consensuelles, fortes et durables, portées par un débat public national diversifié et inclusif.

 

Fait à Dakar le 13 Janvier 2016

 

LA CONFERENCE DES LEADERS DE LA CDS

 

momar samb

Interview de Momar Samb SG RTAS dans le journal Pop du jeudi 7 janvier 2016

INTERVIEW DE MOMAR SAMBE SG RTA-S/PÉNCOO RÉEW

Par Idrissa SANE

1- Il paraît que vous avez été fortement critiqué lors de la réunion de BSS sur votre travail au Sep de Bennoo Bokk Yaakaar. Qu’en est-t-il ?

En vérité, du moins tant que j’étais présent, il n’y a vraiment pas de critiques fortes, comme vous dites. Mais plutôt des propos allusifs sans importance.

2- Comment expliquez-vous les remous au sein de Benno Siggil Sénégal où les sons de cloches sont divergents ?

Il s’agit plutôt de l’agitation du même groupe qui s’était élevé contre ma nomination au CESE, en 2013. Je mets cela sur le compte de gens qui ont encore du mal à digérer leur amertume, mais vraiment pas de divergences politiques.

Du reste, lors de la rencontre pour laquelle on vous a rendu compte de manière anonyme, la discussion portait exclusivement sur la question de la rotation de la fonction de coordonnateur de BSS et la “représentation” au sein du SEP de BBY. Il n’y avait aucune discussion sur une question politique de fond.

Derrière la question de principe de rotation des fonctions, ce qui était en jeu pour ses porteurs était, en pratique, de remplacer le coordonnateur et les membres de BSS présents au SEP de BBY. Cela procède donc plus d’ambition personnelle que d’une préoccupation de qualité et d’efficacité dans la gestion de ces fonctions.

Concernant le SEP, il est bon de préciser pour l’opinion que cet organe a été mis en place par le Président de la coalition BBY, lui-même, suite au mandat que lui a confié la conférence des leaders, lors du séminaire de février 2015. Donc, il n’est pas le fait d’une représentation directe et systématique des différentes composantes de BBY, d’une part. D’autre part, le SEP ne fonctionne pas comme une coordination des composantes de BBY, mais comme une instance de régulation, d’élaboration et de suggestion sous la direction de la Conférence des leaders (CL) et de son Président dont il constitue le bras exécutif.

Dès lors, l’attitude dans le SEP consiste à oublier ses origines pour se mettre au service de BBY, mais pas de défense des intérêts de sa coalition ou de son parti. Les lieux dédiés à cela sont la CL, le comité des plénipotentiaires et autres structures où chaque composante est dûment représentée.

Par contre, la Coordination est propre à BSS, mise en place par celle-ci qui peut en décider en toute souveraineté. Cependant, il faudrait bien quand on entend changer le responsable, le faire sur la base d’un bilan précis, surtout dans un esprit constructif.

C’est au nom de cet esprit, que je voudrais appeler certains camarades à la raison, appeler tous les leaders de BSS à se détourner de certaines préoccupations pour mobiliser leurs efforts et leur intelligence sur l’essentiel qui tourne autour des défis qui ont été jusqu’ici les nôtres à BSS :

  • le défi du succès des politiques publiques déroulées par le régime de BBY sous l’autorité du Président de la République, Macky SALL, pour l’émergence dans la dynamique partagée des Assises,
  • le défi de la construction d’un socle de réformes institutionnelles consensuelles et progressistes en cohérence avec les conclusions des Assises nationales et des conclusions de la CNRI,
  • le défi d’un portage populaire victorieux de ce socle au prochain référendum,
  • le défi de concertations sereines et responsables sur la candidature pour la prochaine élection présidentielle.

Car, dans la situation où l’opposition tire sur tout ce qui bouge et où les contraintes internes et externes sont aussi solides, il est une exigence pour tous les acteurs de la deuxième alternance, de BSS en particulier, de rester soudés afin de relever les défis auxquels le pays fait face.

3- Êtes-vous aujourd’hui pour une candidature unique ou plurielle du président Macky Sall ?

Cette question n’est pas encore débattue au sein du RTA-S. Mais, le dernier Bureau politique du parti tenu le 03 janvier dernier a retenu une procédure pour le traitement de la question avant délibération dans les mois à venir. C’est ainsi qu’il a été retenu la mise en place de commissions pour, d’une part, faire l’évaluation systématique des politiques publiques déroulées depuis la prise du pouvoir par BBY dont nous sommes membre, dans les différents domaines de gouvernance : institutionnelle et politique, économique, sociale, etc. D’autre part, recueillir les avis des populations avec lesquelles nous vivions, car pour autant que nous ne faisons pas la politique pour nous-mêmes, mais pour les masses populaires, nous nous devons de saisir et de traiter les avis qu’elles se font sur les politiques en cours, à partir de leur vécu.

Ensuite, nous en discuterons au sein de différents cadres dans lesquels nous intervenons (CDS, BSS, BBY). Car, nous pensons, en dernier ressort, que BBY doit discuter sereinement, dans un délai raisonnable, de cette question afin d’aboutir à un consensus sur une candidature unique ou un accord partagé sur une candidature plurielle.

Pour mémoire, je veux rappeler que c’est ainsi c’est ainsi qu’on avait procédé en 2011-2012, au sein de BSS originel : on avait déterminé les politiques progressistes pour les intérêts exclusifs des populations, identifié une équipe avant de se choisir un capitaine d’équipe.

Il s’agit donc aujourd’hui, tirant les enseignements de notre pratique, préconiser une démarche possible au sein de BBY, consistant par exemple à :

– faire l’évaluation de la réalisation du programme et des engagements de la coalition dans les différents domaines de gouvernance,

– instruire la nécessité d’une candidature unique ou plurielle, au regard de ce bilan et de la réalité politique dans laquelle baigne le pays (niveaux national, régional, continental et international.

4- Que pensez-vous des réformes annoncées par le chef de l’Etat, Macky Sall lors de son discours à la nation ?

Ce sont des réformes progressistes en rapport avec ce qu’on a connu jusqu’ici. La décision du Président, en nous confortant dans l’espoir que nous avons placé en lui (BOKK YAAKAAR), est à saluer pour deux raisons :

1- il vient de démontrer qu’il reste attaché aux conclusions des Assises nationales sur ces questions et à certaines recommandations de la CNRI ;

2- il vient de prouver qu’il demeure attaché à son engagement à réaliser la parole donnée de manière libre et responsable.

Pour le reste, nous en tant que RTA-S/PÉNCOO RÉEW, nous demandons plus, partageant la Charte de gouvernance démocratique, dans le domaine de la séparation entre Chef d’État et chef de parti, dans le domaine de la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire, pour rendre plus effective l’indépendance du pouvoir judiciaire, en s’alignant sur les conclusions des Assises en cohérence avec la recommandation de la CNRI en la matière. Voilà entre autres, des questions essentielles à prendre en compte, en espérant que les concertations vont nous permettre d’y parvenir.

5- La question de la réduction de la durée du mandat du président de la république a suscité une vive polémique depuis que le Professeur Ismaël Madior Fall a dit que le chef de l’Etat est tenu de suivre le conseil constitutionnel ?

Sur cette question, les techniciens du droit, les hommes de l’art sont mieux placés que moi, pour en parler. Ce sont eux qui ont autorité en la matière.

Ce que je puis dire en tant que politique, c’est que l’éthique en politique voudrait, qu’en toute circonstance, l’on dise ce que l’on fait et que l’on fasse ce que l’on dit. Une promesse électorale a la même dignité et la même valeur que la promesse que l’on fait à ses enfants, à ses parents, à ses amis, à ses camarades, à fortiori à tout un peuple. C’EST LA PAROLE D’UN HOMME FACE A D’AUTRES HOMMES.

C’est la dignité de l’homme qui est en jeu, quand il s’engage, sans contrainte aucune, à respecter celle-ci, à rester digne et fidèle à lui-même quoi qu’il puisse lui en coûter. Et cette parole ne lui appartient plus, car elle devient, dès lors qu’elle est prononcée, la propriété de tout un peuple, de millions d’hommes, de femmes et de jeunes qui ont eu la dignité et le courage de placer leur confiance et leur espoir entre les mains fragiles du porteur de parole, porteur de projet social.

Par ailleurs, l’Art 27 de la constitution en vigueur exige, pour tout changement de la durée du mandat présidentiel, une consultation du peuple souverain par référendum. Voici ce que dit cet article :

« La durée du mandat du Président de la République est de sept ans. Le mandat est renouvelable une seule fois.

Cette disposition ne peut être révisée que par une loi référendaire. »

Cela clôt, en mon sens, le débat sur le référendum.

6- Affaire Lamine Diack

A l’état actuel du traitement de la question, L. Diack ne peut pas encore être considéré comme coupable des actes qui lui sont reprochés. Dès lors, il faut se garder de lui jeter la pierre, tout au contraire.

Cependant, ses révélations tendant à introduire l’opposition sénégalaise dans cette affaire, même si elles ne ciblent personne en particulier, malgré l’utilisation politicienne qui en a été faite, me pose problème. Elles constituent une sorte d’incrimination de cette opposition, comme si celle-ci était comptable des actes posés par lui, L.Diack. Cela n’est pas acceptable !

 

 

 

communique2-RTAS

Communiqué de presse du 17 décembre 2015

COMMUNIQUÉ

Le Secrétariat Politique du RTA-S s’est réuni, le 17 décembre 2015, en sa séance ordinaire pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale et internationale

I-Sur la situation politique nationale

  • Sur le terrorisme: Le Secrétariat politique encourage le gouvernement à prendre très au sérieux la question du terrorisme et de ne pas reculer sur des mesures préventives pour la assurer la sécurité des populations. Le Sénégal n’est pas à l’abri des attentats terroristes qui se déroulent dans les pays voisins. Si le port de la burqa crée des conditions d’insécurité, alors il est du devoir de l’Etat de l’interdire.
  • Sur l’Education: Le Secrétariat Politique exhorte l’Etat à entretenir un dialogue continu avec les partenaires du secteur pour une année scolaire apaisée et la construction d’un espace scolaire et universitaire durablement stable. A cet effet, le gouvernement doit aussi respecter les accords signés avec les syndicats et matérialiser les engagements souscrits. Dans ce cadre, il n’est pas admissible que la question non paiement intégral des indemnités liées aux examens puisse être reposée. Par ailleurs, le Secrétariat Politique estime qu’il faut rendre crédible le système éducatif en bannissant la fraude dans le recrutement des enseignants. Le Secrétariat Politique est donc en phase avec le Ministre de l’Éducation nationale pour les mesures prises à l’encontre des fraudeurs et avec le Ministre de la fonction publique qui refuse de cautionner l’enrôlement des fraudeurs dans l’administration sénégalaise.

Cependant, le gouvernement doit continuer à recruter des enseignants de qualité en nombre suffisant pour assurer un enseignement de qualité tel que préconisé dans le PAQUET/EF.

  • Sur la campagne agricole: Le Secrétariat Politique se réjouit de l’importance de la production agricole de cette année, résultat d’une bonne pluviométrie, mais aussi de l’application par les pouvoirs politiques d’une politique d’assistance au monde rural avec la dotation en semences et intrants de qualité. Il salue également les efforts consentis par le gouvernement pour une bonne commercialisation des productions et l’encourage à poursuivre dans cette direction, tout en sévissant contre les usuriers infiltrés dans les circuits de commercialisation et ceux qui détournent les dotations du monde rural à des fins personnelles.
  • Sur les collectivités locales : Le Secrétariat Politique demande à l’État d’aider les collectivités locales qui ont des problèmes de paiement de salaires de leurs employés. Puisque l’audit des collectivités a été effectué et que l’effectif des personnels est connu, le gouvernement doit prendre des mesures d’accompagnement, en attendant l’application des enseignements tirés de l’évaluation de cette première phase de mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation. Les travailleurs des collectivités locales ne peuvent pas et ne doivent pas payer le prix des disfonctionnements du système mis en place par le nouveau code des collectivités locales issu de l’Acte 3. Dans ce même ordre d’idée, le Secrétariat invite le gouvernement à porter une attention particulière à la taxation locale que les collectivités imputent aux entreprises et initier un dialogue entre les CL et les organisations patronales. C’est assurément là, une voie qui permettra d’éviter d’en arriver à ces conflits qui voient les CL et les entreprises se retrouver au tribunal pour régler des différends.
  • Sur Le Collectif des ex-Travailleurs spoliés de leurs droits: Le Secrétariat Politique exprime toute son indignation devant le sort désastreux fait aux milliers d’anciens travailleurs des sociétés comme TRANSPLAST, BCEAO, SOTRAC, SDV-SENEGAL, SAPAL, SOTIBA, SODEFITEX, SOTEXKA, ICOTAF, SOCOSAC, AIR AFRIQUE, SIAS qui ont eu gain de cause devant la justice de leur pays depuis des années mais ne peuvent, jusqu’à présent, recouvrer leurs droits. Il leur exprime son soutien militant et inconditionnel et demande au Président de la République de faire appliquer l’Etat de droit, en contraignant les ex-employeurs et l’agent judiciaire de l’Etat à payer aux travailleurs leur dû.

II-Sur la situation Politique internationale

Le Secrétariat Politique salue la bonne tenue des élections au Burkina Faso dans le calme et la sérénité et se félicite des résultats incontestés qui ont en sont issus. Il espère que la période de transition aura permis au peuple burkinabé de remettre en place ses institutions en les fortifiant, et qu’une ère nouvelle s’ouvrira avec les nouvelles autorités pour réconcilier les burkinabés avec eux-mêmes et que justice sera rendue à Thomas Sankara afin que son œuvre ne soit pas vaine.

Fait à Dakar le 17 décembre 2015                                                                      Le Secrétariat Politique

ndeye_konte

Hommage à feue NDeye Konté

Notre Présidente du Mouvement des Femmes du RTA-S est partie, Vendredi (7/8/2015) sans crier gare. Tout le parti est abasourdi par la nouvelle et accablé par la douleur !

Elle a gravi les échelons pour arriver rapidement à la direction du Parti, à cause de son engagement, de son dynamisme, de sa disponibilité et surtout de son sens de l’humain.

Ndèye avait toujours le mot ou les propos justes pour résoudre les problèmes, aplanir les difficultés et donner de bons conseils pour toutes les actions du parti et surtout pour le Social.

Femme pieuse, elle ne ratait aucune prière, même en pleine séance, en plein débat, elle se levait pour accomplir son devoir de musulmane.

Son beau sourire et ses yeux pétillants d’intelligence vont nous manquer ! Le vide qu’elle laisse dans le parti sera impossible à combler car elle est irremplaçable parce qu’elle était unique.

Mercredi, on prenait RV au téléphone pour discuter des femmes et de BBY, je n’aurais jamais pensé que ce serait notre dernière conversation.

Repose en Paix, ma camarade et amie, que Dieu garde tes enfants et ton mari et leur donne la force et le courage de supporter cette terrible épreuve.

Tu vas me manquer, Ndèye ! Tu vas nous manquer !

 

Rose SARR,

Secrétaire Chargée de l’organisation du RTA-S

communique-RTAS

Communiqué du RTAS du 7 août 2015

Le Secrétariat Politique du RTA-S/ Péncoo Réew a examiné la situation politique nationale marquée par la récente visite effectuée, le 31 juillet, par le chef de l’Etat à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

A cette occasion, le Président de la république a inauguré 08 nouveaux immeubles de 140 appartements destinés aux enseignants pour améliorer leurs conditions de travail et de vie. Ce faisant, le PR satisfait une vieille doléance des enseignants du supérieur.

Dans le même élan, le PR a inauguré la livraison de 03 pavillons neufs de 1044 lits pour les étudiants, participant ainsi à l’élargissement de la capacité d’hébergement de l’UCAD.

En outre, le PR a lancé le démarrage de la construction d’une trentaine de laboratoires et de salles de TP pour augmenter la capacité d’encadrement de qualité des étudiants et améliorer les conditions de travail des enseignants et d’études des étudiants.

Devant de telles réalisations qui participent toutes de l’amélioration des conditions pédagogiques et sociales des enseignants et étudiants, le Secrétariat Politique ne peut qu’exprimer ses vives félicitations au PR et à son gouvernement pour avoir répondu positivement à l’attente de la communauté universitaire, résolvant ainsi un certain nombre de revendications des acteurs du sous-secteur.

C’est pourquoi, le SP ne peut que déplorer les incidents malheureux qui sont survenus dans l’espace universitaire et condamne avec vigueur l’attitude à la fois irresponsable et antirépublicaine d’étudiants qui ont tenté, par la violence d’empêcher le bon déroulement de la visite du Président de la république.

Cette agression inadmissible rappelle les agissements tout aussi intolérables d’étudiants qui avaient au moyen de la violence empêché la tenue d’une conférence à l’UCAD à des professeurs émérites comme Souleymane Bachir DIAGNE et Paulin HOUNTOUNDJI, philosophe Béninois.

Le SP du Rta-S appelle tous les démocrates organisés ou non à dresser un vaste mouvement de rejet de toute violence exercée dans l’espace universitaire et exige que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur contre ceux qui seraient coupables de ces voies de faits.

Réew dañ koy Péncoo, Ken du ko Pàccoo !

 

Fait à  Dakar le 07 août 2015                                                                     Le Secrétariat Politique

communique2-RTAS

Rejeter la diversion et la provocation de Wade!

DÉCLARATION SUR LE RETOUR DE WADE

Rejeter la diversion et la provocation, pour se tenir dans le cap de la refondation et du redressement !

L’évènement médiatique du retour de Wade fait la « Une » des journaux depuis l’annonce par ce dernier de son voyage, après des années d’absence du Sénégal. Manifestement ce coup médiatique a été bien planifié et son escale au Maroc que rien ne justifiait édifie les plus sceptiques. En effet si WADE voulait simplement revenir dans son pays, un vol direct Paris-Dakar aurait suffit. Mais c’est vraiment méconnaître l’ancien président du Sénégal qui a plus d’un tour dans son sac (lui-même aime à le répéter souvent) que de penser qu’il rentrer au pays sans tambour ni trompette.

Un retour pour sauver les sénégalais ou pour sauver son fils ?

Une revue objective de la gestion du pays par Wade et ses gouvernements successifs douze années durant ne permet pas de faire la moindre illusion sur les capacités et la volonté de ce dernier de sortir le Sénégal de la précarité et de la pauvreté.

En effet, tous les indicateurs de développement économique et social ont dégringolé et pire, tous les équilibres macro comme micro-économiques se sont effondrés entraînant avec eux les valeurs positives de notre peuple pour céder la place à un désordre indescriptible dans tous les domaines.

Rappelons à nos mémoires souvent épuisées par le tintamarre des villes et la tyrannie du quotidien et par l’œuvre inlassable de forces rétrogrades d’effacement des faits probants quelques éléments saillants de notre histoire récente. Nous le disions dans un communiqué en date du 14 mai 2013 :

« C’est avec Wade que notre pays a atteint un niveau de corruption jamais égalé avec, cerise sur le gâteau, la tentative avortée de corruption d’un agent du FMI, Alex SEGURA, pour la somme de 85 millions de francs. Par ce geste digne d’être inscrit dans le livre Guinness des records, le nom d’Abdoulaye Wade figurera à jamais dans le top ten des records mondiaux des chefs d’Etat corrupteurs !

N’est-ce pas sous le règne de Wade que des scandales financiers les plus effarants ont été révélés ? Faut-il secouer la poussière des mémoires pour se rappeler les 432 milliards de l’ANOCI, les 91,5 de dépassement budgétaire en 2008, les 75 milliards de la Statue de la Renaissance, les 70 milliards du FESMAN,  les 46 milliards des chantiers de Thiès, les 32 milliards pour la réfection de l’avion présidentiel, les 20 milliards de commission de SUDATEL, les 12,5 milliards de location de jets privés, etc. ? »

N’est-ce pas sous son règne que WADE avait bombardé son fils ministre du ciel, de la terre et des… pour lui ouvrir tous les boulevards financiers et briser les reins à quiconque osait dire le plus petit mot sur ces pratiques malsaines ? Macky SALL et Bara TALL, entre autres, en avaient fait les frais.

Au vu de tout cela, WADE et Le Pds sont vraiment mal venus, très, très mal venus pour parler d’œuvre de redressement après avoir plongé le pays dans le désastre économique, social, culturel et moral duquel le nouveau pouvoir a tout le mal du monde à le sortir !

Il est clair, dès lors, que l’ultime combat politique que WADE a décidé de mener est celui de tirer son fils des griffes de la justice, non pas par des moyens juridiques, mais par la force de la pression politique dans la rue, quoique cela puisse coûter à l’ordre républicain, à l’état de droit ou à la paix des citoyens de ce pays clamé à tout va. Car seul compte à ses yeux le sort de son fils.

Cette attitude de Wade et du Pds est une ignoble provocation à l’encontre du peuple sénégalais. Le gouvernement ne doit pas se laisser divertir et doit poursuivre sans faiblesse aucune sa politique de traque des délinquants financiers et leur faire rendre gorge. L’opération « goxxi » (rendre gorge) doit être implacable contre ces prévaricateurs.

Quand vous aurez tout oublié, n’oubliez jamais les propos prophétiques de l’ancien porte-parole de Wade, en personne, Sérigne Mbacké NDIAYE, lorsqu’il alertait ses camarades en prédisant que beaucoup d’entre eux « iraient en prison, si le Pds ne sortait pas vainqueur des élections de 2012» !

La vigilance et la mobilisation contre Wade et le Wadisme

Nous disions, toujours dans notre communiqué du 14 mai 2013 que « Le peuple sénégalais doit comprendre que le désastre causé par le régime de Wade est si profond que ce ne sera pas en un an ou deux que le gap sera comblé. Au surplus, le Pds n’a pas encore fini son travail de déstabilisation du nouveau régime. Pour lui, c’est un combat acharné pour la survie entre l’ancien pouvoir et le nouveau pouvoir et ses agitations ne sont que pour la préservation de ses propres intérêts. Il tente de desserrer l’étau autour de lui et utilisera son arsenal financier bien gardé et son expérience « des activités de terreur » pour parvenir à ses fins.

Autant avant-hier, dans la quête du pouvoir, le Pds a usé de voitures piégées, de violences contre les policiers (meurtre de policiers aux allées du Centenaire), d’attentat (assassinat de Me Seye), autant hier, au pouvoir, le Pds a utilisé des forces de l’ordre pour perpétrer des actions violentes voire mortelles contre des manifestants (Malick BA, Mamadou Diop, etc.), recruté des nervis pour intimider et attenter à la vie de leaders politiques (Tala Sylla, Alioune Tine, Abdoulaye Bathily, Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Barthélemy Dias, etc.), autant aujourd’hui, dans l’opposition, il est prêt à faire dans la subversion, au moyen de la violence. »

Dès lors, la vigilance doit être plus soutenue que jamais. Déjà, au lendemain de l’installation du premier gouvernement du régime de Macky Sall, dans son communiqué du 10 avril 2012, notre parti conviant le peuple à cela, en indiquant :

« Une telle vigilance démocratique et citoyenne est une nécessité vitale face au nouveau pouvoir que nous avons contribué à installer et qui focalise l’espoir d’un peuple qui devient plus exigeant que jamais vis-à-vis des pouvoirs gouvernants. Ce peuple qui a refusé fermement de donner un troisième mandat à Wade vient d’inscrire à jamais, et en lettres de sang, sur les pages glorieuses de son histoire la limitation du mandat présidentiel à deux ! Ce peuple désormais debout exige de nous trois attitudes :

-défendre sa victoire contre le monstre incarné par le régime anti-démocratique de WADE dont les capacités de nuisance sont encore réelles et lui faire rendre gorge,

-œuvrer à la réalisation des ruptures nécessaires à la création des conditions de son épanouissement dans tous les domaines de se défaire et créer les conditions de son épanouissement,

-préserver sa victoire contre d’éventuels prédateurs et usurpateurs qui naîtraient de la nouvelle gouvernance. »

Le Secrétariat du Rta-S/Péncoo Réew dénonce avec la dernière énergie les actes de diversion et de provocation posés par Wade et le Pds depuis que leurs dirigeants ont été interpellés par la justice, particulièrement depuis que le fils de Wade, Karim, a été mis en prison. Il appelle toutes les forces démocratiques organisées ou non à la mobilisation la plus large, la plus profonde pour dire : « Halte à Wade et au Pds !». « Pas de concession aux détourneurs des deniers publics !»

Nous répétons ce que nous avions déjà dit par ailleurs : « Le travail politique d’hier des patriotes de tout bord consistant à faire bloc pour lutter contre Wade et son régime ne doit pas s’affaisser. Au contraire, il doit connaître un nouveau dynamisme, si tant est que le combat contre le WADISME n’est pas terminé avec la défaite de Wade. Nous devons rester mobilisés et en campagne permanente contre le Wadisme, monstre hideux encore vivant et dangereux, matériel comme immatériel, dans un contexte de vulnérabilité interne, sous-régionale et régionale face à la domination des puissances impérialistes. 

Quand l’ennemi est encore aux portes de la cité, dans la cité même, il est criminel de diriger son arme sur l’Etat-major du moment. La pointe de la lance ne doit pas se tromper de cible, sa tête chercheuse doit demeurer rivée sur l’ennemi. »

Garder le cap de la refondation et du redressement républicains

Mais la plus grande vigilance du régime de la deuxième Alternance dirigé par le Président de la république, M.Macky SALL réside dans sa capacité politique à tourner le dos définitivement au « WADISME », en se débarrassant des pratiques de ruse politicienne, de l’étroitesse partisane, sans intérêt pour le développement du pays. Et ces séquelles du Wadisme, encore présentes dans les rangs de son parti, sont totalement à l’opposé de son slogan « LA PATRIE AVANT LE PARTI ».

Elles résident dans les attitudes innommables d’attaques outrancières des ses propres militants contre son Premier Ministre, contre ses alliés qui l’ont accompagné et soutenu pour sa victoire.

Elles se cachent dans cette ruse politique qui amène à faire voter en procédure d’urgence des Lois qui ne font pas consensus et qui promeuvent une politique de la décentralisation partisane ; car rien ne justifie objectivement le traitement particulier fait aux villes  de Dakar, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Thiès, pour les locales à venir. De plus ces élections locales auraient dû se faire après la refondation des institutions proposées par la CNRI et non avant.

Elles s’insinuent dans les pratiques de clientélisme qui se font jour dans des nominations incongrues à des postes de responsabilité.

Elles se révèlent enfin dans cet évitement politique inacceptable pour ne pas faire droit aux conclusions des Assises nationales actées dans la Charte de gouvernance démocratique signée par le Président de la République, lui-même.

La meilleure réponse, la plus significative et la plus populaire aux provocations de Wade et du Pds se situe dans la capacité politique du Président de la République et son équipe à recentrer son orientation politique dans la dynamique partagée de refondation des institutions selon des valeurs de la République démocratique et de redressement national dans une démarche participative conséquente, excluant toute préoccupation partisane, avec la mobilisation du peuple prêt à consentir tous les sacrifices pour se sortir de l’effondrement hérité du régime de WADE.

Réew dañ koy péncoo, ken du ko pàccoo !

Fait à Dakar le 27 avril 2014                                                                                                                                                      Le Secrétariat Politique

 

 

leaders RTAS 3

Inauguration du nouveau siège du RTA-S, un bon départ !

La cérémonie d’ouverture du siège du Rassemblement des Travailleurs-Africains/Sénégal, RTA-S/Péncoo Réew a eu lieu, le samedi 18 janvier 2014 de 10h à 13h. Une cinquantaine de militants et sympathisants ont répondu à l’invitation du Secrétariat du parti en plus de la présence fort appréciée des chefs de partis de la Gauche sénégalaise comme Magatte Thiam, SG du PIT, Mamadou Ndoye, SG de la LD accompagné de son épouseet de Yoro D­é, Papa Demba Sy, SG de l’UDF/MM, Babacar Sall, représentant de YAW et de Ousseynou Seck, SG de l’UDES, parti écologiste.

Après le mot de bienvenue du SG du Rta-S, Momar Sambe,un film documentaire sur l’ANOCI a été visionné, suivi de l’intervention de  M. Christian Thiam, réalisateur dufilm. Ensuite, sont intervenus les leaders et représentants des partis présents et la responsable de la commission des femmes, Ndeye Konté.

femmes du rtas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tous ont félicité le parti de l’initiative, exprimé leur satisfaction pour avoir été associés à cette manifestation, affirmé leur attachement à l’unité de la Gauche, avant d’encourager M. Christian Thiam pour le travail important accompli, à travers la réalisation de ce film documentaire. Ce qui nous conforte dans la pertinence et l’actualité du film choisi : une manière de réaffirmer notre engagement à soutenir le gouvernement de Bennoo Bokk Yaakaar dans sa politique de lutte implacable contre l’enrichissement illicite et de traque des pilleurs des biens publics.

public rtas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malamine Seye, membre du Rta-S et responsable de l’organisation de cette cérémonie a mené avec brio le travail de modérateur eta fait clôturer la manifestation par la lecture de poèmes en langue nationale wolof,sous les applaudissements de l’assistance qui a pris rendez-vous dans un mois pour l’organisation d’un forum sur l’Acte III de la décentralisation.

 

Galas Faal