COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Bureau Politique du RTA-S s’est réuni, le samedi 06 janvier 2018 pour évaluer les activités du parti dans la dernière période, tant au niveau interne qu’au niveau externe et porter un regard sur la situation nationale.

A- Concernant la vie du parti

Le Bureau politique (BP), après en avoir largement débattu, félicite le Secrétariat pour toutes les initiatives prises pour le développement du parti et engage l’ensemble des responsables des secteurs à poursuivre l’œuvre de massification du parti à la base afin de parvenir à une couverture totale de l’ensemble des départements du pays et de mobiliser les militants à la base en direction des échéances locales de 2019. Par ailleurs, le BP décide de la mise en place d’un comité préparatoire du deuxième congrès ordinaire du parti dans le cours de l’année 2018.

B- Sur la situation nationale

Réagissant au Message à la nation du Président de la République, le BP, en rapport avec son évaluation des politiques publiques mises en œuvre depuis cinq (5) ans par le régime de Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), sous la direction de Macky Sall, se félicite des résultats intangibles atteints à travers la croissance de plus de 6%, les investissements importants orientés vers l’agriculture, les infrastructures et équipements dont une part importante est accordée au monde rural pour qu’il bénéficie enfin des services sociaux de base : eau, électricité, pistes de production, structures de santé, écoles et universités, etc. Le BP, conscient qu’il reste encore beaucoup à faire, exprime son adhésion aux politiques en cours ainsi que les mesures annoncées pour les plus démunis (retraités, handicapés, jeunes, femmes, etc.) et fonde beaucoup d’espoir sur leur matérialisation effective pour le bien-être exclusif de la majorité des populations jusqu’ici laissées en rade, réaffirme son ancrage dans BBY pour aller plus loin dans la construction d’un « Sénégal de tous, un Sénégal pour tous ».

Abordant la situation délétère qui prévaut dans le système éducatif avec les préavis de grève déposés sur la table des pouvoirs publics, le BP du Rta-S exprime son soutien aux revendications légitimes des travailleurs du secteur et appelle le gouvernement à respecter et appliquer les engagements souscrits ; demande aux syndicats d’enseignants de privilégier le dialogue dans son combat pour l’école afin de préserver les droits des élèves et étudiants à un quantum horaire exigible pour garantir la qualité des enseignements-apprentissages. Le BP appelle les différentes parties à œuvrer pour des conditions de stabilité pour l’intérêt exclusif de l’école et des apprenants.

Appréciant la question du dialogue politique lancé par le PR et mise en œuvre dans le comité de concertation sur le processus électoral, le BP estime que les règles devant présider au bon déroulement des élections doivent faire l’objet d’un consensus des acteurs dans leur diversité. Car, pour autant que l’on se soucie de leur renforcement pour garantir l’expression libre et démocratique de la volonté des citoyens, il est un devoir impératif pour tout responsable politique de participer à l’élaboration de celles-ci, sans préjugés ni contrepartie. Le BP fustige l’attitude de l’opposition qui tente de construire une alternative de la rue pour imposer ses vues, en dehors de tout cadre de concertation pacifique.

Le BP, devant le procès du maire de la ville de Dakar, Khalifa SALL, et ses co-inculpés, souhaite que la justice en charge de la question dise le droit, rien que le droit et rappelle que la reddition des comptes doit être une valeur et une pratique consacrées pour tout citoyen ayant en charge la gestion des ressources publiques, biens du peuple, au niveau central comme décentralisé. Le BP estime, en conséquence que tous les maires de Kaolack, Pikine, Guédiawaye, Dakar, etc. doivent pouvoir rendre compte de leur gestion, réaffirme que nul n’est au dessus des lois de ce pays et ne doit être exempté de cette obligation légale et républicaine, qu’il soit militant politique ou non, qu’il soit du pouvoir ou de l’opposition. Dès lors, tous les citoyens incriminés par les organes de contrôle de l’État, IGE, Cour des comptes, OFNAC doivent, sans discrimination aucune, être attraits devant les juridictions en adéquation avec les faits à eux reprochés, pour répondre de leurs actes.

Réew dañ koy Péncoo, ken du ko Pàcoo !

Fait à Dakar, le 07 janvier 2018                                                                                                       Le Bureau Politique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Secrétariat politique (SP) du Rta-S s’incline devant la mémoire des jeunes sauvagement exécutés le samedi 6 janvier 2018 dans la forêt de Boffa Bayotte, en Casamance, région sud du pays, par des individus encore non identifiés. Le bilan est macabre et lourd : 13 tués, 7 blessés dont 3 grièvement.

Le SP présente ses condoléances attristées aux familles des victimes et à toute la nation sénégalaise et souhaite prompt rétablissement aux blessés.Ce drame d’une rare barbarie survient une semaine après l’appel lancé aux combattants du MFDC par le Président de la République lors de son message à la nation, le 31 décembre 2017, pour une paix définitive « sans vainqueurs ni vaincus ».

D’emblée, les regards se sont tournés vers le MFDC qui, à son tour, a dénoncé ces actes ignobles et s’en est démarqué. L’État, pour sa part, a pris des dispositions pour démêler cet écheveau, traquer les assassins et les présenter devant la justice. Le SP du Rta-S condamne ces actes criminels d’une sauvagerie innommable et encourage le gouvernement à poursuivre dans la voie prise d’identifier et de punir les assassins, de préserver l’ordre et la sécurité des personnes dans cette zone mais également de persévérer dans la dynamique de recherche patiente d’une paix définitive en Casamance avec les forces du MFDC. La politique développée dans cette direction, depuis 2012, a donné des résultats positifs d’une accalmie certaine qui augure des lendemains d’une paix durable, définitive et, rien ne doit faire dévier de cette voie salvatrice.

C’est pourquoi le SP du Rta-S se félicite des initiatives conduites par le Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (GRPC) coordonné par le ministre Robert Sagna qu’il exhorte à persister dans sa démarche du dialogue le plus inclusif possible.

Réew dañ koy péncoo, ken du ko pàccoo !

 

Fait à Dakar, le 08 janvier 2018                                                                                                        Le Secrétariat Politique

Déclaration du 1er Octobre 2017

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DÉCLARATION

Depuis quelque temps, l’espace politique national est envahi par les questions d’argent entre la Ld et l’Etat sénégalais. Les réactions les plus diverses et tonitruantes sont entendues. Les accusations et contre accusations fusent de toutes parts créant une confusion telle que dépit, dégoût, désarroi, etc. se font jour partout dans l’opinion.

La déclaration faite par Mamadou NDOYE, ancien SG de la LD suscitant la réaction du porte parole de son parti et du Secrétaire General, porte parole du gouvernement donnant une autre version de l’affaire est gênante à plus d’un titre.
Gênante pour ce qu’elle met sur la place publique un échange privé et de surcroit avec le Président de la République, clé de voûte des institutions du pays. Ainsi, elle jette le discrédit sur l’autorité suprême du pays. C’est dès lors une face de la République qui s’en trouve écornée.
Gênante également au regard de la morale attachée à notre culture que nous inculquons à nos enfants. Cela nous amène à nous poser la question de savoir à qui faire confiance quand il est permis à chacun de mettre sur la place publique un entretien fait en privé, que ce soit entre amis, parents, collègues, camarades, coreligionnaires, etc. ?
Gênante pour les politiques qui se voient ainsi tous discrédités et mis au ban de la société, dans un même panier-poubelle. Un tel acte ne peut manquer de renforcer les préjugés et sentiments que “tous les politiques sont pareils”, de quelque bord qu’ils soient (pouvoir, opposition, droite, gauche…).
Gênante pour les alliés de BBY qui se voient ainsi jetés en pâture devant une opposition en quête de tout grain à moudre et de tout bâton pour battre le régime conduit par la coalition au pouvoir, en vue de le discréditer, de faire douter ses partisans et de convaincre l’opinion de sa nocivité et de la nécessité de le bouter dehors.
Or, dans les conditions actuelles, l’option consistant à faire advenir une nouvelle alternance ne peut profiter qu’à Abdoulaye WADE et au PDS, force politique dominante de l’opposition. Or, tout le monde connaît le projet politique de WADE, pour l’avoir expérimenté pendant 12 longues années et dont il ne cache même plus l’aspect le plus important à ses yeux : “Porter son fils, Karim, au pouvoir”.
Gênante enfin pour les forces de Gauche alliées à la Ld et alliées à elle dans BBY et dont les leaders et militants se trouvent ainsi éclaboussés, quelle que soit, par ailleurs, la réalité, la sincérité et la franchise qui fondent leurs rapports avec le pouvoir auquel ils sont alliés. En effet, quelles que soient les déclarations ou dénégations que ces forces pourraient faire, la main sur le coeur, le Coran ou la Bible, il s’en trouvera toujours qui continueront de penser qu’elles sont coupables. C’est donc un exercice vain que de chercher à se disculper.
C’est pourquoi, pour le Rta-S, la seule attitude qui vaille dans de telles circonstances, c’est de se défier des attitudes émotionnelles, garder la tête froide et s’en tenir fermement aux principes qui l’ont guidé jusqu’ici sur le chemin de la lutte pour la défense des intérêts exclusifs du peuple sénégalais.
Il s’agit, dans ce cadre, de réaffirmer son adhésion aux conclusions des Assises nationales qui, après avoir rejeté le clientélisme dans la gestion des deniers publics, préconise de “Définir les dispositions nécessaires pour encadrer juridiquement la détermination et l’utilisation des fonds spéciaux de manière à éviter les dérapages, les utilisations politiciennes et les crises institutionnelles dont la source est liée à l’opacité dans la gestion de ces fonds.” (Assises nationales, Sénégal, An 50, Bilan et perspectives de refondation, Ed. l’Harmattan, p.265).
Il s’agit aussi de réaffirmer son ancrage dans la coalition BBY qu’il a contribué à porter au pouvoir autour de politiques économiques et sociales allant dans le sens de sortir la majorité de notre peuple de la misère, de l’ignorance, de l’exclusion, de l’iniquité territoriale pour conquérir plus progrès, plus de justice sociale, plus de pain, plus de sécurité, dans la paix et la stabilité.
Dès lors, il serait donc inconséquent, irresponsable de chercher à discréditer un tel régime, surtout dans les conditions historiques où se trouve le Sénégal, exception quasi miraculeuse de paix et de stabilité, opportunité historique d’avancer sérieusement dans la conquête progressive de notre souveraineté budgétaire, alimentaire, énergétique, etc., pour celles plus générales, économique, politique, culturelle.
Un tel engagement n’a de sens que s’il épouse l’unique boussole qui guide le parti : “La défense conséquente des intérêts du peuple Sénégalais”, s’il éclaire la pensée, les dires et les actions pour la conquête de cet objectif. Pousser, selon ses capacités et possibilités, dans une telle direction, à l’intérieur comme à l’extérieur de la coalition, dans les institutions où nous sommes présents, comme en dehors dans le respect scrupuleux des règles organisant la République. Pousser, pousser toujours dans cette dynamique, malgré les maladresses, erreurs et déviations qui pourraient survenir (qui surviennent nécessairement) dans la mise en oeuvre des politiques publiques.
En conséquence, le Rta-S appelle ses militants et sympathisants, à rester sereins et lucides et à se défier des attitudes de dénonciations, parfois délirantes des uns et des autres, dans la presse et les réseaux sociaux, apportant ainsi de l’eau au moulin de l’opposition, travaillant inconsciemment à lui construire un avenir politique contre soi-même.
Enfin, le Rta-S appelle ses alliés dans la Gauche comme dans BBY à savoir raison garder et à oeuvrer dans le sens de la réalisation des politiques publiques conformes aux aspirations des populations et des réformes progressistes nécessaires dans la gestion des deniers de la République comme dans la réalisation du financement des partis politiques pour un Sénégal de tous pour tous.

RÉEW DAÑ KOY PÉNCOO, KEN DU KO PÀCCOO !

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Communiqué de presse du 25 Janvier 2017

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Dictateur Yahya Jammeh s’est finalement décidé à rendre le pouvoir et à quitter la Gambie pour se réfugier en Guinée équatoriale, une délivrance pour les peuples de Gambie, du Sénégal et de toute la communauté internationale, en particulier celle de la CEDEAO. Y.Jammeh n’a pas accepté le verdict populaire des urnes mais a capitulé devant la menace militaire de la CDEAO dont l’engagement à faire respecter la volonté du peuple gambien, au besoin par la force était ferme et déterminé. Ainsi, les forces armées de la communauté ouest africaine dépêchées aux frontières de la Gambie étaient prêtes à intervenir pour déloger par les armes l’ancien président déchu.

Y.Jammeh s’en va, emportant avec lui les angoisses nées de la terreur à laquelle il avait soumis tout le peuple de Gambie. La presse était muselée, les libertés individuelles et les droits de réunion et d’opposition supprimés. La seule loi régissant la vie des gambiens était dictée par la volonté du président Dictateur. Le Sénégal lui-même a souffert des multiples volte-faces de Jammeh, de ses accords et désaccords concernant le pont qui devrait rapprocher davantage les deux peuples, du tarif de passage du bac fixé unilatéralement et imposé aux transporteurs sénégalais, du non respect de la justice sénégalaise et surtout de son assistance aux forces rebelles du MFDC.

L’espoir qui renait aujourd’hui avec l’arrivée au pouvoir de A. Barrow devrait signifier rupture d’avec le passé, ouverture à la démocratie et satisfaction des besoins fondamentaux des populations qui ont pour noms : nourriture, logement décent, emplois, accès aux soins de santé et à l’éducation, etc. Ce peuple qui a longtemps souffert et résisté continuera à s’organiser pour refuser un retour en arrière et faire des pas décisifs pour entrer dans le concert des  nations citées en exemple en Afrique comme modéle de démocratie et de développement  économique et politique réel.

Le Rta-S se félicite de cette victoire et salue la maturité des chefs d’Etat de la CEDEAO, en particulier le Président Macky Sall, pour l’art avec lequel ont été articulés les mécanismes complexes de la stratégie mise en œuvre (prestation de serment de Adama Barrow à Dakar, portage de la résolution à l’ONU et déploiement militaire sur le terrain) pour aboutir fort heureusement au départ de Yahya Jammeh, sans qu’un seul coup de feu ne soit tiré, et qu’une seule goutte de sang ne soit versée. En effet, privilégiant le dialogue et mettant en avant le souci de préserver la paix en Gambie et la sécurité de son peuple, la CEDEAO s’est saisi de l’offre de médiation de bonnes volontés comme les Présidents Alpha Condé de Guinée et Abdel Aziz de Mauritanie pour, dans une ultime tentative, essayer de faire entendre raison à Jammeh, donnant ainsi une chance à une sortie de crise pacifique.

La fuite des populations gambiennes vers le Sénégal et l’hébergement de celles-ci par des familles sénégalaises confirment encore que les relations multidimensionnelles des deux peuples sont restées intactes, malgré les frontières de division coloniales, les différences de langues officielles (Anglais et Français) qui n’ont pas effacé l’unité culturelle des deux pays qui fonde l’aspiration profonde d’union entre les deux peuples. C’est pourquoi le Rta-S salue l’élan de solidarité spontanée avec lequel le peuple sénégalais a accueilli les frères et sœurs gambiens et espère que le nouveau Président de Gambie saura trouver avec son équipe les ressources nécessaires pour la réconciliation du peuple avec lui-même en vue d’écrire de nouvelles pages de l’histoire de la Gambie dans une fraternité retrouvée avec le peuple du Sénégal afin que se réalise le rêve de l’Union des deux peuples et de tous les peuples africains.

 

Dakar, le 25 janvier 2017                                                               Le Secrétariat politique

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Communiqué de presse du 19 Décembre 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Secrétariat Politique du RTA-S (SP) s’est réuni en sa séance hebdomadaire le 17 décembre 2016 à son siège pour examiner, entre autres questions, la situation interne du parti et la situation politique nationale et internationale.

I- Concernant la situation nationale

Le Secrétariat Politique a suivi le lancement des travaux du Train Express Régional (TER), et pense que ce projet contribuera à l’amélioration de la mobilité dans Dakar et sa banlieue. En outre, selon les statistiques fournies, il créera une dizaine des milliers d’emplois nouveaux et procurera à de nombreuses familles des points de commerce avec la construction de 14 gares sur le parcours Dakar-AIBD. Le SEP du Rta-S salue un tel projet, félicite le Président de la République pour sa vision et l’encourage à aller résolument vers la renaissance du chemin de fer dans ses lignes Dakar-St-Louis et Dakar-Bamako, selon les standards internationaux, tel qu’il l’a indiqué, afin de ressusciter les gares qui jalonnaient ces lignes pour que revivent les villes-gares que l’arrêt du trafic ferroviaire avait condamné durant des décennies à la désolation totale.

C’est l’occasion pour le SP de revenir sur l’ouverture du tronçon de l’autoroute à péage DiamniadioAéroport de Diass et la baisse du tarif initial pour féliciter l’État et l’inviter à renégocier les tarifs avec SENAC, au regard de leur caractère encore exorbitant : 6000 Fcfa pour le voyage aller-Retour (Diamniadio-Sindia).

II- S’agissant de la situation internationale

A propos de la Gambie,

Le Secrétariat Politique a appris avec stupeur et désolation le revirement du Président Yahya Jammeh qui, après avoir accepté le verdict des urnes et félicité son adversaire Adama Barrow, est revenu sur sa position pour rejeter les résultats. L’histoire retiendra cette volte face qui nous révèle encore une facette de ce personnage qui nous habitué à ses frasques. Mais il faut saluer la condamnation presque unanime de la communauté internationale qui a dénoncé cette tentative de coup de force qui risque d’avoir des conséquences désastreuses sur la stabilité politique de la Gambie. Le Secrétariat Politique recommande la négociation mais dans la fermeté avec le Président Jammeh pour sortir la Gambie de cette impasse, cette situation qui, faut-il le souligner, constitue aussi une menace pour notre pays. Il souhaite que la CEDEAO puisse trouver un accord pour une transmission pacifique du pouvoir au Président élu, A.Barrow et l’instauration d’une paix durable dans ce pays frère.

A propos de Castro

Le Secrétariat Politique s’incline devant la mémoire du leader Maximo Fidel Castro décédé le 25 novembre dernier après une longue maladie. Il exprime ses condoléances attristées au peuple de Cuba et à tous peuples épris de liberté, de justice et de paix. Car, Fidel a été un éminent combattant pour la cause des opprimés de son pays, de l’Amérique latine et du Monde. Les peuples d‘Afrique n’oublieront jamais la contribution inestimable du peuple cubain sous la direction de F.Castro pour sa libération du colonialisme et de l’apartheid. Le Rta-S s’associe à l’hommage que le peuple cubain lui a rendu.

 

Réew dañ koy Péncoo, Ken du ko pàccoo !

Fait à Dakar, le 19 décembre 2016                                                                                    Le Secrétariat Politique

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Conférence publique du RTA-S 30 Juillet 2016

PÉNCUM RTA-S 2° ÉDITION

Conférence publique DU RTA-S 30 JUILLET 2016

Dans le cadre de ses activités d’animation, de mobilisation des militants et de sensibilisation de l’opinion sur l’actualité politique et les positions de lutte du parti, le Rtas/ Pencoo Reew a tenu sa conférence publique, le samedi 30 juillet de 15h à 19h, au Centre Socio-culturel de Grand Yoff, sis à la Scat-Urbam à Dakar.

Le thème qui portait sur “La traque des biens mal acquis” a été introduit d’abord, à travers la projection d’un film documentaire sur “L’ANOCI” (Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique)dont le Conseil de Surveillance était présidé par Karim Wade,suivi des communications du représentant du Forum Civil, M.Daouda DIOP, et de celui du Collectif initiateur d’une pétition pour la poursuite de la traque des biens mal acquis, M.Ousmane Ndiaye, membre de la Direction du M23.

Ils sont, tous les deux, allés dans le même sens de faire constater le travail effectué par la CREI (Cour de répression de l’enrichissement illicite) et les résultats acquis dans le cadre de la traque des biens mal acquis, avant de s’interroger sur le manque de clarté et de conséquence dans la poursuite des délinquants économiques dont la liste était longue de vingt personnes dont certains, aujourd’hui, sont libres parce qu’ils ont rejoint le parti au pouvoir ou sont protégés par leurs marabouts, etc.

Ces faiblesses notées du côté du pouvoir politique n’épargnent pas non plus les partis politiques, surtout de gauche, les organisations de la société civile, la presse, etc. qui ont laissé faire, etn’ont développé aucune pression de leur part pour obliger le pouvoir à faire aboutir cette lutte contre la mal gouvernance qui était une demande sociale forte en 2012.

Plusieurs questions ont été soulevées, parmi lesquelles, le fait que, jusqu’à ce jour, personne ne sait officiellement le montant de la somme qui a été recouvrée, ce qui a été dépensé, pourquoi Karim Wade a été gracié et transporté hors du pays? Pourquoi Nafi Ngom Keita, Présidente de l’OFNAC (Office national de la lutte contre la fraude et la corruption) a été remplacée ? La réponse à ces questions est-elle simplement que la traque contre les biens mal acquis est finie et retour à la case départ ?

En tout cas l’assistance, venue nombreuse à cette conférence et les interventions passionnées des uns et des autres traduisent une ferme volonté de voir continuer le combat de la traque. Le “Collectif pour la poursuite de la traque des biens mal acquis” a informé de son initiative de faire circuler une pétition dans ce sens qui a été largement signée. Le collectif a également accepté la proposition du Rta-S/Péncoo Réew appuyée par le coordonateur de la CDS (Confédération pour la Démocratie et le Socialisme), Pape Demba Sy, de produire une résolution commune pour élargir cette initiative à toutes les forces progressistes acquises à cette nécessité impérieuse de lutter pour que la bonne gouvernance soit une réalité dans notre pays.

Le modérateur du jour,Bocar Ly, SGA (Secrétaire General adjoint) du Rta-S, a bien campé les échanges pour les conduire à cette belle conclusion pratique qui engage plusieurs forces progressistes et politiques.

Pour finir, le Secrétaire Général du parti, Momar Sambe, a remercié toutes celles et tous ceux qui ont fait le déplacement pour répondre à l’invitation du parti, malgré les nombreux événements de ce jour et la pluie. Un remerciement a spécial été fait à l’endroit des ex-travailleurs spoliés qui sont intervenus en la personne de leur coordonnateur Moustapha Gueye pour rendre hommage au SG qui ne ménage aucun effort pour les guider et les accompagner dans leur combat pour le recouvrement de leurs droits spoliés, des biens, “bien acquis”.

Notons aussi, pour la saluer, la belle prestation culturelle des étudiants du parti qui, sous la direction du camarade Sidi Cissé, ont déclamé des poèmes militants qui ont ravi le public.

Fallou Gueye, Président de séance

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Communiqué de presse du 13 juillet 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Secrétariat Politique du RTA-S s’est réuni en sa séance hebdomadaire le 12 juillet 2016 à son siège pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale.

A- Concernant la libération de Karim Wade
La mesure de grâce présidentielle, diversement perçue au sein de l’opinion, prise par le Chef de l’État appelle de notre part du Rta-S quatre considérations qui nous paraissent plus décisives dans l’analyse objective de la question.
1- La mesure de grâce est une prérogative présidentielle tout à fait légale et conforme à la constitution, se situant en dehors du processus judiciaire qui est allé jusqu’à son terme. Autrement dit, il n’y a pas eu, sur ce cas précis, l’intervention de l’exécutif pour arrêter le judiciaire, assurant ainsi l’indépendance de la justice, contrairement aux actes répétés et intempestifs connus sous l’ancien régime.
2- Les autres termes de l‘arrêt condamnant Karim Wade, outre l’emprisonnement ferme de 6 ans dont seuls les 3 ans ont été effectués, demeurent maintenus et doivent connaitre une réalisation effective. Il s’agit, pour le condamné, de payer une amende de 138 milliards 239 millions 086 mille 396 FCFA, en plus des dommages et intérêts évalués à 10 milliards de FCFA ; il s’y ajoute que l’État doit mettre la main sur les avoirs relevant de sa propriété. L’État doit donc veiller, pour le respect de la chose jugée, que ces mesures soient effectives.
3- L’arrêt de Karim Wade, son inculpation et sa condamnation ferme confirmée par la Cour Suprême constituent un exemple d’un symbolisme très fort qui restera marqué dans l’histoire politique de notre pays. Il n’y a pas de précédent au Sénégal et même en Afrique, que le fils d’un Président de la République, ancien ministre, ait été contraint de rendre compte devant la justice et de subir la sanction de celle-ci.
4- De la liste de 25 personnes dont on nous avait parlé, seules deux (Karim Wade et Cie et Tahibou Ndiaye), à notre connaissance, ont fait l’objet d’un traitement ayant abouti à des condamnations. Dès lors, le Rta-S demande que la lutte contre l’enrichissement illicite soit poursuivie jusqu’à son terme, sans exclusive ni faiblesse, dans le respect de l’indépendance de la justice. Comme doit l’être également la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics. C’est de cette manière que l’État de droit pourrait être préservé, dans le cadre de l’égalité de tous les citoyens devant la justice.
B- Sur la mesure de retrait des enfants en situation de rue
Le Sep du Rta-S salue la mesure volontariste et courageuse prise par le Président de la République et lui exprime ses vives félicitations pour avoir décidé du RETRAIT IMMEDIAT des enfants jetés dans la rue, au mépris de leurs droits élémentaires à la protection, à la sauvegarde, à l’éducation, à la santé, etc. Une telle mesure rencontre notre totale adhésion. Certes, l’État doit assurer et renforcer les mesures d’accompagnement. Celles-ci doivent suivre mais ne sauraient précéder la sauvegarde urgente et immédiate des enfants dont la vie, l’intégrité physique et morale sont quotidiennement mises en péril dans cette situation de rue dans laquelle les confinent de soi-disant maîtres coraniques ou des tuteurs mus simplement par l’appât du gain facile.
Du reste, pour le Rta-S, une telle mesure salutaire ne saurait prospérer, si les patriotes et démocrates de ce pays, de quelque bord qu’ils puissent se situer, n’unissent pas leurs efforts pour accompagner le chef de l’État dans ce combat pour l’intérêt supérieur des enfants, ceux-là qui constituent l’avenir de ce pays. C’est pourquoi, le Rta-S lance un appel solennel à toutes les forces vives de la nation pour créer les conditions, par une mobilisation et une organisation citoyennes de protection et de prise en charge des droits de l’enfant, dans les villages, les quartiers, etc., permettant de rendre irréversible une telle mesure de retrait immédiat et définitif des enfants de la jungle que constitue la rue. Car, les réseaux de traite des enfants ne reculeront devant rien pour préserver leurs intérêts égoïstes.
Fait à Dakar, le 13 juillet 2016

Le Secrétariat Politique