COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Bureau Politique du RTA-S s’est réuni, le samedi 06 janvier 2018 pour évaluer les activités du parti dans la dernière période, tant au niveau interne qu’au niveau externe et porter un regard sur la situation nationale.

A- Concernant la vie du parti

Le Bureau politique (BP), après en avoir largement débattu, félicite le Secrétariat pour toutes les initiatives prises pour le développement du parti et engage l’ensemble des responsables des secteurs à poursuivre l’œuvre de massification du parti à la base afin de parvenir à une couverture totale de l’ensemble des départements du pays et de mobiliser les militants à la base en direction des échéances locales de 2019. Par ailleurs, le BP décide de la mise en place d’un comité préparatoire du deuxième congrès ordinaire du parti dans le cours de l’année 2018.

B- Sur la situation nationale

Réagissant au Message à la nation du Président de la République, le BP, en rapport avec son évaluation des politiques publiques mises en œuvre depuis cinq (5) ans par le régime de Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), sous la direction de Macky Sall, se félicite des résultats intangibles atteints à travers la croissance de plus de 6%, les investissements importants orientés vers l’agriculture, les infrastructures et équipements dont une part importante est accordée au monde rural pour qu’il bénéficie enfin des services sociaux de base : eau, électricité, pistes de production, structures de santé, écoles et universités, etc. Le BP, conscient qu’il reste encore beaucoup à faire, exprime son adhésion aux politiques en cours ainsi que les mesures annoncées pour les plus démunis (retraités, handicapés, jeunes, femmes, etc.) et fonde beaucoup d’espoir sur leur matérialisation effective pour le bien-être exclusif de la majorité des populations jusqu’ici laissées en rade, réaffirme son ancrage dans BBY pour aller plus loin dans la construction d’un « Sénégal de tous, un Sénégal pour tous ».

Abordant la situation délétère qui prévaut dans le système éducatif avec les préavis de grève déposés sur la table des pouvoirs publics, le BP du Rta-S exprime son soutien aux revendications légitimes des travailleurs du secteur et appelle le gouvernement à respecter et appliquer les engagements souscrits ; demande aux syndicats d’enseignants de privilégier le dialogue dans son combat pour l’école afin de préserver les droits des élèves et étudiants à un quantum horaire exigible pour garantir la qualité des enseignements-apprentissages. Le BP appelle les différentes parties à œuvrer pour des conditions de stabilité pour l’intérêt exclusif de l’école et des apprenants.

Appréciant la question du dialogue politique lancé par le PR et mise en œuvre dans le comité de concertation sur le processus électoral, le BP estime que les règles devant présider au bon déroulement des élections doivent faire l’objet d’un consensus des acteurs dans leur diversité. Car, pour autant que l’on se soucie de leur renforcement pour garantir l’expression libre et démocratique de la volonté des citoyens, il est un devoir impératif pour tout responsable politique de participer à l’élaboration de celles-ci, sans préjugés ni contrepartie. Le BP fustige l’attitude de l’opposition qui tente de construire une alternative de la rue pour imposer ses vues, en dehors de tout cadre de concertation pacifique.

Le BP, devant le procès du maire de la ville de Dakar, Khalifa SALL, et ses co-inculpés, souhaite que la justice en charge de la question dise le droit, rien que le droit et rappelle que la reddition des comptes doit être une valeur et une pratique consacrées pour tout citoyen ayant en charge la gestion des ressources publiques, biens du peuple, au niveau central comme décentralisé. Le BP estime, en conséquence que tous les maires de Kaolack, Pikine, Guédiawaye, Dakar, etc. doivent pouvoir rendre compte de leur gestion, réaffirme que nul n’est au dessus des lois de ce pays et ne doit être exempté de cette obligation légale et républicaine, qu’il soit militant politique ou non, qu’il soit du pouvoir ou de l’opposition. Dès lors, tous les citoyens incriminés par les organes de contrôle de l’État, IGE, Cour des comptes, OFNAC doivent, sans discrimination aucune, être attraits devant les juridictions en adéquation avec les faits à eux reprochés, pour répondre de leurs actes.

Réew dañ koy Péncoo, ken du ko Pàcoo !

Fait à Dakar, le 07 janvier 2018                                                                                                       Le Bureau Politique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Secrétariat politique (SP) du Rta-S s’incline devant la mémoire des jeunes sauvagement exécutés le samedi 6 janvier 2018 dans la forêt de Boffa Bayotte, en Casamance, région sud du pays, par des individus encore non identifiés. Le bilan est macabre et lourd : 13 tués, 7 blessés dont 3 grièvement.

Le SP présente ses condoléances attristées aux familles des victimes et à toute la nation sénégalaise et souhaite prompt rétablissement aux blessés.Ce drame d’une rare barbarie survient une semaine après l’appel lancé aux combattants du MFDC par le Président de la République lors de son message à la nation, le 31 décembre 2017, pour une paix définitive « sans vainqueurs ni vaincus ».

D’emblée, les regards se sont tournés vers le MFDC qui, à son tour, a dénoncé ces actes ignobles et s’en est démarqué. L’État, pour sa part, a pris des dispositions pour démêler cet écheveau, traquer les assassins et les présenter devant la justice. Le SP du Rta-S condamne ces actes criminels d’une sauvagerie innommable et encourage le gouvernement à poursuivre dans la voie prise d’identifier et de punir les assassins, de préserver l’ordre et la sécurité des personnes dans cette zone mais également de persévérer dans la dynamique de recherche patiente d’une paix définitive en Casamance avec les forces du MFDC. La politique développée dans cette direction, depuis 2012, a donné des résultats positifs d’une accalmie certaine qui augure des lendemains d’une paix durable, définitive et, rien ne doit faire dévier de cette voie salvatrice.

C’est pourquoi le SP du Rta-S se félicite des initiatives conduites par le Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (GRPC) coordonné par le ministre Robert Sagna qu’il exhorte à persister dans sa démarche du dialogue le plus inclusif possible.

Réew dañ koy péncoo, ken du ko pàccoo !

 

Fait à Dakar, le 08 janvier 2018                                                                                                        Le Secrétariat Politique