COMMUNIQUE DE PRESSE DU 3 NOV 2011

Le Secrétariat Politique du RTA-S/Péncoo Réew s’est réuni en sa séance hebdomadaire le 03 novembre 2011 à son siège pour examiner entre autres questions la situation politique nationale.

CONCERNANT LA CANDIDATURE DE L’UNITE ET DU RASSEMBLEMENT DE BENNOO.

Le Secrétariat Politique salue le travail effectué par le groupe de facilitation pour la recherche de l’équipe et du candidat de l’unité et du rassemblement de Bennoo Siggil Senegaal.

Cependant le Secrétariat Politique est vivement préoccupé par cette longue attente du choix du capitaine d’équipe et appelle les 02 candidats à la candidature que sont Oumane Tanor DIENG et Moustapha Niasse à comprendre l’angoisse des populations dans leur attente du choix du candidat de Bennoo.

Il appelle ces leaders et leurs partis respectifs à mettre de l’avant l’intérêt des populations et de faire prévaloir ces intérêts sur ceux de leurs organisations.

Le Secrétariat Politique estime que l’attitude des partis consistant à utiliser la presse pour faire pression sur les candidats n’est pas de nature à faciliter le travail du groupe de facilitation et de tous ceux qui s’impliquent pour le choix du candidat.

La victoire de Bennoo ne serait la victoire d’aucun parti à lui seul, mais celui de tout Bennoo, des assises nationales et de tout le peuple sénégalais. C’est cette compréhension qu’il faudrait avoir.

Les populations ne pardonneraient pas à Bennoo l’impossibilité de pouvoir choisir un candidat et l’attente commence à être longue. Les populations veulent à juste titre être délivrées de cette angoisse de l’attente.

L’attente du choix de ce candidat de Bennoo montre tout l’attachement des populations à cette coalition qui est l’alternative face aux politiques libérales désastreuses de Wade et de son régime.

L’enjeu pour le RTA-S/Péncoo Réew est clair : l’émiettement des forces et de l’électorat de Bennoo peut être préjudiciable à la victoire de celui-ci. Et en conséquence, la victoire du bloc libéral au pouvoir consacrera un septennat de massacre des intérêts des masses populaires.

Ce sera un septennat de liquidation des acquis démocratiques, d’approfondissement de la corruption dans tous les segments de la société, de la division dans le mouvement syndical ouvrier et paysan, de destruction systématique de toutes les organisations professionnelles qui ont osé comme celles qui oseront tenir tête au pouvoir : CNCR, UNACOIS, etc.

Dans une telle situation, les organisations des droits de l’homme seront pourchassées, sans parler de la dislocation des partis d’opposition. Les collectivités locales gagnées par l’opposition en mars 2009 seront arrachées une à une par des mesures administratives arbitraires de redécoupage ou de simple dissolution.

Concernant les travailleurs du nettoiement.

Le Secrétariat Politique salue le combat légitime que mène le Syndicat National des Travailleurs du Nettoiement (SNTN) pour un statut précis des agents de la filière, à travers une convention collective du nettoiement.

Ces travailleurs ne réclament que la signature et la validation de cette convention. Ce qui leur éviterait tous les désagréments vécus avec les différentes sociétés de nettoiement (SIAS, AMA,VEOLIA, etc…).

Au lieu de répondre favorablement aux préoccupations de ces vaillants travailleurs qui bravent tous les jours les tas d’ordures avec tous les risques de maladies, en améliorant leurs conditions de travail et en leur payant leurs salaires à temps, le gouvernement de Wade n’a trouvé rien d’autre que de créer une nouvelle société, la SOPROSEN, en promettant de donner aux travailleurs 10% du capital de la nouvelle société.

Cette volonté de créer la SOPROSEN au détriment de la Cadak Car, met ainsi les travailleurs dans un grand désarroi. En effet ces derniers redoutent la réticence des banques à accompagner le processus et surtout le blocage de la mutuelle de santé du fait ‘’ de l’absence de la participation patronale et le non reversement des cotisations sociales’’, comme ils le disent.

Les travailleurs ne comprennent d’ailleurs pas la précipitation avec laquelle le gouvernement  veut créer cette nouvelle société et s’interrogent sur l’implication des investisseurs étrangers qui ne sont mus que par leurs profits exorbitants.

Par ailleurs, c’est au dernier moment que les concessionnaires en grève pendant plusieurs jours, laissant la ville sous des tas d’ordures, ont vu leur exigence de paiement satisfaite. C’est de l’irresponsabilité structurelle que de laisser ainsi pourrir les situations pour jouer les sapeurs pompiers au dernier moment !

En réalité, Wade veut dessaisir la ville de Dakar de la gestion des ordures pour des raisons purement politiciennes à l’image de ce qu’il est en train de faire avec les marchands ambulants. C’est même odieux ! GOUVERNANCE DE CORRUPTION ET DE CHANTAGE ! Voilà à quoi nous a habitué Wade depuis son avènement à la tête du pays.

Il aurait mieux à faire en se préoccupant des délestages qui reviennent en force, la recrudescence de la violence entraînant une insécurité surtout dans la banlieue.

Concernant les évènements de Fanaye.

Le Secrétariat Politique fustige avec la plus grande vigueur l’attitude irresponsable du gouvernement de Wade à vouloir dessaisir les populations de Fanaye de leurs terres au profit d’un privé italien (20.000ha) sous le fallacieux prétexte que cela développerait la localité  et rapporterait des milliards. A qui ?

Ce projet odieux aurait pour conséquences immédiates le déplacement de plus de 60 villages et hameau, la destruction d’un des plus grands cheptels de bovins, ovins, caprins, équins,la destruction de plusieurs milliers d’hectares de forets classés,la profanation de cimetière et mosquées,la mise en chômage de  milliers  d’éleveurs et agriculteurs vivants dans le site..

Il faut mettre un terme à cette boulimie foncière de Wade et son régime qui reprennent aux populations ce qu’elles ont de plus cher  : leurs terres, y compris des cimetières.

Comment peut on faire le bonheur des populations sans et contre eux ? Les populations de Fanaye exigent purement et simplement l’arrêt de ce projet macabre et non sa suspension.

Le Secrétariat Politique salue la vaillante résistance des populations qui a  fait reculer finalement le pouvoir au prix d’une vingtaine de blessés et 2 morts. Mais elles restent vigilantes car Wade et son gouvernement n’ont pas encore abdiqué. Le Secrétariat Politique exige que toute la lumière soit faite sur ce crime odieux et que les responsables et commanditaires soient sanctionnés. Hier Sangalkam, aujourd’hui Fanaye, et demain à qui le tour ?

Concernant le cas de Malick Noël Seck

Le Secrétariat Politique estime que la condamnation du jeune Malick Noël Seck est une mesure de répression et d’intimidation. De répression de toute tentative à s’élever contre le pouvoir et ses affidés et une manière de brandir l’épée de Damoclès sur la tête des opposants surtout des jeunes de Bennoo et le M23.

Le Secrétariat Politique exige la libération de Malick Noël Seck qui n’a fait qu’exprimer son ras-le-bol face au « Maa tey » de Wade et mis le conseil constitutionnel face à ses responsabilités.

RÉEW DAÑ KOY PÉNCOO, KEN DU KO PÀCCOO !

Dakar, le 3 novembre 2011

Le Secrétariat Politique

COMMUNIQUE DU 8 AOÛT 2011

Le Secrétariat Politique du Rta-S s’est réuni en sa séance hebdomadaire le 06 juillet 2011 à son siège pour examiner entre autres questions la situation politique nationale.

Au plan social

Les populations vivent toujours le calvaire des coupures d’électricité malgré les promesses pompeuses et démagogiques du Président Wade et de son fils, ministre de l’Energie. La promesse de Wade de régler définitivement la question des coupures d’électricité en septembre au plus tard a été revue car estimant impossible « l’opération délestage zéro à court terme » cf L’Observateur n° 2363 des 6 et 7 août 2011 avec comme explication la vétusté des installations de la Senelec. Le problème de vétusté était connu depuis longtemps. Quelle alternative à cette situation Karim Wade apporte t-il ? Quelle politique réaliste de sortie de la tyrannie du pétrole apporte-t-il ? Quel assainissement de la gestion de la Senelec ? Voilà les différentes questions qui attendent des réponses précises. Tous les artisans et travailleurs des PME et PMI veulent des alternatives immédiates et non des chimères. Les populations qui vivent l’insécurité au quotidien sans compter les multiples désagréments produits par une telle situation veulent des solutions immédiates et durables, non des promesses démagogiques.

Le pouvoir libéral vient de montrer encore son incapacité à régler cette épineuse question d’électricité et ne veut pas dire la vérité aux populations. D’ailleurs l’homme du « wax waxeet » a dit que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Quel crédit accorder alors à tout ce qu’ils peuvent nous dire ?

Comment peut-on prétendre créer des emplois alors qu’au même moment on liquide des milliers d’emploi, on asphyxie des centaines de moyens de production ?

Sur un autre registre les populations des banlieues ont renoué avec le calvaire des inondations avec ces quelques millimètres de pluies à Dakar. A Kaolack, c’est la désolation pour plusieurs familles prises en otage par les eaux de pluies. A la Médina, un grand risque d’épidémie guette les populations avec des maisons envahies par les eaux usées alors que le ciel n’a pas encore grandement ouvert ses vannes.

Il n’y a aucune politique préventive de l’Etat du Sénégal pour résorber les problèmes récurrents chaque année d’inondation. Ce qui n’a pas pu être réglé pendant 9 mois ne peut l’être en quelques semaines. Il faut rompre avec cette politique du tape-à-l’œil pour des actions sérieuses à long terme avec comme seul souci la résolution des problèmes des populations et non des actions d’éclat de politique politicienne. Or c’est cela le fort du pouvoir libéral qui n’a que du mépris pour les populations.

Les travailleurs de la Santé sont toujours obligés de poursuivre leur mouvement de grève pour faire aboutir leurs revendications. Pendant ce temps, le pouvoir joue à l’usure pour attendre certainement à quelques mois des élections pour lâcher du lest dans l’optique de monter sa bonne foi aux populations. Le Rta-S dénonce avec la dernière énergie cette attitude irresponsable du pouvoir libéral qui joue avec la vie des populations au moment où il s’amuse avec des centaines de milliards. Le pouvoir doit obligatoirement rencontrer les travailleurs de la santé en vue de trouver des solutions concertées avec eux dans l’intérêt des populations.

Les travailleurs de la justice viennent de subir la foudre du ministre de la justice avec l’appui de son mentor Wade avec des affectations sanctions de ce qu’on appelle les « têtes brûlées » qui étaient le plus en vue dans les actions de l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS). C’est une manière de dire aux magistrats : « Attention, vous obéissez ou vous payez votre indépendance ». Voilà pourquoi il faut une justice déconnectée de l’Exécutif. Le Conseil Supérieur de la Magistrature doit être déconnecté de l’Exécutif afin que la carrière des magistrats soit gérée par les magistrats eux-mêmes. C’est cela qui peut assurer la séparation effective et non fictive des pouvoirs. C’est cette proposition que porte le projet de Constitution de Bennoo assises sur les conclusions des Assises nationales.

Au plan politique

Le 23 Juin a été un grand déclic chez le peuple pour dire « les violations de la constitution, ça suffit maintenant !». Un rejet traduit par le slogan : « Touche pas à ma constitution ». Un pouvoir intelligent qui sait anticiper sur les évènements en aurait clairement tiré les conclusions. L’inconstitutionnalité de la candidature de Wade ne fait aucun doute. Mais Wade fait du forcing avec ses souteneurs. Il continue de saucissonner des collectivités locales au mépris de l’opinion des populations concernées. Son attitude frise même la provocation. Ce qui est inadmissible ! Son déplacement à Touba fait partie de cette vaste campagne de mystification et d’autoglorification car il ne s’est pas encore remis de sa déconvenue du 23 juin avec le rejet de son projet de ticket monarchique. Wade n’a pas démordu de son projet. C’est contraint qu’il a reculé. Il reste sur les mêmes positions quant à candidature à la Présidentielle de 2012. Et il ne lâchera prise que devant une forte pression populaire. Cette bataille démocratique n’est pas la seule affaire des partis politiques et des organisations de la société civile. Elle est celle de tout le peuple pour dire NON au « maa tey » de Wade. Et dans cette optique, les jeunes doivent y jouer un rôle décisif.

Le Rta-S engage Bennoo à ne pas se laisser divertir par les gesticulations du pouvoir à travers ses réaménagements gouvernementaux fallacieux. Celui-ci doit maintenir son agenda de manière sereine dérouler de manière méthodique le processus de construction concertée et collective de la candidature de l’unité et du rassemblement dans le cadre d’une jonction des forces politiques et de la société civile sur la base du programme transitoire de refondation des institutions conformément aux conclusions des Assises nationales. Par ailleurs, Bennoo doit sauvegarder son unité d’action la plus vaste possible pour gérer ensemble le processus électoral et contrer les tentatives de fraude de Wade.

La CENA doit être mise devant ses responsabilités pour superviser tout le processus électoral et l’amener à s’opposer à l’insertion dans le fichier de toutes les données non fiables. Elle a le devoir de se saisir des cas de Touba, Nguéniène et de la zone frontalière où des inscriptions douteuses se font à grande échelle. De même, la CENA a le devoir de clarifier le différentiel de 01 million 600 électeurs existant entre le fichier de la CENA et celui du Ministère de l’Intérieur depuis 2007. Elle doit également intervenir ouvertement sur la question du découpage administratif qui bouleverse la carte électorale et débloquer toutes les entraves faites aux jeunes pour l’obtention de la carte d’identité et de la carte d’électeur et en conséquence exiger du gouvernement le prolongement de l’inscription sur les listes électorales.

La bataille sur le terrain pour le contrôle du processus électoral est un impératif pour Bennoo et toutes les forces démocratiques pour contrer la machine de fraude du pouvoir libéral. Cette bataille doit être articulée aux exigences d’un ministre de l’intérieur et d’un ministre de la justice neutres telles que stipulées dans la plateforme du M23.

 

Dakar le 08 Août 2011 Le Secrétariat Politique